‹ Diorama de Londres; ou, Tableau des moeurs britanniques en mil huit cent vingt-deuxChapitre 4 sur 38 · CHOSE ESSENTIELLE · texte numérisé non relu

CHOSE ESSENTIELLE

ET CEPENDANT OUBLIÉE JUSQUICI r

Statistique de la capitale sur laquelle on a composé

tant de lii^res.

That grcat cîtj w^ch rèigtietk •Ter thc kîngs of the earth. *

Révélation,

A force d^étre nombreuses, mes impressions sont devenues confuses : des jours , des semaines , des moist entiei*s se sont écoules avant que j'aye pu les débrouiller» Les événemens ont cessé de faire époque dans ma tête ou sur mon album ; je n^ y ai bientôt plus enregistré que mes observations. Je me garderai donc d^astreindre, une. troisième fois , le cadre d^un chapitre au récit des actes d^une journée , dans laquelle figurerait comme un lieu commun 1 histoire des quatre, ou pour mieux dire , des cinq repas (car on ne mange pas moins de cinq fois par jour en Anglett^rre ). Outre la monotonie^ ce plan au-^ raît un Incom^énient dont je commence à m'apercevoir nioi-mcme, et que le lecteur, moins indulgent que mon amour-propre , a sans doute remarqué déjà avec dépit;

DE LOKBKËS. â3

Tai parlé très îiicomplètement de plusieurs choses ; f ai commis une plus grande faute en eii parlant par anticipation. Il était un peu difficile de faire autrement* Quoiqu^il en soit, pour réparer ce tort autant que possible, j^intercalerai de temps en temps quelques chapitres de la nature de celui-.ci , dans lesquels sous forme de Disseriatio ex professa , comme dirait le docteur , je décrirai des objets auxquels Tintérêt dramatique de mes personnages n^est guère susceptible de se rattacher. Lorsqu^on tricote trop vite, pour me servir d'un proverbe fort usité en Angleterre avant qu'on y fabriquât tous les bas au métier ; lorsqu'on tjricote trop vite , on laisse échapper des mailles ; il faut les. relever le plutôt et le mieux qu'on le peut», >

Londres, ainsi que toutes les gi*andes capitales , est

bâti au bord d'une rivière , qui fournit l'eau nécessaire

aux besoins de ses habitans, les voies de transport et

les moteurs à toutes les branches de son industrie. On

tie çeut pas dire , à la rigueur , que la Tamise traverse

Londres ; car ce que. l'on appelle de ce nom ^ est situé

au nord de la rivière , tandis que ce qui est bâti au midv

porte le nom de bourg de SouiAçpàrk et £ait partie â^nn

antre comté. Ce n'est pas seulement par la dénomîna^

lion que ce bourg di0ere de la capitale , près de la-»

quelle il est situé; toutes ses rues, excepté deux ou trois^

sont étroites et d^un aspect ignoble. En face de la Cité,.

^Bes sont toutes occupées par des manufactures, des ma-.

t^m et des chantiers. Vis-à-vis de Westminster^ efe

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ea génépal, ioiitea le& rues auxquelles abxittlisseiit lei ponts, sont un peu pliis propres, et Fop j voit uncertalii nombre de maisons bourgeoises. Gellesrci deviennent pins nombreuses et pkis agréables à n^&ui« cpi^on s'éloSr gi^e de la rivière , en tirant vers la plaine ^i; borne Sûuikvark au midi. Ce bourg est assez populeux , mais les occupations de ses habitans les font rester pi*esq«e toujours renfermés , en sorte , qu'à la dififôrence de Londres, l'intérieur des maisons est fort agité, tandis quf les raes sont solitaires. C'est à-peu-près comme dians certaines parties du faubourg Saint-Marceau, Ce qui con>pIète la ressemblance, cVst que, excepté certaines heui^es du jour, auxquelles les ouvriers quittent leursateliers ou y rentrent , le nombre des personnes qu'on rencontre dans les rues, est bien moins eonsidérable que celui des canards , des oies , des dindons et des porcs. Sauthwark ne contient d'autres monumens remarquables que lliopital des aliénés, connu sous le nom de Bêdiam; le théâtre de Cobùrg, et l'analogue c(e THyppodrome des frères Fraûcotii, nommf Amptullfiâire de

