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II. — Abbaye Saint-Urbain de Joinville

Jusqu’à présent on avait cru l’abbaye Saint-Urbain fondée par Charles-le-Chauve à la prière d’Erchanraüs, trente-deuxième évêque de Châlons, qui y aurait placé en 865 des bénédictins. Mais, quoique la destruction des archives du monastère rende une certitude positive impossible, il est à peu près certain qu’il existait antérieurement à cette date. L’empereur se contenta de faire quelques libéralités à cet établissement ; le diplôme royal parle de la donation de biens à Witriniacum en Perthois; de l’église, du moulin, de terres et de serfs, à Piscionis villa; de fiefs à Thonnance, à Olonna, à Ferensis ; du fief tenu parDrogon à Normaricurtis et Sommerive, plus du moulin de Witriniacum pour le luminaire de la maison, et enfin de terres à Châtillon, Raugis curtis et à Vallis in comitatu Blesensi.

L’abbaye porta d’abord le titre de la Trinité et ne prit celui de Saint-Urbain que quand, en 865, elle eût reçu une partie des reliques de ce pape, martyrisé en l’an 230, qui lui fut accordée en même temps qu’on en envoyait de Rome à la ville d’Auxerre. Cette circonstance attira l’attention sur ce monastère qui s’élevait tout près de Joinville, à côté du bourg de Villarsen-Perthois, qui, dans la suite, prit aussi le nom du même saint pontife. Carloman et Lothaire s’occupèrent de l’agrandissement de l’abbaye (1), dont le pape avait déjà confirmé les biens lors de la translation des reliques. Puis nous devons sans transition passer au XIIe siècle ; pendant cet intervalle , l’histoire est muette à l’égard de Saint-Urbain. Les comtes de Bar, les seigneurs de Dampierre et de Joinville figurent d’abord parmi ses bienfaiteurs. En 1157, Bozon, évêque de Châlons, décida que tous les curés du doyenné de Joinville donneraient aux religieux, le quatrième dimanche après la Pentecôte, les cires perçues dans leurs églises à l’occasion de celte fête; en 1189, les moines reçurent quelques dons de Simon, chevalier de Saint-Urbain, et de Gilbert de Joinville, et en 1263, en échange d’autres libéralités, l’abbé Geoffroy permit à Jean de Joinville de fonder une chapelle dans la Maison-Dieu de cette ville. Mais

(1) Charte de confirmation de l’évêque de Châlons, 1140.

ce même Jean est accusé d’avoir abusé de son pouvoir et d’avoir contraint les religieux à lui livrer toutes leurs chartes quil aurait fait brûler en sa présence dans la cour du château. Toujours est-il qu’en effet les archives de Saint-Urbain sont presqu’entièrement dépouillées de leurs titres anciens. Une transaction de 1444 nous apprend qu’à la suite des violences et des attaques du comte de Vaudémont, depuis quatre ans, les bâtiments du monastère avaient été détruits, et que c’était la troisième fois que ce malheur arrivait; en 1568 encore, ils furent saccagés par les protestants.

La réforme de Saint-Vanne vint rendre quelque régularité à cette maison, qui, depuis un demi-siècle, avait à sa tête des membres de la famille de Lorraine peu empressés à s’occuper de ses intérêts (1648).

Cinq offices claustraux existaient à Saint-Urbain : 1 aumônerie, la chantrerie, l’infirmerie, la prévôté et la trésorerie. Au siècle dernier, les revenus de l’abbé s’élevaient à 15,000 livres, sans compter le produit irrégulier des coupes de bois ; la manse monachale produisait, en 1768, 13,835 livres, défrayant vingt religieux.

L’abbaye ayant donné à la ville de Sainte-Ménehould des reliques de son illustre patron, les gens du Conseil décidèrent qu’à l’avenir les moines du monastère qui passeraient à Sainte- Ménehould seraient festoyés à l’hôtel-de-ville (14 octobre 1378).

L’abbaye de Saint-Urbain possédait les seigneuries de Saint- Urbain, Fronville, Blécourt, Autigny, Chevillon, Mézières, Chamouilley, Fontaine-sur-Marne, Sommeville; les dîmes ou portions de dîmes de Fronville, Chamouilley, Blécourt, Donjeux,, Osne, Curel, Chevillon, Chatonrupt , Rachecourt, Bruel, Mézières, Gourzon, LaNeuville-à-Bayard, Bienville, Coisance, Couzancelle, Ancerville , Rouvroy, Poissons, Mathons, Nomécourt, Fontaines, Ferrières, des prés à Mussey, une ferme à Nomécourt, etc., etc.

jjj Abbaye royale de Saint-Pierre-au-Mont, a Chalons.

