DE QUELQUES COUTUMES
Then spokc wîtli censure or applauAi Of foreîgn customs rîtes and taws*
Swift.
11 n^y a pas bien long-lemps qu'un jeune homme ;
implique dans un procès criminel , demanda le jugement
de Dieu pour se justifier. Le tribunal , bien qu'effarou-
ché par la singulière façon dont l'accusé prétendait
prouver son innocence, crut cependant devoir délibérer^
et en compulsant les recueils de lois , il trouva qu'il y
en avait une, non encore rapportée, laquelle permettait,
ordonnait même le duel , comme jugement en dernier
ressort entre un accusé et un accusateur. Toutefois , le
duel ne fiit pas accordé, parce que, dans les archives
de la justice , on trouva des précédens qui permettaient
de le refuser.
Cest presque toujours ainsi que Ton procède en matière d'administration et de jurisprudence. Les Anglais professent un si grand respect pour les lois , qu'ils aiment mieux les laisser tomber en désuétude lorsqu'elles sont impraticables y les éluder lorqu'elles soni
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mauvaises , que de les abroger officîelletnenl. Leur tendresse pour tous les temps de l'existenGe de leur na* lion ,t pour les diverses périodes de son histoire, est poussée à un tel poînjt , qu'il ont voué un culte religieux à tout ce qui en iperpéiàe les souvéaii^^. les traditions des temps anciens, les coutumes du moyen âge , sont aussi respectées que les ruines des monumens gothiques. fis paraissent persuadés que les unes et les autres contribuent également h donner un caractère romantique aux mœurs et à la contrée où ils sont conservés !
Toutefois , ils savent respecter , en même temps, les drôîis d'une civilisation plus avancée, et ^rendre homïnage aiix lumières. Les ^rmW<?/î5, habilement compulses, et plus habilemetot înteïpréfés, fouriiissçnt aux niagls- Irats le moyen de refouler peii a peu les coiïtumes ' barbares dans le domaine exploité'par TVÀlier Scott ^t\ '^e mettre toutes les branches de la légîslatron anglaise en harmonie àviec le haut degré de perfection auquel plusieurs d'eiitre elles ont été portées.
.Ainsi, par exemple, lorsqu^un mari, profitant d'une ancienne loi qui accordait droit de vie et de mort sur les femmes, ou d'une moins ancienne, qui permèttah de les battre avec tqutes sortes de verges , excepté une tige dç fer qui "sert à lispnner le charijon déterra , et qui se nommé pçkèr;\otSj dis je , qu'un marri s'autorîsant de ' CCS lois , s'avise d^àssômmer sa femme à coups de bâton, le tribunal trouve dès précédens en vertu desquels des inaris uxoncïdes ont été erfvoyés à la potence.
DE LONDKES. I9I
^ Lorsque quelque autre , un peu moins barbare , maïs " presque aussi brutal , veut profiler d^une ancienne cou- ""^ tume qui Faut orise à mener sa femme au marché, la ^•"j corde au cou, el à l'y vendre comme une b^te de '^ somme, la police se saisît provisoirement du vendeur, j^
? de la marchandise el de racHeleur, s'il s'en pre'sente quelqu'un. Cette mesure n'a pas encore corrige les maris anglais : il ne se passe pas d'annve, el mcme de mois, que les papiers publics n'annoncent que, sur le maiThé de quelque ville ou village, les conslàbles ont ëtë obligés d'intervenir pour arrêter Tauteur d'un scan« dale aussi révoltant.
Une loi presque aussi absurde que les deux que je viens dé citer, est encore plus souvent éludée, à cause de la fréquence des suicides en* Angleterre, et particulièrement à Londres.