Les points, qui établissent la communication entre 1^ bourg , la viUe dç PFesimmsier et k ' Cité de Londi^s , sont au noçibre de cinq. Le premier, en suivant le cours de la. rivière, c'est-à-dire, en allant de Touest à l'est ^ a^appette fVesiininster-Bridge. Il est revêtu en granit el remarquable par les proportipns colossales dé ses parapets* Le second se nomme Wakrho'- Brulge^ il est

D£ tOKDRES. 55

t^lçQiexit Tt\Hv^ eii ^s^it. Aprèj^^i-ci vient Black-^ Friars^Bridg^ ; yîent ensuite Souimfn'k-Bndge. Enfin » IdOndon-^Bridge est le dernier pont qu'on trouve nonseulement dau^ i^ondies y piais encore sur la Tamise.

A quelcpestoises, près, tous ces ponts sont de la mêmf; longueur , m^ non pa3 du toéme aspect ni du même nombre d'arches. Celles de XéiondpnrBridge sont d'inégale grandeur et attestent leur ancienneté aussi bieu ^e k mauvais goût qui présida à leur construction. Les piles s,ont si mal bâties et leurs fondations si irrégulièrement assiste , qu'à la marée basse elles fprment entre les arches, des rochers et dçs brisans fort daugereuiç pour les bateaux qui passent. Cet incony,éi;iient , joint à la vétusté du pont, a fait décider depuis quelques années (ju'on le rebâtirait un peu au^-dessus de la placç qu'il occupe , et avec tous les per&ctionuiemeij^ introduits de nos jours dans l'architçcture hydraulique^

Black-Frian-Biidge tlfFesiminster-Bndge parajissenl, are à peu de chose près de la mâne date ; ils sont tous deux beaucoup plus hauts vers le milieu qu'aux extrémités. Strand-Brid^ , qui est beaucoup plus^ moderne, puisqu'il n'était pas encore achevé au mopient où on l'a débaptisé pour l'appeler T'Vaierho'Bndge , est absolu-^ ment plat, comme les ponts de Nedlly^ diAusterUiz pu ^Iina\ mais il est bâti dans des proportions beaucoup- P.W vastes et avçc uii plus grand luxe d'architecture. U ^t entièrement revêtu en granit; ses parapets sont for- >9& par une baji^j^^^^^ \]^F^ ^^ ^^ niérne matière^ et

en face de chaque dJÉÉrégnent deux colonnes ëgaîenicnl en granit ^ de'tachées%t groupées comme celles de la co-' lonnade du Louvre*

Maïs le plus étonnant de tous les ponts de Lqndres est sans contredit Southwark-Bridge ! il a douze cents pieds de long, et cependant il n'a que trois arches ; on peut juger de leur hardiesse puisqu'elles sont surbaissées et que chacune a près de quatre cents pieds d'ouverture. Ce n'est pas avec de la pierre qu'on aurait pu les construire. Deux piles et deux culées n'auraient pas soutenu un poids si considérable. Le bois aurait été mesquin, et n'aurait pas d'ailleurs fourni une durée suffisante. Mais un métal que la nature a prodigué à l'Angleterre presque avec autant d^abondance que le bois » un métal que l'art façonne en des ouvrages réunissant la légèreté du bois à la solidité de la pierre , le fer a fourni la matière de Southwark-Bjidge ^ comme crfle des ponts du Louvre et d' Austcrlitz. Toutefois ce n'est pas avec les mêmes dimensions que le fer a été coulé et assemblé au-dessus de la Seine et de la Tamise. Les pièces qui composent les arches de SouihwaTk-Bridge sont si énormes , qu'on a de la peine à comprendre comment on a pu trouver des moules poui* les couler! des machines pour les mettre en place ! et cependant les arches sont si longues, le pont est si vaste, qu'il leur fallait cette dimension colossale pour avoir la solidité nécessaire, et ne pas paraître grêles à la distance où l'œil doit juger de l'ensemble de l'édifice. Le tissu des arches

DE*LONDRES. Sj

an pont anglais dîfftre autant de celui des ponts de la Seîne , que le treillis de ceux-ci difFére des filets de Taraignée. Si le pont à^AusUrUtz a été' construit par des bommes , celui de Southwark est Touvrage des ge'ans.