L’abbaye de Saint-Pierre occupait un des premiers rangs dans le diocèse; il paraît, d’après la tradition, quelle a été fondée par saint Memmie lui-même; du moins, la charte de rénovation du roi Robert est positive à cet égard. Quoiqu’il en

soit, elle était occupée en 660 par des religieux venus de Lérins, auxquels l’évêque Leudebert imposa à cette époqne la règle de saint Benoît, en leur cédant en toute propriété, ban, justice et seigneurie, le bourg de Châlons et ses dépendances, ce qui comprenait la partie de la ville entourant le monastère et séparée du reste de la cité par des fossés qui se trouvèrent comblés au commencement du XII® siècle. Les guerres qui désolèrent ensuite la Champagne, et les rivalités qui s’élevèrent entre les évêques de Reims et de Châlons, à la fin de la période carlovingienne, appauvrirent naturellement la maison. L’évêque Roger Ier voulut au XIe siècle la replacer au rang quelle avait occupé , et, après y avoir établi de nouveaux bénédictins, il leur donna des biens considérables. La charte du roi Robert nous en fournit l’énumération : le bourg avec la seigneurie et le forage, l’église Saint-Jean « cum dote sua ; » l’église Saint-Alpin avec ses diverses appartenances, un moulin à la porte de la ville, la pêche de Bertricourt à Matougue, le village de Saint-Martin, une manse et moitié du moulin à Gisedicort, une manse à Utiosorum curtis , la moitié de Vavray, des biens à Cheppe, Cricy, Satureiaco, Suvreiaco, Mesnil près Saint-Memmie, Fagnières (1028). Le roi Henri Ier confirma également ces possessions ; en 1049, le pape Léon IX donna également son approbation. Une charte royale de 1079 reconnaît encore à l’abbaye la possession des autels de Saint-Remy-sur-Bussy , Saint-Jean-sur-Tourbe , Saint-Lumier , Rozay, Champagne, Saint-Germain-la-Ville.

La dédicace de l’église se fit en 1034, et les moines eurent non seulement le droit de célébrer l’office canonial, mais encore ils durent tenir les écoles de la ville, et conservèrent ce privilège jusqu’au commencement du XIIe siècle, époque où les chanoines de Notre-Dame-en-Vaux ouvrirent à leur tour un collège qui grandit rapidement. Le roi Louis YII octroya deux chartes à l’abbaye de Saint-Pierre ; par la première, il approuvait de nouveau ses possessions, la reconnaissait libre de toute justice, même de celle du comte de Champagne et relevant du roi seul (1142); par la seconde, il confirmait ses privilèges, son affranchissement, et de plus déclarait que tout bourgeois de Châlons, après un an de résidence en ville, ne pouvait passer dans le ban de Saint-Pierre que par mariage et réciproquement, mesure qui n’était cependant applicable ni aux ouvriers ni aux mercenaires (1152). Une bulle du 10 mai 1157 met l’abbaye

sous la protection du Saint-Siège ; le comte Thibaut de Champagne lui accorda la sienne en 1234 ; déjà, en 1166, le comte Henri avait donné un sauf-conduit général aux hommes du ban Saint-Pierre pour qu’ils pussent se rendre aux foires de Troyes, même en cas de guerre avec l’évêque ou les bourgeois de Châlons.

