PREMIER DIMANCHE D'AVENT
Évangile : « Erunt signa etc. » . — Proposition des sujets de la station. — Évangiles des Dimanches et Fêtes. — Pourquoi l'Église nous rappelle, au commencement et à la fin de son année liturgique, l'austère vérité du jugement. — Deux jugements. — C'est du jugement général et dernier qu'il est question dans l'Évangile de ce jour. — P Signes avant-coureurs et solennité de ce jugement. — 2° Raisons qui l'expliquent et le justifient 3
I. Description d'après l'Évangile des signes et des catastrophes qui précèdent le dernier jugement. — Apparition du divin juge. — Question de la raison étonnée 9
II. La convocation de l'humanité aux dernières assises du souverain juge est/jun acte de justice que réclame l'honneur de Dieu — 1" pour justifier aux yeux de tous le gouvernement de la providence. — 2" pour venger publiquement la gloire publiquement outragée de Jésus-Christ. ^jD'un
autre côté, le pécheur ne peut être plénièrement convaincu que par la suprême et publique action judiciaire de Jésus-Christ. — l^EUe saisit Thomme tout entier. — 2*' Elle confond les lâches. — 3^ Elle démasque les hypocrites. — 4*^ Elle révèle et châtie la contagion et la folie du péché. . 17
Conclusion. — Quand se fera le dernier jugement ? — Nous n'en savons rien, mais tous les préparatifs sont faits. — En attendant, appliquonsnous tropologiquementles signes du dernier jugement, pour nous inspirer la crainte du jugement particuher qui peut nous surprendre à chaque instant 33
Évangile : « Ciim audissel Joannes^ elc. >> — Lettre de TÉvangile. — Témoignage que Jésus- Christ rend de lui-môme. — Témoignage (\\\'\\ rend à son précurseur. — Application pour nos temps affligés par Tincrédulilé et la mollesse des enfants de Dieu. — 1« Témoignage que Jésus- Christ rend de lui-même contre les incrédules. — 2'' Témoignage que nous devons attendre de lui, nous qui faisons profession de lui appartenir. 31)
I. Deux camps dans la société contemporaine : — Tun chantant : Tu es qui venisli ad nos ; — Tautre demandant : Tu es qui venlurus es, an
aliiim expectamus? — A cette question le Christ répond par le grand argument de ses œuvres miraculeuses. — Le miracle, preuve la plus simple et la plus populaire de la vérité. — Jésus s'en sert pour convaincre ceux qui l'entourent. — Sa démonstration ti'a rien perdu aujourd'hui de sa vigueur. — Elle est renforcée par la communication faite à l'Église du pouvoir merveilleux du Sauveur. — Elle est complétée par le grand miracle de la transformation du genre humain. — Jésus est l'auteur de cette transformation ; nous n'avons pas besoin d'en attendre un autre. — Explication de cette parole : Bienheureux qui ne se scandalisera pas à mon sujet. — Cause de ce scandale : L'homme résiste à l'évidence des preuves pour se soustraire aux exigences d'une loi austère ; il demeure libre-penseur, pour rester libre-viveur 42
IL Réponse du Sauveur aux disciples de Jean. — Son témoignage en faveur de son précurseur : Il est plus que prophète, il est ange. — Notre légèreté, notre inconstance, notre pusillanimité, nos lâchetés, notre esprit mondain, notre corruption ne nous rendent-ils pas indignes d'un pareil témoignage ? — Et pourtant la fermeté angélique, la pureté angélique, l'apostolat angélique devraient être le caractère du Christianisme contemporain, pour protester contre les scandales du monde. — Appliquons-nous à mériter le témoignage du Christ à son précurseur. ... 56
Evangile : « Miser unt Jiidœi ad Joannem etc. » — Lettre de l'Évangile: Interrogatoire des Prêtres et des Lévites. — Réponses de Jean-Baptiste. — Dans ces réponses, il nous donne une magnifique leçon d'humilité. — Mais il y a quelque chose de plus grand dans cet évangile : la transfiguration du ministère sacerdotal en ses deux actes essentiels, la parole et le sacrement. — !<> Debout entre les temps anciens et les temps nouveaux, Jean- Baptiste annonce la fin du sacerdoce judaïque ;
— 2» Il proclame l'excellence du sacerdoce chrétien 65
I. Grand spectacle que nous donne Thumanité religieuse. — Au faîte de tous les pouvoirs et de tous les ministères, Dieu a placé le pouvoir et le ministère sacerdotal, armé de la parole et du sacrement. — Gomment ces deux choses ont été ennoblies et purifiées dans le sacerdoce judaïque.
