‹ Diphilos et les modeleurs de terres cuites grecquesChapitre 12 sur 14 · DI PHI LOS · texte numérisé non relu

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la jounesse, rainoiir, les joies de la vie ; ce sont des Psychés, plutôt que des Victoires, parfois même caractérisées par de grandes ailes de papillon (n° 496), et l'art plastique est ici d'accord avec la littérature, avec les poèmes de Callimaque comme avec les épigrammes de l'Anthologie, pour créer ces poétiques et légères visions où se reconnaît le génie souriant de la (irtM'c liiiissanle.

[I n'est pas douteux que la peinture ne soit la source pi'incipale de toutes ces attitudes mouvementées, de ces envolées rapides et hardies qui donnent aux figurines de iMyrina une grâce si particulière. La sculpture de marbre ou de bronze était impuissante à concevoir une figure qui ne pose pas le pied par terre. Seule la plastique d'argile était capable de suivre la peinture dans cette voie, en façonnant des statuettes destinées à être suspendues en Tair. Les Éros et les Psschés de Myrina, tous dépourvus de: socles, poi'fent au l'excrs un ])('lit trou de suspension (jui in(li(|ue la façon dont on It-s accrochait dans le laraire de la maison. Un des joyaux de la collection, le grand Eros aux ailes bleues et roses (n" V.)~. pi. XXI), qui, le bras élevé au-dessus de la télé, la jaiiibc droite ramenée en arrière, semble nager dans l'espace, exprime avec un rare bonheur cette légèreté aé-ricnnc; le reganl suit avec complaisance la belle ligne onduleuse qui, par une courbe hardie unissant les contours du bi-as, du flanc et de la cuisse, accroît l'élan de ce corps agile. Saluons un autre chef-d'œuvre dans ILros drapé et encapuclioimc' connue une femme (n° 498, pi. XXll) qui, une boile à parfums à la main, se hâte,

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la \v\o l)niss('P ot l);il(;iiil IjHrdcscs larges aik'S. Là (rioiiipliciil les cor()|)lasles dAsle; sous leurs doigls la matière se transforuic : elle rend la grâce vaj)oreuse et légère. C'est chez eux comme une joie et une folie de créer des forines ailées. Il y a des Apollons ailés, des Dionysos ailés (n'"499, rjOO). On essaye même d'animer les ligures en faisant des ailes mobiles, en les insérantdans des fentes pratiquées sur les épaules des Nikés et des Psychés; nombreux sont les arrangements de ce genre fn"^ 487, 488, 489, 491, 493). On peut croire aussi qu'en multipliant les offrandes de figures ailées auprès des morts, les survivants y voyaient une promesse de survie, une façon do représenter Xh psyché, l'âme ilu mort, éternellement jeune et joyeuse. Dans plusieurs sépultures nous avons recueilli des ailes isolées, jeti'cs en tas, sortes de symboles de la félicité future. Cette nécropole est d'ailleurs une de celles où les sujets spécialement funéraires sont le plus nettement indiqués : Sirènes pleureuses, une main portée au sein, l'autre aux cheveux avec un geste de douleur (n" 501, pi. XXII; n°' 502, 503); Éros tenant une torche renversée et éteinte (n"' 504, 505) ; d'autres encapuchonnés et baissant la tète avec un air de tristesse (n"' 506 à 510, pi. XXII). Certains tombeaux contenaient jusqu'à trente et quarante de ces eulola, rassemblés comme dans un cortège funèbre.

Les sujets familiers, devenus plus rares, se parent d'une grâce spirituelle et libre. Voyez la mine coquette de la j)romeneuse qui se retoui'ne pour regarder l'effet de sa robe traînante (n^* 511, pi. XXll). On se sert des groupes pour