Il y a , un peu au-dessus de Londres ^ un autre pont

également construit en fer , mais qui est bien moins

bardf , et n'a pas des proportions aussi éle'gantes

que Souihwark-Bii^e. Il n'est pas absolument plus

long; le nombre de ses arches est au moins de neuf*

Cepndant , elles ont été formées avec des pièces de

fonte de la même épaisseur; et je crois aussi jetées

dans le même moule. Ce manque de proportion , entré

Touverture des arches et la grosseur des barres de fer,

prive WauxaU' Bridge du principal avantage qu'on

cherche en substituant le fer à la pierre. Ses arches ne

sont guère plus légères de fait , et paraissent beaucoup

plus lourdes à l'œil.

N'abandonnons pas les ponts sans dire quelques mots de la rivière qui coule au-dessous. La Tamise, à la marée montante , offre une très-belle nappe d'eau ; mais cette eau aim inconvénient très-désagréàble pour les personnes qui doivent la boire , c'est qu'elle est extrêmement sale et bourbeuse. Le flux et reflux agitent sans cessé la vase qu'il y a au fond du lit de la rivière ; quand la marée est descendue, elle perd un grand tiers de sa largeur ; car un grand nombre de bateaux qui flottaient auparavant près de ses borda , gisent alors sur le liVnon ou sur le sable.

58 mOAAMA

C'est de dessus JéOpdon-B/idg^ Qu de la teiT^i$$e ^ rhQtel d.e3 Douanes , qu'oQ a une bdje vye 4c la Tamise et une haute i,déç dç la ];;iche5$e cotnmerci^U 4^ Londres. La rivière çst assez profonde €;t a$sea^^arge pour ^ue des milliers de vaisseaux la couvrent à cet endirçit» Mais, au-dessus de Londres, il s'en faut bien qu'elle offre un aspect aussi imposant. La mer reflue librement .dan% la Tamise, et fait monter son niveau. de près, de deui^ toises. C'est ce qui a fait dire poétiquemeul qu,'elle i\^^% fiUe d'une nympbe çt de TQce'^n; mais à la diffirenjcedç beaucoup d'autres e^faipi^ fojfmes dans les grandies vjlle;^,. là Tamise tient beaucoup moin^ de sa mère ^^ de SiOii pèrç. Partout où l'influence de celuî-çi se fait sentir elfe çst pjcofonde et iminense cgmii^e lui ; du moment où cellç Vofluence s'affaiblit ou cesse eollèremjent , çlle devient pauvre et chétive conwe un ruisseau. A quelques lieues au-dessus de Londres , la même rivière qui a rempli leç arcbes imniei^ses de Sout^warJc-Bridg^ ^ se re'tréçit au point de n'avoir pas plus d'apparence que ie petit bra& dç la Seine, sous le pont $qip.i'MJich^

Ains^ que je le disais un peu plu$ haut , le fer est ç^trêçiemen^ abpndaut en Angletej^Te, soit qu'il pro-? irienin^ d^ nyxies du pays , soit que le commerce aiUç |e cbis^cb^ec en Suède ; il faut qVon puijs^se se le procure^ \ vil prix^ pour l'ea^loyer s^vec autant de profusion ^'on le fait» Tous les jardins à^&sguare^ et la plupart ^çs maisons de Londres^ soii^ entourées dyne grille exr trêmement forte. Dans les squares , la grille .s^t à l'eair

£fel)isi&einent da jardi^^ le défeod coBire ^s i^va<»

ges des passans, et permet aux voisins cjui en ont

riAe clef, moyennant unç sQi^criptipn ^nijiueUe , de s^y

promener à leur aise, pu d'y envoyer joueir leuFs çnfaxiÂ

^ sûreté. Devant les maisons , la griUç est égalemeat

rm objet de luxe , mais c^est encore plus un moyen de

protection des prpprie'taires contre Içs passons, et des.

