XII. — Anciens monastères abandonnés avant
Outre les monastères, abbayes et prieurés, que nous venons de passer en revue et dont j’ai essayé pour un moment de ressusciter le passé, on en comptait assurément un certain nombre encore que la foi du moyen-age avait éleves, mais qui, disparus depuis des siècles , n’ont pas laissé de traces. J’ai dit qu’un titre des archives d’Ulmoy mentionne la maison de Hancourt, au sujet d’un accord entre ces deux monastères (an 1174); je n’ai rien pu retrouver à ce sujet. La tradition place également deux abbayes de femmes à Maisons; encore aujourd’hui deux pièces du territoire de ce village portent le nom de grande et de petite abbaye; un pont voisin est appelé le Pont-aux-Moines; mais ce ne sont que des renseignements très vagues et auxquels il ne faut s’arrêter qu’avec une grande prudence.
A Vecqueville (1), saint Réole, archevêque de Reims, donna à saint Berchaire, abbé de Montier-en-Der, un emplacement au
(1) Gaugiacus seu Episcopwilla in pago pertensi.
bord de la Marne pour y élever une abbaye de femmes: le prélat renonça même à tous ses droits sur ce village en faveur de l’évêque de Châlons, à condition cependant que si le monastère venait à tomber, ses biens feraient retour à celui de Hautvillers (1). Il ne paraît pas que cette fondation ait eu de suite.