DE CHEVAUX
. 4 . . And there were scroral oficrcîd any l>ct 4)r that he ^ould or ihat, lie '«roulai not coom; •Formostmço (*tîlli>y laiUBgr-endered^afgcr}^ Will back thelr own opinions vrith a wag«r«
Lord Byaon.
-^ La manie de paner sur tout est un trait que Pon a remarqué depuis long-temps dans le icaractèi^eidès Anglatsrll est a^èfe «ingulier <|ti^uïie nation qui «e pique •âe raisotfflieiir Wr ^totft , ^ qui , îl faut 6n coi^venir , a prodûit^ti i^nd pjCHnbre de bons raisonneurs, suit si -apte à'Cotiper court àtotttes les discussions , enappe* iatit lé hasard au sedours de la dialectique !
Quelle 4fihn ^soit la càuse , le fait est constant. La canaille parie des schillings sur le résultat d^un comif&t à «oâps de poings entre deux.pôitefaix. Les oisifs 4qui îse ^pi^omènent sur les ports , et qui , comme on le '^t ^paiNTois à Paris , «^amusent à regarder nager les cf^ens ou les kommés qui sont tombés dans >Ia rivière ^ "patdient-quUls se noieront ou qu'ils se sauveront.
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Les spéculateurs de la bourse , qui deviennent poll^ tiques à force d'observer Tinfluence des menées diplo- 1 matiques sur le cours d^ la rente , fout dés paris poor la paix ou la guerre. Un de ces messieurs avait parié, il y a dix mois , une somme très-considérable , quVvant quarante jours , les Cosaques déjeuneraient au sérail de Constantinople avec les femmes du Grand-Turc. Il est inutile de dire que ses adversaires ont gagné leur pari.
Les diplomates eux-mêmes , malgré Textrême résem à laquelle leurs fonctions les obligent , n'ont pas toujours résisté au désir de faire des paris sur les affaires des cours auprès desquelles ils étaient accrédités. On se souvient encore de ce lord qui était ambassadeur en France pendant la maladie de Louis XY , et qui , comme Je dit Voltaire, paria , ^^Zi)/! le géme de sa naito», que le roi ne s^en relèverait pas.
Pour satisfaire leur goût favori , il a falja que les 'Anglais s'indiistriasse^t à trouver des évinemetis dont la chance douteuse pût offrir un appât égal à la <^upidité des deux partenaires. Si ce n^est pas à cela que s(mt dues les courses de chevaux , la manie de p^ier à ditmoins trouvé y dans cette institution , un de ses principaux alimens.
Comme les idées mères sur lesquelles repose une mode sont bientôt décomposées dans toutes ks nuances dont elles sont susceptibles , il en est résulté qu^après avoir fait des paris sur les courses des chevaux Von a imagmé de faire courir pour le même objet des kom^
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mes , des chiens et d^autres animaax. Après avoir fait lutter ceox-Ià en vitesse, on en a fait lutter certains au^* très en force , afin d^avoir occasion de parier sur le résultat du combat. De là viennent les combats à coaps de poings entre les boxeurs , à coups de bec et de griffes entre les coqs.
Dans un pays où la marine est en si grand bonnear ^ les naumachieS'Ont dû être employées de bonne heure à
servir le goût des paris Dans la plupait des ports
d'eau douce ou d'eau salée , c'est-à-dire , le long des rivières et de la mer, il y a, tous les ans, des courses de bateaux , qui donnent un prix aux rameurs les plus habiles , et font gagner beaucoup d'argent aux parieurs qui se sont d'avance déclarés en leur faveur.
Par un abus dont la langue anglaise oSre d^autres exemples , on a étendu aux naumacfaies le mot par lequel tm désigne les courses des chevaux ; et cbmme là ce mot ëtait déjà détourné de son acception primitive , il eu est fésalté que les naumachies >semUent destinées à mettre en évidence la race des rameurs, ou , ce qui est plus riditnile encore , celle des bateaux qu'ils conduisent^ En effet , le mot race prouve évidemment que l'épreuve annuelle à laquelle les chevaux sont appelés , est principalement destinée à perfectionner les races en accordant des prix aux individus qui en sont descendus et qui doivent les propager.