passans, contre les caves et les fossés. £lle fait tout à-ki-

fois fonction du grillage de nos fenêtres du rez-de^chaus^

sée , et des parapets d'un poat. t

iPour Comprendre ceci, il faut savoir que toutes. les maisQiis de Londres, dont le rez-de-chausséft n'est pas^ occupe par une grande boutique de déiail ou par ui% magajân somptueux, ont ua ou plusieurs étages souter* rains. Pour donner de Tair et du jour à ces étages, il faut nécessairement qu'un vide existe entre la maîsoa et le trottoir de la rue ; c'est précisément sur les confina de cette espèce de fossé que la grille en fer çjA plaf^ée. Aiosîi, les maisons anglaises sont de véritables ckàteaux foriSBés , ayant palissades , fossés et pont- le vis. Celui-» ci est formé par quelques dalks minces , jetées au-dessu» des £osséâ el établissant ta communxçatbn du troltoir de la rue à la porte d'entrée.

Si r je n'avais écrit que pour les lecleullKjparisiens , je me serais épargné la peine d'une si longue description, pour leur expliquer une chose qu*ils peuvent compreni« <lre si aisément. Je me serais borné a les envoyer au paviHou de Flore^ des Tuileries, du calé ^ Pool Royal;

^O DIORÂMA

îï y a là une grille , des caves et des fosses tout k fait âr la manière anglaise. ,

Un observateur, qui prétend trouver dans les plus petites choses la source des effets les plus remarquables^ assure qu'il faut compter les grilles parmi les causes lés plus influentes dé la sagesse des dames anglaises. En effet , dit-il , lorsqu'on se sent la velléité cle s'introduire ' dans une maison, on commence d'abord par calculer les moyens d'y parvenir, et ensuite , ceux d'en sortir sain et sauf. En passant par la porte, on est vu par les domestiques; de la fenêtre du rez-de-cbaussée , un faux pas. peut faire h>mber de la hauteur d'un second étage» Da premier étage c'est encore pire. A la vérité, Ton ne risque pas de se casser les jambes ou le cou sur les pierres du trottoir. On demeure suspendu, mais ce n'est ni sur du coton , ni sur l'aile des vents : les piques, dont les loarres de la grille sont armées , vous font subir, parcinq ou six endroits à-la-fois , le supplice du pal , et si . elles augmentent momentanément la concupiscence charnelle, elles vous mettent pour jamais dans l'impossibilité de la satisfaire. De son côté,ia dame fait les mêmes, calculs, et c'est par philantropie qu'elle se défend de Famour des hommes.

*Ges grilles^bt les trottoirs qu'elles bordent, contribuent pour beaucoup à l'air d'opulence qu'offrent la^ plupart des rues de Londres; mais ce qui y contribue^ peut-être encore plus dans les beaux quartiers, est leur largeur, leur alignement et leur immense étendue.ll y a^.

De LONDRES. St

4ealTe Piccûdillftt le Parc du Régent, une quinzaine de rues paralèlles , qui ont une deoii-lieiie ou trois qnarts de lieue de longueur. Entre Russel square et Hyder parky il y en a un nombre presque double, coupant les premières à angle droit et qui sont au moins aussi belles. C^est parmi ces dernières que se trouve la fameuse Tae du Régent^ que les Anglais citent toujours aux étrangers , lorsqu'ils leur entendent vanter la magnifia cence de quelque autre capitale.

Elle se compose de trois parties principales dont chacune est très-droite et composée de maisons superbes ; mais , comme ces trois parties ne sont pas sur la même ligne , on a été obligé de les unir par un pro-^ cédé qui supplée par la magnificence des détails à la pcile de Tenfilade.

La première partie de cette rue s'appelle PVaterioQ place y tt s'étend depuis le palais de Câ(/7/a7, jusqu'à Thôtel de ùoimty-jiTe'OJfice dans Piccadilly. C'est-là que commence le premier détour de la^ruei appelé le Qua-i/a7/2/« La vue y est bornée, à la vérité ; mais comme elle esl agréablement surprise et occupée ! On marche pendant uu quart-d'heure entre deux haies de maisons bâties simétriquement sur le même plan. Le trottoir qui les longe est couvert par un entablement qui monte à la haut&nr du premier étage , et cet ent£tblement est supporté en dehors par une rangée de colonnes en fer (nouvelle preuve de l'abondance de ce métal en Angleterre ).

