THÉÂTRES
Set disciples ponssent le respect jusqu'à rhommage, et l'admiration jusqu'au £ana-* iiarot.
BARTHiLBMT| voy» d*Anacharsisi
Les théâtres sont alimentes par tous les beaux-arts à la fois ; je ne saurais mieux &ire que de plaicer ici le, chapitre qui les concerne. C^est aux oeuvres dramatiques qu^ils sont spécialement consacrés ; Texamcn de la littérature dramatique en particulier et del l$t littérature anglaise en général en formera un complément obligé.
Les théâtres sont presque aussi nombreux à Londres qu^à Paris. Tai déjà parlé , dans le chapitre précédent , du théâtre italien, autrement dit Kings-theatre (théâtre du roi); il tient un peu de notre grand opéra, parce quW y représente des ballets , et du théâtre de la rue de Loi;- Yois , parce qu^on y joue des opéras italiens. L^on ne m'accuseira pas d^avoir fait une transposition fautive en parlant de ce théâtre , à propos de la musique ; les //bretti italiens et les programmes des ballets ne peuvent être regardés comme des œuvres littéraires.
Les deux théâtres rojaux , Cwmt-Garden et Drury^^
1^1$ Dion A M A
JLane , sont spécialement voues à la tragédie et à la eooiëdk , mais, â«|»ws €(iiel€|ii« tes^ , ils les fiégligcel un peu pour les genres secondaires de la littérature dramati^Ojp.Si.lçf prif des [^aees étaiept um p^^ o^ios iilevés, nul doute Cjwe Coi^nf ^fr^nien et Dmry^Lane obligeraient bientôt tous les petits théâtres à fermer boutique, Ils sont déjà pour eux des rivaux extrêmement dftilgereiu : Uurs acteurs sont ia^omparablement meilleurs , et les genres les plus atnaés des peuples y sont jpués bien plus souvent que la tragédie et la comédie. Le vaudeville y usurpe la place de la comédie Je ùrœurs ; le mélodrame y est eu si grand honneur qae âiacàu des romans de Waïtér-Scott , a foiirai au tndînj tme ou deux pièces "de ce genre. Outre, cela louies ie^ productions un peu safllantes de nos boulevards , soiy îmmédîatement traduites et arrangées par les fournis* seiïrs habituels des théâtres royaux.
Comme c'est h l'instar de certains ûpéras sérieux à
Feydeau, que le mciodrartie anglais est disposé, te
Aanleurs y ont des rô!es propres à faire briHer- Icors
Voix, tandis que les acteurs qui ont peu de goût pour le
chant en ont d'autres quî sont entièrement parlés.
' Lès premiers acteurs de la comédie et de la tragécîîc
figurent souvent 4Îans le mélodrame ; heureusement
qu'on n'a pas encore poussé le mauvais goôt jusqu^à les
employer dans les parttomîûies et les ai^kqmiiades qui
font également partie des domaines de €oçeni-€rardin el
à^JDrmj-Lane.
hh tOltDRfeS. . 419
: d'après et que fioos Tenons ^e voir , diacun deir éenx premiers ihéâtreis de Londres , renfeime dans set^ l^tributions ce qui diez noas formerait celle$ des itu% Théâtres Français , dn grand Opéra , de TOpéra - Co^ aaiqoe , du Vandeville , de l'Ambigu et même des Acro^ hâtes , car ce n^est que chez madame Saqi»i qi^ Vcm jpefit trouver Tanalogiie des farces et des parades de Loqdres, il y a à Covent^-GrardeH un pailiasse appelé Gn* maldi ( sans doute qu'il est d'origine italienne), qui ft «cquis une i^ande célélnrité en faisant des grimaces a^ec sa figure tatouée, et en débitant des qiiolibetset des caLembpurgs.
Malgi:8 la mode qui fait préférer ces farces ann bonnes pièces de Pancien répertoire , ceUes-cî ont en** core des interprètes capables de les représenter dignes iiient. Les ^fs^'^Mivre de l^akespeare peuvent encéra être joués avec un ensemble satisfaisant.
- Lorsque Jules César est représenté à Côçeni-^afdmi , fos trois râles principaux sont remplis par jtrois acteurs ^i ont des talens transoendans chacun dans un geni:t partieidier.
• Charles Kemble est inégal <kns son jeu , son débit est saccada, mais il a des élans subtîmes qui rappellent •ouTent le grand aetemr dont 9 porte k non. On espère apLt^ dans ^pielques années, ii Taura smpassé , car soi» taknt se forme '^chaque jour , et il a des a^iiitages fdiy«mque desquels le premier Semble n'a jamais approché j l.e t^ent de ioung est pins goûté par la passe des