Tout individu convaincu d'avoir volontairement attenté à ses jours , est condamné à être privé de sépulture ; et tous ses biens sont confisqués au profit de l'état. Cette loi faite dans un temps où le fanatisme se mêlait dans toutes les questions de jurisprudence civile , paraît aujourd'hui odieuse , en ce qu^au lieu de punir un coupable, que son état de mort me ta l'abri de toute at^ teinte, elle ne punît réellement que sa famille, qui, ùuoique innocente de son crime , est condamnée à l'infamie et à la misère, Aussi , soit l-épugnance d»i gouvernement à faire constater la vérité d'une disposition qui a été souvent reprochée au peuple anglais , soit scrupult
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de là part desjnagistrats , de punir un crime dont la ca^ naissance n'appartient qu'à Dieu, soît conscience deb part de tous les deux ^'enrichir le fisc en dépouillant des innocens ^ le verdict àtfelo de se n^est prononce (|De dans des cas extrêmement rares ; encore n^est-ce que contre les individus à la famille desquels il ne peut nuire réellement , parce quHIs appartiennent à la classe la plus misérable de la société.
Voici ce qu'on lit à ce sujet, dans un recueil d'observations sur les mœurs britanniques, qui a joui autrefois d'une assez grande réputation ,. sous le titre de Connaisseur. Le passage que je vais citer est d'autant plus piquant, que ^'quoique imprimé il y a plus de trente a&s , il semble qu'il ait été composé tout récemment , et à l'occasion de la mort d'un ministre Ëimeux»
a £n lisant les papiers publics , un étranger pourrait croire que les Anglais sont le peuple le plus lunatique qu'il y ait au monde ! Il ne se passe pas de jour ou l'on apprenne que le procureur du roi ( corcner)^ a procédé à une enquête relativement au cadavce d'un suicide, et déclaré , dans le verdict , qu'il s'était donné la mort dans un accès d'aliénation mentale. Il faut que le public sache que ce n'est pas sur l'état mental du défunt que l'on fait une enquête , mais bien sur l'état de ses biens et sur la qualité de sa famille. La loi veut que le suicide Tolontaire et prémédité soit traité comme une brute et privé des homieurs de la sépulture. Cependant sof
DE ION DUES. sgS
. i plas de cent individus qui ont mis fin à leurs jours , je
Pjj n'ai jamais vu cette loi mise en pratique que sur le
^ cadavre d'un malheureux savetier qui s'était pendu dans
^ son échoppe. Un misérable qui n'a pas laissé de quoi
t-a P^y^r SCS funérailles , sera peut-être exclu du cimetière,
^ tandis qu'un suicide effectué avec un pistolet riche-
j ment monté , ou avec un poi^ard dont le manche a
été travaillé à Paris, donne au propriétaire de ces bijoux
le privilège d'être censé mort dans un accès d'aliénation
mentale , et lui assure en outre un superbe mausolée dans
l'abbaye de PFestminster , avec une longue insaipiion qui
fera le détail de ses titres et de ses vertus^
Si la raison des gens éclairés détruit peu à peu dans ses applications ce que l'instinct du peuple anglais aime à conserver dans son principe , il n'en est pas de même d^ une foule d'autres coutumes qui ne faisant que rappeler au souvenir certains faits remarquables de l'histoire du pays , ne peuvent pas être en contradiction avec l'état présent de la civilisation.
Le goût des anniversaires est poussé si loin par les Anglais de toutes les classes « que si ce n'était d'autres goûts qu'ils ont concun^emment , et qui sont un peu exclusifs do premier, tel que le zèle commercial, l'agriculture , etc. , il n'y aurait pas de raison pour que bientôt les troi^ cent soixante-cinq jours de l'année ne fussent occupés à fêter des souvenirs historiques. A la vérité , les fêtes générales ne sont pas très-nombreuses ; chaque corpoi*ation en a de particulières, pendant lesquelles les
travaux des aulres corporatî(>ns ne sont pas interrompus. Et Ton peut dire, qu'excepté le* quarante-neaf dimanches , quî ^on\ des jours de repos pour tout le inonde, il n'y a, dans Tannée , aucun autre jour pendant lequel toutes les occupations mercantiles de FAû- I gleterre cessent complètement.