Les abbés eurent toujours grand soin de faire respecter leurs privilèges ; on trouve dans les archives de Saint-Pierre des chartes curieuses obtenues dans ce but. Ainsi, les évêques de Reims et de Châlons reconnurent ne pas avoir droit de gîte dans l’abbaye (1256-1317); dès 1142, le vidame de Châlons avait souscrit un acte semblable. Le comte Thibaut suivit cet exemple et déclara formellement que s il avait couché une fois à Saint-Pierre, ce n’avait été que sur les instantes prières de l’abbé (15 mars 1241). Pierre de Latilly, évêque de Châlons, nous a laissé également une charte dans laquelle il reconnaît, qu’ayant prêché à l’abbaye le dimanche des Rameaux, il y avait dîné sur l’invitation des moines et non en vertu d’un droit (31 mars 1325). Du reste, les plus grands honneurs étaient rendus à l’évêque diocésain, qui devait venir tous les ans, pendant la semaine sainte, visiter le monastère. Comme je viens de le dire, l’abbaye était exempte de la puissance des seigneurs séculiers, des coutumes, et, aussi, les bourgeois de la cité ayant imposé une taille sur le ban de Saint-Pierre, 1 évêque la leva sur la simple réclamation des moines ; elle se trouvait meme a l’abri des impositions de guerre, et j’ai trouvé un grand nombre de pièces émanant de nos rois et confirmant ce privilège (1313, 1324, 1345, 1383, 1388) ; Charles Y adressa même des lettres à son bailli de Vermandois, le 12 mai 1368, pour lui enjoindre d’empêcher ses officiers de ne rien prendre ni exigei des religieux de Saint-Pierre, ni même de s’y rendre avec leurs valets, chevaux, chiens, etc. Des lettres patentes de Charles VII, du 18 janvier 1388, déclarent que, quoique l’abbaye, avec l’évêque et le chapitre, lui ait fourni un charriot attelé de cinq chevaux, pour son voyage en Allemagne, elle n’y était pas tenue, et que cette fourniture ne pourrait à l’avenir causer aucun préjudice à ses libertés.

L’abbé de Saint-Pierre était un des quatre seigneurs temporels de Châlons et exerçait un pouvoir souverain dans l’étendue du ban, dont l’évêque s’était dépouillé en faveur de l’abbaye.

Plusieurs fois on le vit en lutte avec le vidame et en sortir vainqtieur. Hugues Ier de Bazoche, après une longue résistance, abdiqua ses droits et en fit une déclaration solennelle, en présence de toute la cour de l’évêché (1142) ; en 1246, le vidame Hugues II fut excommunié pour avoir refusé de payer une rente due au monastère. Une procédure de 1469 nous apprend que l’abbé, ayant droit de haute, moyenne et basse justice, entretenait de toute ancienneté prévôt, mayeur, échevins, sergents, doyens et autres officiers. Dans la suite, le bailli de Saint-Pierre continua à connaître du criminel, du civil et de la police.

Les biens de l’abbaye étaient très considérables: elle possédait la seigneurie de Saint-Garnier, affectée à l’entretien de la manse abbatiale (bulle de 1 1 38) ; celle de Saint-Martin de Yinet (1145) ; de Saint-Quentin (1242); de Choisel, de Saint-Julien et de Pierry, achetées toutes trois en 1 326, au connétable de Châtillon. A l’aumônerie était affectés des biens sis à Pognyaux- Bœufs (1152) ; à la chambrerie, ceux de Champagne, de Champigneul, de Monthelin, de Recy et de Yraux; l’infirmerie jouissait du droit de forage sur les vins et autres boissons vendues dans le ban Saint-Pierre (1312), et des cens sur de nombreuses maisons de la ville. En 1700, les revenus se montaient à 20,000 livres, partagés entre l’abbé et les moines, au nombre de 20. Les cures de Saint-Jean, de Saint-Alpin, de Saint-Nicaise, de Saint-Germain de Châlons et celles de quelques autres paroisses dépendaient de l’abbaye. Le cardinal de Richelieu, abbé commendataire de Saint-Pierre, y introduisit la réforme en 1627 et non pas en 1650, comme l’a écrit Beaugier dans ses Mémoires historiques.

Voici la nomenclature des biens de l’abbaye Saint-Pierre et les plus anciennes pièces qui y sont relatives dans chaque dossier :

Aigny. Ferme acquise au XVIe siècle.

Argers. Eglise donnée en 1 1 66 par l’évêque Geoffroy, à charge de célébrer son obit : portion de dîmes sur l’annexe de Varimont.

Braucourt. Sentence arbitrale de l’année 1172, partageant l’église entre les abbayes Saint-Pierre et Monstier-en-Der pour les oblations ; le curé prêtait serment aux deux, mais était nommé par l’abbé du Der. L’abbé de Saint-Pierre avait le droit de

le suspendre, et, dans le cas où celui du Der perdrail sa juridiction épiscopale, la nomination devait se trouver partagée comme les offrandes. En 1254, l’abbé de Saint-Pierre loue la moitié des dîmes au curé, sauf celle des fruits qui appartient a ce dernier seul.

Bassu. Quelques rentes au XVe siècle.

Bràux. Bulle du 10 janvier 1164, reconnaissant a 1 abbaye le

franc alleu de Braux et les dunes.

