‹ Dionysos et les nymphesChapitre 13 sur 29 · LE PEUPLIER · texte numérisé non relu

LE PEUPLIER

Dressé dans la candide et fidèle clarté

Par qui notre patrie acquiert tant de beauté,

Il aime, dès le seuil de la saison suave,

Présider aux réveils des prés et de l'emblave.

Roi superbe, il paraît dominer les coteaux.

Il est, prince indulgent, rempli de nids d'oiseaux ;

Et sa cime où parfois s'accrochent des nuages

Surveille les sylvains lâchés dans les bocages.

Regarde-le frémir. Kcoute. Au temps jadis. Les destins l'ont fait naître, en des touffes de Ivs

Si proche de ce bord de la rivière blonde Qu'on ne discerne pas du tendre bruit de l'onde Le doux chuchotement du long branchage vert Qu'émeuvent tout le jour les caprices de Pair ; Et l'on croirait que c'est l'ombre de la ramure Qui, jouant avec l'eau, lui donne ce murmure.

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