— Gomment Dieu a consommé ce sacerdoce et fait l'essai du sacerdoce nouveau dans la personne du précurseur de son Fils. — Jean a dans sa bouche la dernière parole, entre ses mains le dernier sacrement des siècles préparateurs. — Il s'humilie devant le vrai Melchisédech et devant la génération sacerdotale qui doit lui succéder jusqu'à la fin des siècles 68
II. Depuis que Jésus-Christ a fait entendre sa parole, depuis que, sur la croix, il a offert son sacrifice, le sacerdoce est transfiguré. — Grandeur du Prêtre de la nouvelle alliance. — Ses réponses à cette question : Qui es-tu ? — Il ne peut pas répondre à cette question: Es-tu le Christ? par les dénégations de Jean-Baptiste. — Gomment le prêtre est le Ghrist : Sacerdos alter Christus. — G'est le Ghrist parlant et agissant. — Le Ghrist est en lui ; il le pénètre. — Il peut dire avec conviction et fierté: Confiteor et non nego^ et confiteor quia sum ego Christus. — Témoignages de l'éminente dignité du prêtre dans le scandale de sa chute et la haine de ses ennemis. — Devoirs des chrétiens à son égard 80
QUATRIÈME DIMANGHE
Evangile : « Anno quinto decimo^ etc ». — Par le début de cet Évangile, saint Luc a-t-il voulu simplement annoncer et préciser Fépoque de la prédication de Jean-Baptiste ? — Non. — Le précurseur n'est pas de taille à supporter la majesté d'un tel prologue ; il s'adresse à plus haut et plus grand que lui. — L'Esprit Saint nous annonce que les préparations de Dieu sont achevées ; Jean demande aux hommes de se préparer euxmêmes. — Pourquoi les préparations de Dieu ? — I» Il fallait que Thomme sentît le besoin d'un
Sauveur et que ce Sauveur fût attendu et piil être reconnu. 2^ II fallait que tout fût prêt pour le recevoir 97
I. L'homme ayant péché par orgueil, il fallait qu'il fût humilié jusqu'à reconnaître qu'il avait besoin d'un libérateur. — Pour cela il devrait faire l'expérience de sa profonde misère. — 1» Comment cette expérience a été faite, et comment elle a fait sentir à l'homme le besoin d'un sauveur. — 2" A ce sentiment se joint l'espoir excité et entretenu par les oracles. — Attente universelle. — 3*^ C/est parla confrontation des oracles avec la personne et la vie du Verbe incarné que le Sauveur sera reconnu. ....... 100
II. Quand le Sauveur apparaît au monde, tout est prêt pour le recevoir. — 1" Comparaison des préparations divines du monde physique avec les préparations du monde moral. — Comment Dieu a travaillé ce monde pour y préparer l'avènement de son Fils. — Choix et formation du peuple de Dieu. — Catastrophes terribles et bienfaisantes qui bouleversent autour de lui ce monde et l'agitent lui-même sans le briser comme un vase destiné à répandre partout le parfum de ses croyances, de ses promesses et de ses espérances. — Succession des empires. — Triomphe final de Rome. — Dispersion et pénétrante iniluence du peuple Juif. — 2*^ Les préparations de Dieu étant achevées, les hommes doivent se préparer. — Comment le précurseur prêche aux Juifs cette
préparation. — C'est à nous aussi bien qu'aux auditeurs de Jean que s'adresse ces paroles : Parate viam Domini. L'avènement du Sauveur se renouvelle spirituellement pour nous dans les joyeuses fêtes de Noël. ~ Préparons-nous à cet avènement 119
AVENT. — 1MMACULÉ?:-C0NCEPTI0N
Évangile : « M issus esl Angélus... ». — Trois mots de cet Évangile résument le mystère proposé aujourd'hui à nos hommages et à nos méditations : Ave, gralia plena. — 1^ Grâce primordiale de préservation accordée à Marie ; — convenances et définition. — 2*^ Quels sont en Marie l'excellence et les effets de cette grâce, et quels enseignements pratiques devons - nous y recueillir ? 135
I. Loi du péché originel. — Marie doit-elle en être préservée ? — Convenances de cette préservation. — 1" Association de Marie au Fils de Dieu dans le culte des figures et des prophéties auquel succède le culte présentiel : etc. Cette admirable chaîne ne doit pas être brisée. — 2^ Association de Marie à la paternité de Dieu. — Elle doit être digne en tout temps de cet honneur. — 3" Marie épousée parla vertu de l'Esprit Saint. — Elle ne doit pas être un seul instant l'esclave de l'esprit des ténèbres. — 4° Marie mère du Verbe incarné. — L'honneur du Fils exige la parfaite intégrité de