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varier les iiiolifs et composer de petites scènes : la tillelte s'accrocliant au manteau de sa mère (n° 512), la vieille nourrice et reniant (n" 513), les personnages couchés sur un lit de banquet (n° 514), les enfants jouant avec des animaux (n"^ 515 à 519; voy. n» 517, pi. XXIII). Notons ici un petit cliet-d'uHivre. le ix'hé elirayé, essayant de soustraire une grosse gxappe de raisin au bec avide d'un coq qui se jette sur lui (n° 520, jd. XXIII). Regardons s'aligner la troupe des poupées, les unes nues, les autres drapées dans un costume d'idole orientale, plusieurs avec des bras articulés (n°' 521 à 524). Les représentations d'honuiies faits restent rares, counne à l'ordinaire. Elles ■ipparaissent sous le couvert dimitations tirées du grand art : tels l'éphèbe nu, accoudé, tenant un rouleau, qui porte la signature de l'artiste Dipbilos (n" 525), l'atblèle versant de l'huile sur son corps nu (n" 52(3. pi. XXIII), la curieuse si at nette de Gaulois combattant (n" 527), le cornac juché sur un éléphant arm»' en guerre et foulant aux pieds un Galate renversé (n" 528, j)l. XXIII), précieux souvenir des invasions barbares qui ravagèrent l'Asie au m" siècle, sous la dynastie des Attales de Pergame. Quanta l'hoiume de condition oi'dinaire. il cstreprt'senté par des figurines d'acteurs (n° 52!». pi. XXIIK n"' 530 à 533), ou, comme à Smyrne, par des caricatures oi'i l'on remanjuera •d'amusantes silhouettes de pêcheurs à la ligne (n°' 534 à 538 ), et surtout un étonnant bourgeois, le nez impérieux, l'air maussade, (|u'on croii'ait échappé d'une comédie île Ménaiidre ou d'un mime d'Iléroudas (n° 539. pi. XXIlIj.

TEK R ES fin ES DE M Y U I N A

Slvie helléni-liqiic du m' au i'' siècle.

Coite s[>iriluelle ciin'c;iliin' porlr an icvcis la signature (In lahricaiil llit-roii. (Mi Irouxcia dans notre ouvrage sur la Nécropi)/i' tU' M i/rina une liste de ces inscriptions et monogTannnos tracés dans laigilc, (jui constituent une des originalih's des ateliers de Myrina. Le nom le plus fréquent est, nous l'avons dit dans notre Introduction. celui de Dipliilos: nous avons trouvé avec sa marque plusieurs Aphrodites (n" 433), deux Dionysos, une Artémis, une dizaine de femmes drapées, quatre ou cinq éplièbes ou enfants, parmi lesquels la statuette ci-dessus mentionnée (n" y2o), portant la signature que nous avons reproduite à la fin du volume (p. 127). Avec lui et Hiéron, on peut signaler encore Artémon, Attalicos, Ménophilos, Pythodoros et Phanitos parmi les signatures les plus fréquentes. On remarque quelques noms d'origine romaine, comme ceux de Gaios et de Ouarios, qui indiquent des colons latins nu'dés aux commerçants grecs. Mais nous ne connaissons pas bien la raison qui a décidé ces coroplastes à signer leurs œuvres, alors que semblable usage n'existait pas avant eux. C'est sans doute, comme sur les vases grecs, une marque commerciale, destinée à signalerl'atelieràla clientèle du dehors. Les figurines trouvées à Priène portent aussi quelques signatures. Notons que cet usage s'établit au moment où, dans l'industrie des poteries à reliefs et des vases à glaçure rouge, on prend la même habitude d'estampiller les noms des fabricants sur les produits mis en circulation et réjjandus au loin.

Mieux encore qu'à Smyiiie à cause de la bonne consej'va-

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lion (les ligiii-('s,iu)us pouvons ju,^('^ des transformations (|uo la technique a subies. Nous avons déjà signalé la tendance à grandir les statuettes: les dimensions de O'",3o à 0'",40 sont fréquentes; on atteint O^v^O et même U'°,60 dans quelques figures de femmes drapées tenant un enfant, sortes de madones piiieimes (n°' o40. 54 1 , pi. XX). La même ambition conduit à composer des groupes pr('S(|ue monumentaux (•(irnme la Ixdie Scène nuptiale (n" 542), d'un sentiment si délicat et si tendre, la Femme au cheval (n" 543), que l'on croirait être la maquette dune di'coration de place publi([ue ou d'entrée de parc, les Préparatifs du sacrilice (n" 544), la Grotte des Nymphes (n" 545, pi. XXUl), etc., sujets où le pill(U('S(|ue et les détails descriptifs entrent en scène et ((ui. toutes pi'oportions gardées, évoqutmt le souvenii- des auivres célèbres dues aux é'coles de Pergame et lie Uhodes, comme le grand au'el de la Glgantnmachif, le TiUU'Pau Fdrni'st'. le Laoroon. Une conséquence naturelle est (|ue la labiicalion devieiil plus conqdiquée. Même les ligures isolt'es, à cause de leurs mouvi'ments impétueux, exigent une sér-ie (ropéralions luNiucoup plus longues. Pour les statuettes de Tanagr-e où les bi-as et les jambes font bloc avec le corps, il suffisait d'avoir quatre matrice?, (deux pour- le corps, lace et rever's: deux poui' la tête, face el rcver-s). Pour un Ér-os de Myrina il en faut douze (deu.x moules, face et revers, pour la tête, le corps, chaque bras et cha((ue jambe), sans compter les accessoires. Les conditions pratiques du m«'tier- ont évolué comme le reste.