Les princes , les pairs , les négocians retirés des affai-i ws , les enfans de famille ^ les petits maîtres , et en géné^
si-^-v
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rai, toute la classe des oisifs , tels sont en Angleterre les /tbampioDS du pari. Quelques iadividus tirés de ces diverses classes se sont fait une réputation qui pounait bien Içs empêcher un jour de poursuivre leurs gouls. Personne n^osera plus parier contre txï% , si IJon &^apperçoit une fois que le sort les favorise sans cesse.
Avant d^etre un des plus heureux parieurs , le capitaine Barclay était un des plus intrépides» Mon-seukment il était habile à prévoir les chances du sol^t , xm encore il était ingénieux à créer de^ bases de pari. Cest lui qui e.ut F idée originale de mettre aux prises k titesse d^up cheval avec la lenteur dW limaçon* Il pana qu^un de ses palfreniers parcourait à cheval vii^t-quatie milles en moins de temps qu^un limaçon^ n^ea mettrait à parcourir, le même nombre de piMK^es sur un pavé saupoudré de sucre. ^
Après avoir eu des idées neuves et heureuses ^ il %^ quelquefois chargé de les mettre lui-oaeme à exécution, dernièrement toute l'Angleterre a été tenue ^a.éveiU Foccasion d^un pari dont il était inventeur et acteur; il s'était engagé à parcourir à pied looo milles dans un égal nombre d'heures , en ne faisait jamais plus d'an mille par heure.
Comme l'exécution de cette entreprise dura plus d'oQ mois, tous les amateurs du pari eurent le temps de prendre parti pour ou contre le capitaine Barclaj,
Fiien n'est plus aisé que de parcourir un mille en une heure ; mais si l'on réfléchit que le héros, ne poft-
DE tONDRES: Zof
^ Yait jamais prendre un repos suffisant , puisqae la nuit comme le jour , un mille devait être parcouru k ehaque ' f heure , on ne sera pas ëtonné d'apprendre que , durant les deux dernières semaines , il eut les jambes extrême^'. ' ment enflées , ensuite une fièvue très - forte , et qn^une * maladie grave TobKgea à garder le lit plusieurs mois après qu'il eut gagné son pari; > < i
Avant cette extravagance , Barclay était connu pour tin des plus infatigables marcheurs; il avait accompagné dans leurs /^ram^/tigK/i?^ plusieurs individus qur sont allés à pied de Calcutta à Saint - Pétersboiirg , ou de Calais à Ârchangel !
Par un hasard assez singulier, ou peut-être en vertu du respect qu'il doit professer pour un organe qui lui a donné tant de célébrité , Barclay a pris pour maîtresse une actrice de Coçeni-^GardeÀ dont le nom est Fùbt, ce qui veut dire pied.
De toutes les basés dont les Anglais se sont servis pour établir des paris, les courses de chevaux ont tou-« jours été les plus en honneur. Ce sont elles qui ruinent ou enrichissent annuellement le plus grand nombre de parieurs , et les parieurs les plus illustres.
Outre Tavantagc qu'elles ont de faire ainsi circuler les fortunes , elles ont celui d'améliorer le^ races de chevaux.
Si le goût des paris est aussi ancien en Angleterre que celui des chevaux, il est probable qu'il remonte aux temps les plus reculés des annales de ce pays. Du
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temps des Saxons , et même avaot qu'ils regna£(^eBt iaiA le midi de la Grande-Bretagne , il existait une fête an-^ nuellé en rhonneur des cheyaux; ce jour-là , on allait dessiner une figure colossale de cet animal sur la teire inculte et crayeuse qui recouvre certaines collines. Les dimensions de la figure, sa position sur un lieu éleve^ et la couleur particulière du sol la faisaient apperceroir à une très-grande distance.