Champigneul et Champagne. Un quatorzième des dimes^ Compertrix. Les habitants de ce village allaient aux offices à l’église Saint-Sulpice de Châlons, au mois de mai 1262. us obtinrent de l’abbé de Saint-Pierre, leur seigneur, la permission de se bâtir une église avec cimetière et presbylere. — Ferme’ Chalons. Une vingtaine de maisons. La ferme t u

' Cooms. Ancel de Joinvillevendit cette seigneurie à l’abbaye en 1330. Moulin détruit dans les guerres du XV' siecle.

CooimsoLS. L'abbaye acheta, le 1 4 août 1 307, à Pierre de 1 Sam 1 - Mange, chanoine à Châlons, les terrages de Valzurzieux pour 80 livres de rente (en la monnoie ayant cours au temps do Saint-Louis), un muid de bon vin, une charrette de bon loin rendus à sa maison, et une somme de 100 livres ; de plus, 1 était stipulé une amende de cinq sols par jour de retard apporte au paiement. — Les dîmes.

Chaudefontaine. Pré (1277).

Drouilly. Ferme de 60 journées. v, y

Eclaron. Ferme (1280). - Parties de dîmes donnée au prieuré Sainte-Geneviève de Vitry, par 1 eveque P lippe, à charge de son obit (1097). — Les dîmes.

Givry-en-Argonne. Ferme.

Humbécouut. Moitié des dîmes restituées en d

Juvigny. Rente de trois septiers de seigle sur les moulins

Livry- (1305). Prés (1319).

Loisy. Terres.

LTcHAPELLE^rFELCoüR. Rente de 12 sols donnés par le seigneur au XIIIe siècle ; les dîmes ; quelques terres à Follement et Gizaucourt.

Lisse. Quelques biens en 1296.

ï, ou vois. Bois de 24 arpents.

Mairy. L’abbaye exerçait des droits sur la Maison-Dieu (1182). — Tiers des dîmes.

Maurupt. Au XIIIe siècle, l’église était partagée entre le chapitre Saint-Etienne de Châlons, Saint-Pierre-au-Mont et Cheminon, puis lut donnée au doyen de Yitry, avec le tiers des dîmes, par le comte de Champagne (1174), et enfin cédée à l’abbaye de Saint-Pierre en 1 177.

Marolles. Ferme. — Merlaut, un pré.

Meix-Tiercelin, maison et moulins (1127); un neuvième des dîmes.

Montcetz, maison avec justice maintenue par le parlement de Troyes (Arrêt du 20 septembre 1354).

Mutigny et la Chausssée, pré des Islettes , petites fermes au XVe siècle, tiers des dîmes, deux tiers des rapports.

Marne, quatre moulins dits de la Dame-Noire de Marne, donnés à cens perpétuel à l’abbaye , avec la pêche aux anguilles (29 mai 1287).

Pringy, ferme de 39 journels de terre et 9 fauchées de pré.

Possesse, un pré.

Pogny, cens en 1 271 . .

Recy, les dîmes.

Rosay. L’abbaye possédait des biens à Rozay avant 1232 ; en 1273, Guyard de Rosay lui donna quelques serfs. Une charte du mois de février 1289 renferme d’assez curieux détails sur la vie intérieure du monastère dans lequel on recevait des laïcs à certaines conditions. Droumet, fils de Guyard , donna à Saint-Pierre le tiers de la succession de son père et lui vendit les deux autres tiers pour 210 livres dont 70 en argent et le reste en une prébende à l’abbaye : moyennant ce, Droumet devait être, sa vie durant, habillé, et aussi logé, chauffé, blanchi et soigné à Saint-Pierre et avoir chaque jour du pain à discrétion, un plat de viande ou de poisson, du vin fermenté, une cuisine suffisante. Peu à peu les moines de Saint-Pierre acquirent la totalité de la seigneurie de Rozay, en achetant successivement des portions à Jean de Rozay, dit Blanche-Couille (1276), à Jean de Yanaulx (1294), à Henri de Saint-Lambert (1294) et à Jean de Cousance (1 296) .En 1141, Odon de Bugnémont avait aumôné ainsi son alleu de Bugnémont (Busneio monte), près de Rozay. Bois de 145 arpents sur Rozay et Doucey.

Saint-Amand, rentes.

Saint-Lumier. Dès 1138, l’abbaye y possédait des biens et une bulle de Benoit XIII unit la prévôté de ce village à la manse de l’abbé; elle acquit en 1 227 la voirie d’Aubert du Plessis, un tiers donné, deux tiers vendus 550 livres; vers la même époque, Dodon de Saint-Lumier se dépouilla de son droit de la corvée des chairues avant de se croiser. Tiers des dîmes.