D^aîlleurs , on s^arrange pour tout faire marcher de front ; les anniversaires des naissances , des mariages , etc. , qui sont très-exactement fêlés dans toolei les familles, n^empêch^nf pas le négociant d^aller à son comptoir, le marchand d'ouvrir sa boutique. Ce n'est qu'à rijeure du dîner qu'on pense à fêter ^aIlnivc^ saire : on se fait des cadeaux , on parle de ses projets pour l'avenir , on rappelle les souvenirs du passé. La bicire forte circule , le vin n'est pas épargné ; le pltmpudding le plus cher et le plus compliqué est placé avec pompe au milieu de la table ; et enfin , lorsque les vins de desseï t sont arrivés , on fait des révérences très-graves à ses pareq^ quand ils sont présents ; on boit à leur santé , a leur bonheur, lorsqu'ils sont trop éloignés pour être venus prendre leur part du repas.
La Noël ayant le double caractère de fête reli^^ieuse et de fête de famille, est encore plus solennellement fériée dans toutes les maisons, que les anniversaires des nais* sauces ou mariages. Elle tient , en Angleterre , de notre jour de l'an et de l'ancienne Epiphanie. C'est à la Noël que l'on réunit le plus grand nombre possible de membres de sa famille ) c^est le jour des cadeaux pour les enfansi
DE, LOI^DRES. !Çg5.
Pj des elrenncs pour les domestiques ; c^cst poor tout le, ^ monde le jour des complimeiis et des fclicitatiox)ia; cis. ^(j jour-là , il serait de mauvais ton de s'aborder, çjç^ pt^^sont ^ de la pluie et du beau temps, ainsi quç If s Anglais \t^ Il fout à tous les autres jours de Tannëe.
Je ne sais si la coutume àt&J^ékntmes fX fo poissoa \ d'avril doit son institution à la religion ou à quelqujQi. événement célèbre dans les annales de TAngleterre. Toujours est-il vi;'ai que Tune et l'autre y sont très-ex»ctement observées. Elles ont cela de con^mun , qu'on k9 férié en intriguant ses amis et ses connaissances. IVt^is • à la première , on s'industrie h procurer les surprimes les plus agréables , tandis qu'à la seconde , on cherche à la causer par l^s désappointemens les plus malins. Le jour des Valentines, toutes les demoiselles reçoivent des lettres par centaines ; et dans chacune de ces lettcef se trouvent des cornplimens, des éloges, des dccbi'î^lions d'acpour , dés demandes en mariage , le tout écrit sur du papier auquel tout le luxe de la peinture , de la découpure , de la dorure ont été prodigués. L'auteur de chaque lettre a le soin de déguiser son écriture , et par conséquent de ne jamais signer son nom, *
Ceux qui ont été à l'école, et qui ont quelques dispositions à la poésie , mettent en vers les complimens qu'ils ont à adresser à leurs maîtresses ; ceux qui sont moins heureusement organisés , les rédigent en prose; d'autres encore moins expeirts iQaisptlu3 v^ins, copient
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quelques passages d'un poêle , qu'ils donnent courageafiement comme sortis de leur cerveau , ou bien se font alligner une douzaine de vers , par le maître d*école de la paroisse y ou par le marchand de chansons du quartier. Le jour des Valentines est le 1 7 mars ; celui du poisson d'avril est comme chez nous au premier du mois suivant.
Une coutume bien plus rationnelle , et qui nous surprît tien plus que les deux dont je viens dç parler , est celle qui porte le nom de beaiing ihe bound^ battre la borne.
Gomme les paroisses ont quelquefois des privilèges particuliers , ou bien que tes impôts ne sont pas les mêmes dans deux paroisses voisines, les babitans, aussi bien que les administrateurs de chacune, ont inte'rèt à ce que les limites soient exactement connues et marquées ; c'est pour obtenir ce résultat , que l'on a institué la cérémonie de faire battre les bornes frontières par les enfans qui sont élevés aux frais de la paroisse.