La seconde partie , ainsi que le tournant qui doit l'u-.

tiîr II là t^oisïème, We sont pas eAcôire terminés ; cejficndâttt il 'est facile de jn^r, déjàv^ue Tiitte et i'^àiitipé seront ^gines in reste deïa rùe^ La tï*oîsîèttic partie, qui porté te îïom de Pùrfiànd pièce , est aussi bi'gè qite lïotre place Véndôtiie , aîussî di^bîte et plus ïohgtiè tjtife là rde de Rîvolï. Les iidtfels <^î la xompûsent , sont lei plus vastes et les «àfeuï bâtis '^'il y âk dans Londres. Le Pai^,tjfai «e développe eïi ainpliilbélRré sur nWe (îoUîne, formteà son extrémité , une perspective des fins riAcs èl ècis ^iiïs agreàbleis.

Il est aisé de juger, d'après cette esquisse-, que lorsiqu'elle sera terminée , la me du Régeùt ïi'aura pas à pareille dans Londreis, ni peut-^fre daàs -âucHirie lautre capitale. Tour à tour, jolie pat les brtiemens, belle par les édifices , originale par les cfolonûaidès tournantes , imposante par rtensemblè , elle excitera l'étonnemeht et Fadmiràtion des Voyageurs n^atiônauk 'ou étlrangers.

Un très-grand nombre de mai^otts Sont bâties eu pierres ^ dans Relent sfreet-; mais dknS îeà autres quar^liers de Londres , c'est presque toujours avec de la brique qu'elles ont été construites. Autrefois, en laissait "voir la couleur naturelle de la teiire ctfife, ou bien on i^ recouvrait d'une couche de péiiAure de la mênie nuance; aujourd'hui, on comrùencîe à substituer à celleci une cfôuleur grise de pierre ,c?t à tracer sur les murs Ae grands carreaux pofur figurer les pîctpeà de taille.

En général , les maisons à'ont guère cpic deux ou trois

îftî^ès àstiïs ies hé^Hx quartrèrè *àè ta vîlfe', lliôiél du âuc -dfe Wenîngtbh; l%ôtel Puîinêy; là maison i)âtîe làèirtQÎèretïient par ïiosfchitâ 4ans Piccàdilty^ rhôtel ac 4ôiti «^^r^r et plusieurs aûllrès hôtels dé grands séigneui^, ^'^At t[tte Vîeai &îà^k. Là cauéé ctè icè peu d'éiévatîoh €st d'abord , que , îl n'y a presque jamais qu^iiné seule famille dans la même maison ; ensuite que les ëcurles étant dans des rues particulières et séparées de l'hôtel, et le cuisines étant toujours dans les appartemens souterrains, le rez-de-chaussée, qui chez nous est ordinaire^ ment employé à l'une ou l'autre de ces deux destinations^ donné en Angleterre un nouveau plan d'appartemens. C'est presque toujours à des antIchrmSres , à des salles à manger, ou à des vestibules d'escalier, que le rezde-chaussée est employé.

L'intérieur des maisons est d'une propreté l'emarqaable. Les parquets à mosaïques ou à compartlmens ^ ainsi que le luxe de la cire, sont inconuus en Angleterre ; les planches sont toutes en bois commun , parce que toute la surface des planchers est couverte de tapis. Il y a des tapis jusque dans la cuisine , dans les chambres de domestiques, et même dans un certain endroit oùle^ personnes réglées dans leurs fonctions, font une visite {Dresque chaque jour , et où certain cardinal , qui était bien loin d'y en faire 4'aussi fréquentes , rendît , dit-on, le dernier soupir de sa vie politique et mélancolique.

L'extérieur n'est pas moins soigné que le dedans; les ttttxt^ sont brossés ou badigeonnés presque tous les ans;

64 DIOftAMA

les grilles , la porte d^entrée et toutes les fenêtres sont remises en couleur au retour de chaque printemps. Chaque jour , un domestique lave à grande eau le trottoir qui règne devant la maison, et barbouille avec une teinture grise ou jaune, les pierres qui forment le seuil de la porte d^entrée.

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