Saint-Martin-les-Vinay . En 1145, 1 abbé de Beaulieu céda a l’abbé de Saint-Pierre la maison de Yinay qui fut augmentée par Odon de Faveresse, dont le père avait pris la robe au couvent, en y joignant son fief de Basuel, le tout pour dix livres, (monnaie de Châlons). En 1155, l’abbé permit aux religieuses de Yinay de bâtir leur église sans pouvoir y ensevelir personne; il possédait une ferme, un four banal (1302) ; les dîmes.

Saint-Laurent, ferme, moulin.

Saint-Martin-aux-Ghamps, maison, dîmes, (1221).

Saint-Quentin, seigneurie par vente du curé Raoul (1283) et dîmes.

Saint-Yrain, dîmes au XVIe siècle.

Saïnt-Remy-sur-Bussy, tiers des dîmes.

Sogny-en-l’Angle. Le comte Henry de Champagne confirme en 1152 la donation faite antérieurement d’un alleu par le chevalier Herbert; quatre ans plus tard, le seigneur le replaça sous sa garde, moyennant une redevance d’une mine d avoine par ménage. Le comte Thibaut reconnut et limita cet alleu en 1199. Tiers des dîmes.

Somme-Vesle. En 1228, Régnault, chevalier de Brichy (aliàs de Brie), au moment de se croiser, vend ce qu’il a, en présence du comte de Bar, pour 280 livrés de Provins. En juillet 1239, l’abbé de Saint-Pierre permit aux frères de la maladrerie de Somme- Vesle de se construire une chapelle sans cimetière ni fonts.

Soulange, quelques terres (1200).

Togny-aux-Boeufs, deux tiers des dîmes (1316); ferme.

Vanault-le-Chatel, quelques terres (1233). -

Varimont, terres.

Vavray-le-Grand, serfs en 1243, manoir (1382).

Yavray-le-Petit. En février 1231, l’abbé de Saint-Pierre permet

aux habitants de se construire une église dont il aurale patronage.

Vitry-la-Ville, terres.

Vouciennes, tiers de dîmes (1243).

Vesigneux, four banal avant 1348.

Villotte, quarante-cinq journels acquis par échange (1265).

Vraux, ferme, prés, rentes.

Villers-sur-Marne, alleu donné par Garnier, et pêche (1149).

Vitry-en-Perthois. (1 1 12), un seigneur Etienne en prenant la robe au prieuré de Sainte-Geneviève, donna ce qu’il possédait à Vitry-en-Perthois, savoir le bois de la Perthe et quelques terres (1205). L’abbaye avait les offrandes de la chapelle de l’hôpital Saint-Jacques, sauf celles du lundi. — En 1227, l’abbé permit aux chanoines de Vitry de transférer leur église à Yitry-le- Château. En 1275, les chanoines cèdent aux moines les deux tiers des dîmes pour libérer deux de leursprébendes.

Prieuré de Chaintrix.

Prieuré de Pinteville.

Prieuré de Sainte-Croix de Vitry, possédant les seigneuries de Marolles et de Frignicourt (1316).

Prieuré Sainte-Geneviève de Vitry (1 168, 1268).

Prieuré du yiel Arcy, qui possédait les cures de Ponterey et Vrelarey; Drussel et Saint-Marc au diocèse de Laon.

Prieuré Saint Crépin de Possesse ; l’abbaye avait des propriétés à Possesse dès l’année 1172 où elle permit aux frères de la Maison-Dieu d’avoir un cimetière; en 1244, Anceau de Garlaride fonda le prieuré et y attacha 300 journels de terre et 24 fauchées de pré. En 1269, Robert, curé de Saint-Jean-les- Possesse, abandonna au prieuré ce qu’il avait en ce lieu.

L’abbaye exerçait des droits seigneuriaux sur le ban et la vallée de Saint-Pierre, les foires du ban, les églises Saint-Nicaise et Saint-Jean, les sept moulins, à Châlons, et la ferme de la Folie; elle avait les seigneuries de Saint-Laurent-sur-Coole, Vesigneul en partie, Vitry-la-Ville en partie, Saint-Martin-aux- Champs en partie, Saint-Quentin-les-Marais (1256), Saint-Lumier, Lisse, Togny-aux-Bœufs, Pierry, Choisel, Saint-Julien (1326), Braux (1164), Mairy en partie (1182).

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