Au 25 mai , l'on ne peut pas faire cinquante pas dans les rues de Londres , sans rencontrer un bataillon d'écoliers armés àt gaules ^ précédés du bedeau^ du sacristain, et accompagnés par hes administrateurs et les autres officiers de la paroisse. Arrivée devant la borne , toute la petite armée s'en approche, et , à un signal donné par le bedeau, inille«coups de gaules pleuvenl sur la pierre. Les baguettes se brisent ^ les enfaas crient trois, oa
quatre fois houra ! et se remettent en rang pour aller faire ailleurs k même manœuvre. Dans les campagnes , cette cérémonie se fait encore avec plus de pompe. Les limites des propriétés particulières ont besoin d'être tftablies d^une manière encore plus incontestable ; d^ailleurs , le zèle d'un individu , seul intéressé , est toujours plus actif que celui d'une corporation. Aussi, le seigneur du terrain dont il est question de faire reconaître chaque année les limites , ne se contente pas de les faire battre à coups de gaules. Il donne une pièce de monnaie à chacun des enfans, et ensuite les régale d'un petit repas, où ils boivent à la santé du seigneuf et à la conservation de ses propriétés.
Avec une pareille coutume , il est bien évident qu'aucune usurpation ne peut avoir lieu de la part des voisins. Si quelque contestation s'élevait relativement aux anciennes limites , mille témoins de tout âge viendraient se joindre aux traditions les plus reculées pour résoudre promptement la difficulté. ^
Ici, l'intérêt privé est d'accord avec l'intérêt public ; mais il en est tout autrement d'une autre coutume qui s^xerce au profit du collège à' Eaton, Eaton est une petite ville sur la route de Londres à fVindsor. A un certain jour de l'année, les élèves de son collège ont le droit d'arrêter toutes les voitures qui passent , et de se faire payer une contribution par les personnes qui sont dedans. Il ne faut pas croire que* ce soit comme un tum-pikê (barrière), qu'on établit momentanément en ce
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lieu, et dont les receveurs soQt les enfens du collège; oq n^est pas quitte enva^ eux à aussi Imnci marché ^^eavers lies receveurs de iimipikê ordi&alres. Il faut leur doMier nue somme asses forte ; safus cela , ils oût, }e crois, le droit de prendre ce qui est le plus à leur couvenanoe d^ans U Toiture ou dans réquipement des voyageurs. Ce sio^ gulier privilège dure depuis le matin jusqu^au soir, et fournit ordinairement des sommes considérables qui sasi employées à Tentretien du collège. U doit êt4X curieux d'entendre les régens de cette institution prêcher le respect de la propriété à des élèves qu^iU mènent une fbi^ Van détrousser les voij^ageurs sur un grand chemin.
D'après le respect qu'on a pour les coutumes , lorsqu'elles ont été instituées pai' des particuliers , ou même lorsque leur origine est inconnue , on peut juger de celui qu'on professe pour les fêtes qui perpétuent la mémoire d'un événement relatif à la vie des souverains de TÂngleterre , ou des époques les plus glorieuses de la nation !
Pendant que la famille de Charles V^ fuyait les poursuites des républicains , qui le tenaient lui-même prisonnier, mi de ses enfans, qui régna plus tard souslo nom de Charles II , fut sur le point df tomber enti*e 1^ nains des soldats qu'on avait envoyés à $a recherche.
Étant à pied , et n'espérant pas pouvoir aller plus vite qu'eux , il aima mieux se cacher et les laisser passev près de lui. U était dans une foret de chênes \ ii en aper* i^t 4in qui étfiit ^m. tpijiffu (^ h* autres \ il ihqiiU
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dessus, et se blottit an milieu du feuillage. Les soldats arrivèrent , et s^arrétèrent précisément sous cet arbre pour prendre un repas et se reposer quelques iustans. Xe prince entendit leur conversation , et ayant appris^ de la manière la plus officielle , quelle était la direction dans, laquelle on se pi^posait de le poursuivre , il gagna la direction toute opposée aussitôt que les soldats furent partis.
