DEUXIÈME PARTIE
DINAR
Le soleil paraissait à peine à l’horizon et dorait la mer de ses rayons naissants, lorsqu’une galère romaine entra dans le port .de Joppé. Les rameurs quittèrent leurs bancs, le pilote cessa de diriger le gouvernail, on jeta l’ancre, et tous saluèrent avec joie le port qu’ils avaient craint de ne pas revoir, tant la tempête avait été violente, la mer houleuse et irritée. Sur le pont, deux femmes étaient couchées.
L’une, âgée, paraissait souffrante ; l’autre, plus jeune, avait les traits fatigués, comme si elle eût passé la nuit sans sommeil. En effet, Dinah