Plusieurs de ces dessins existent encore dans quelques comtés , et les habitans vont, à chaque anniversaire, arracher en grande pompe le gazon et les autres plantes que peuvent avoir crû sur le^terrein qu'ils occupent.
Depuis que le luxe des équipages et la nécessité d^avoir de grandes armées ont fait sentir l'avantage des bons chevaux , les Anglais ont trouvé de nouveaux motîfs pour donner un soin tout particulier à leurs haras. On s'est servi pour les peifectionner d'un moyen qui fait ordinairement dégénérer la race de certains animaux bipèdes : on a donné aux chevaux tout les avan^ tages les plus raffinés de la iable et du logement , et Ton a créé en leur faveur une noblesse héréditaire.
Un livre très - répandu , et qui se réimprime tous les ans ,' renferme l'histoire et la généalogie des chevaux celèbres des trois royaumes. On y voit le nom, la taille, la couleur et les signes particuliers de chacun, lé nom de ses ayeux , et de la désignation de toute sa progéniture « les courses dans lesquelles il s'est distingué , 4e nombre de . pieds de terrain qu'il firanchissait à chaque enjanibée de ;
BB LONDRES. So^
galop, Ié& sommes d^argent qu^il &t gagner /etc. , Le livre en question donne encore, comme les autres annuaires nobiliaires, Tétat exact des i*evolutions qui se sont opérées dans le personnel de la race.
L'éducation des chevaux anglais, en général , et par*tîculièrement celle des individus inscrits dans le fameux annuaire, est tout-à-fait digne de la sollicitude que leurs maîtres. ressentent pour eux. Us sont si bien traités sous ,tous les rapports, que, du moment qu'ils ont quitté le sol britannique , ils sont souvent en proie à la maladie du pap, c'est-à-dire pour parler sans métaphore, qu^ib dépérissent ou meurent faute d'avoir les soins assidus et les excellentes rations qu'ils avaient dans leur pays natal. I^es palfreniers du continent sont loin de Fhabileté de ceux de l'Angleterre; et les fatigues de la guerre ont presque toujours empêché les cavaliers de l'armée anglaise de donner à leurs chevaux les soins qu'ils leqr prodiguent (piand ils sont en garnison dans leur île.
Pour compléter ce que j'avais à dire sur les chevaux et les paris, je dois raconter de quelle manière se font les courses. Afin d'avoir mes idées plus fraîches à ce sujet, j'avais foi-mé le projet d'aller voir celle A^Epsmn , lorsque le lieutenant Goodandrough vînt m'annoncer qu'il se chargerait pour moi de ce soin. Il ine dit que , pour me rendre deux services à la fois , il voulait emmener avec lui le baron de Flan , prétendant ni'épargncr ainsi le souci de le conduire moi-même i Epsom , et celui de faire le récit de celte fête célèbre.
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." QaoiqaMl ait une écriture anglaise,, Goodandroogji écrit Aonvent d^nne mamère ladéchifiGrable. Plus ]ûm ■àt, i^ofiter de Finspiration dn momeut que de fm une œuvre correcte , il griffonne partout où il se troavf ^ mr une borne , snr Timpëriale d'une Toiture , sur une iaUe. d^auberge , ou sur les acajoux d'un salon ; il se tsert', pour écrire , de la première chose qui lui lombe Boœ la main ; un crayon de carnet , une plnrae de cabaret , les feuillets d'un livre , les marges d'une lettre , ies blancs de tous les papiers qui se rencontrent dans fées poches ; tout lui est bon.
Le chapitre qu'il m'envoya le lendemain avait élt .composé de cette manière ; il était écrit sur une doa- «tine de diiffons : je ne me vante pas de l'aToir tradut iittéralement.
DE ION BRIS. 3lï^
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