Le chêne sauva donc les jours d^un prince qui fut depuis roi d'Angleterre ; les Anglais ont institué une fête pour témoigner leur reconnaissance à cet arbre. Tous les ans, au 28 mai, les chevaux de toutes les voitures publiques et particulières , ont la tcte ornée de branches de chêne. Les véritables yo^w buïl en portent quelques feuilles à leur chapeau ; les mendians en portent un bouquet à la main ; les marchands ambulans en font dorer quelques feuilles que les mères s'empressent d'acheter pour en faire cadeau à leurs enfans, et leur apprendre Faventure miraculeuse des soldats et du roi Charles IL
On sait quelle fête Henri MIT institua pour solenniser la séparation de Téglise anglicane d^avec celle de Rome. Elle a été scrupuleusement observée long-temps après la mort de ce roi , et même après rexlinction des querelles religieuses qui ont plus tard agité l'Angleterre €t l'Ecosse.
Elle durait encore h Tcpoque de la formation dû royaume uni , et ce n'est que par déférence pour les.
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catholiques irlandais , que le gouverncmenl prit soin àt la faire tomber en désuétude. Je ne sais s'il y a complètement réussi : je ne serais pas étonné d'apprendre que, dans certains comtés, les paysans S" assemblent encore une fois tous les ans, pour faire un feu de joie, cl brûler , en grande cérémonie , un mannequin décoré d'une triple couronne.
L'anniversaire de la découverte de la conspiration des poudres est encore aujourd'hui fêtée de cette manière. Tous les ans on brûle dans les rues Féffigie des conspirateurs.
Une bataille que les Anglais regardent comme la plus glorieuse pour leurs armes, et du gain de laquelle ils ont certainement tiré des avantages incalculables, a fait instituer un usage que l'on peut regarder déjà comme définitivement établi , parce qu'il a été mis en pratique plus de fois qu'il n'en faut pour constituer la pres^ cripiion.
Tous les ans , au i8 juin, tous les soldats et les officiers de service à Londres, comme dans toutes les autres garnisons , mettent du laurier à leurs chapeaux. 11 y a partout où la chose est possible , parade et revue extraordinaire. Le général qui gagna la bataille fameuse (après sa mort, le grand maître de l'artillerie aura à remplir les mêmes fonctions) ainsi que le commandant en chef de l'armée, tiennent chacun un lever extraor* dinaire.
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lif soir'i ce dernier assiste à un gtand repas qui eal âonné par le général aax officiers les plus distingués de Tannée. Ce repas est lui-même une représentation allégorique de la bataille : les pièces de viande y le gibier quadrupède etc, représentent la cavalerie; les oiseaux représentent Tinfanterie; les pâtés et les tourtes sont des forteresses ou des batteries. Le laurier fourni par les scbakos des soldats qui ont monté une garde d'honneur à la porte de la maison où le festin a lieu , est employé à parfumer un immense plat de crème ; (car cVst de laurier-cerise que les Anglais se servent en guise de laurier de victoire. ) Cette crème , ainsi que les vins qui circulent sur la table , représentent les ruisseaux ^ les lacs ou les rivières qu^on a eu à franchir sur le champ de bataille. '
A la fin du repas , la victoire est toujours aux An-? glais. 11 est bien évident que des guerriers, ayant bon appétit et armés de couteaux et de fourchettes , doivent toujours rester maîtres du champ de bataille ^ et anéantir les ennemis qui osent s'y présenter.
L'anniversaire du i8 juin sera, selon toute apparence j fériée dans tons les siècles futurs de Tempire Britannique : outre les souvenirs qu'il réveille y il fournit à Pélite de Tarmée Foccasion de signaler sa vaillance gastronomique. Celle-ci a l'avantage d'être toujours à l'abri des chances qui faillirent deconveilir l'anniversaire glorieux ea un anniversaire de désolation et de deuil. Le succès
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est indépendant da génie du général qui commandera les manœuvres. Il est assuré pour jamais , quand même le héros de Waferloo aurait pour successeurs dans la grande maîtrise de l'artillerie des héros de ffa/wvre oa de ff^alcheren!
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SUH XES. PARIS ET LES COURSES