la Mère. — Marie n'est véritablement pleine de grâce^ en tout son être et en tout temps, que par rimmaculée-Conception. — Définition de cette vérité. — Comment elle a été préparée, proclamée et accueillie 138
II. Toutes les beautés de Marie sont en germe dans sa première grâce d'innocence et de sainteté. 1° Par son excellence, cette grâce surpasse toutes celles accordées aux créatures. — 2° Par son effusion sur la nature, elle fait de l'âme et du corps de la Vierge immaculée la plus belle et la plus parfaite nature qui sortit des mains de Dieu après la Très sainte humanité du Sauveur. — 3" Par son épanouissement surnaturel, elle produit, les plus héroïques et les plus sublimes vertus. — 4° Par sa précoce et constante action, elle commence dès le premier instant et accroît de jour en jour la plénitude piimilivc delà perfection de Marie. s=;ll y a dans ce mystère un enseignement qui s'adresse à notre vie pratique. — 11 nous rappelle la grâce initiale de notre baptême. — Ou'avoqs-nous fait de cette grâce? — Après examen, invocation à la Vierge Immaculée. . 155
NOËL. — SAINT JEAN L'ÉVANGÉLISTE
Évangile : *< In principio etc. » Pourquoi cet évangile de Noël le jour de la fêle de saint Jean l'Évangélislc? — Parce que ce saint est le chantre
du Verbe incarné. — Le profond et sublime début de son Évangile est une épopée qui nous dit l"ce qu'est le Verbe et ce qu'il fait invisiblement ;
— 2» ce qu'il est et ce qu'il fait visiblement. 177
I. 1° Éternité du Verbe. — Le Verbe, parole de Dieu. — Le Verbe en Dieu. — Le Verbe Dieu.
— 2° Le Verbe fécond avec son Père. — Le monde fait par lui. — Le monde vie en lui. — Le Verbe lumière du monde, — dans la nature, — dans notre vie, — dans la révélation. — Le Verbe méconnu. — Il veut venir personnellement dans le monde 181
IL Le Verbe fait chair, seconde partie de son épopée. — En quelques mots l'Évangéliste nous révèle la vérité du mystère de l'Incarnation et sa misérîcordieuse destination. — 1° Comment il affirme la vérité du mystère, — contre ceux qui nient sa réalité de la chair du Sauveur, — contre ceux qui nient sa divinité, — contre ceux qui nient l'unité de sa personne, — contre ceux qui nient la dualité de ses natures. — 2° Pourquoi l'apôtre saint Jean dit-il : Verhum caro factiim est et non pas HOMO ? — Par sa chair, le Verbe unit tout le fini à l'infini. — Par sa chair, il nous révèle la dignité de la chair déchue. — Par sa chair, il satisfait aux exigences de nos sens. — Par sa chair, il répond aux exigences de la justice divine. — Par sa chair, il nous manifeste au plus haut degré son amour. — Invocation au saint Évangéliste.
— Prière à l'Enfant-Jésus 195
Evangile : « Posiqiiam consummati suni^ etc ». — Noms que donnent les hommes, noms que Dieu impose. — Signiflcation du nom que Dieu donne à son Fils dans le mystère de la Circoncision. — 1" C'est le nom de sa mission. — 2" C'est le nom de sa gloire 209
I. La mission du Fils de Dieu a été exprimée par l'inscription de sa Croix. — Il doit être Roisauvour : Nie est Jésus Rex. — Les oracles proclament sa royauté, mais il est roi parce (ju'il est Jésus et doit sauver son peuple. — Apostrophe aux juifs charnels. — Nous chrétiens, nous voyons dans le premier sang de la Circoncision le Roi sauveur promis par les oracles. — Titres de J.-C. à la royauté : — la naissance, — l'investiture, — mais titre plus touchant, la délivrance, le salut. — Le salut commencé par le sang de la Circoncision, consommé par le sang de la passion. — Jésus est bien le nom de la mission du Fils de Dieu. 212
II. C'est le nom de sa gloire. — Belles paroles de S. Paul. — Par son nom, Jésus a pris possession du monde, — possession des âmes, — possession de Dieu. — 1° Conquêtes des Apôtres et des prédicateurs de l'Évangile par le nom de Jésus. — 2° Puissance du nom de Jésus sur les âmes, — le croyant, — le pécheur, — rame tentée, — le
pauvre, — ral'lligé, — le juste. — 3" PuLssance du nom de Jésus sur Dieu. — Les prières Per JesLim Christiim. — Jésus nous ouvre la Voie du Ciel. — Cherchons en Jésus notre salut et le salut des sociétés. — Défions-nous des sauveurs humains. — Il n'y a de salut qu'en Jésus : Non est in alio aliqiio salus 227