Rien ne caractérise mieux, en somme, que cet art mou-

TERRE C U n E DE M Y R I N A

Style hellénistique liu iiF ou ii*" siècle.

DiPHiLos. m

M'iiicnU' et un peu graiidilocjuentla jx'i'iodc qui; l'on appelle, l'Alexandrinisuie et qui l'ait le pont entre la Grèce classi(jue el lErnpire l'oniain ; art fait de force draniati([ue, de goùl tiiéàtral et pompeux, dû à la personnalité même du lu'ros qui marqua d'une si forte empreinte les choses elles hommes de son temps; art fait aussi de grâce nonchalante et d'esprit satirique, qui vient de la société même, de son amour des plaisirs et du hien être, de son esprit désabusé et frondeur. Une comparaison s'impose, qui prouve l'éternelle oscillalion des formules d'art, tour à tour antiques et modernes, la reproduction identique des mêmes phénomènes à travers les âges. Dans cet art alexandrin nous avons comme un prototype de l'art fran(;aisauxviirsiècle. Après avoirreg-ardé les vitrines deMyrina. (m'on fasse un tour dans les galeries delà sculpture moderne. On y retrouvera le même dualisme : une énergie un peu déclamatoire dans la g-rande décoration, celle qui est née sous l'intluence de la cour de Louis XiV ; el puis une élégance spiritutdle et raffinée dans les petits sujets, qui s'accommodent au goût du public. VI Andromède de Pug-et et le Mllon de Crotone sont apparentés au Taureau Farnèse et au Laocoon, comme VOiseau envolé de Pigalle et les groupes en terre cuite de Clodion au style de l'Ariane et Dionysos (n" 471. pi. XX) ou de lEnfant à la grappe de raisin (n°o20, pi. XXIII). L'art est si intimement lié à la vie sociale que les mêmes créations reparaissent, quand les mœurs se ressemblent.

Sicile et Italie. — Ce qui nous reste à voir dans cette salle n'aplus les mêmes qualités de conception ni d'exécution.

Pendaiil l;i Irrs lon<i:u(' période (jue rcpn'scnlcnl les olijcis provenanl «le Sicile et d'Italie, les ateliers n'ont fait (|ue répéter les sujets créés en Grèce et en Asie. Depuis les nia(|uettes du style ^éoniétriqu*', les idoles en planchettes rig^ides, les déesses assises, la poitrine cliarg^ée de plusieurs rangs de colliers, dont la Sicile a l'ourni de beaux spécimens (n"' 546 à 550), depuis la Niké a4l('('. issue <l"un des plus vieux types de la sculpture grecque (n° 551, pi. XXIV. don de M. de Janzé), jusqu'aux jolis h]ros de Tarent e. plantés à califourchon sur des volutes ou mollement é'Icndus sur des lits (n"' 552 à 550; voy. les n"" 552. 553. pi. XXIV), on passe j)ai" louies les étaj)es (jue nous venons de jiarcourir. Le stvle sévèi'e du v* siècle est l'epré-scnti' pai- (juehjues belles tètes de Locres (n'"557 à 55!>. pi. XXIV )ou de Campanie (n" 5()0). par des statuettes de Déméter ou de Coré trouvées k Ponte-Molle (n°* 561 à 563). Il faut faire une place à [tart au lot important d'ex-voto à Dionysos «4 aux Dioscurcs, i-app(ii'lé de Tarente par F. Lenorniant ( n" 564. pi. XXl\'; n*"* 565 à 567); on y suit par un arlicriiincment progressif les transformations des types divins depuis le vi* siècle jusqu'au iv*" (plaquettes n°* 568 à 578). C'est encore d'Apulie, en particulier de Canosa, que viennent les grands vases, d'une lourde et assez disgracieuse architecture, chargés de figures de femmes, de Tritons et de Centaures, qui allient d'une façon laborieuse la plastique céramique à la poterie peinte (n"' 579 à 583). A Gnathia, on fabriquait des frises de personnages en relief, percés de trous, que l'on fixait sur une paroi de meuble ou de sarcophage en bois comme on le voit ici

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TERRES < . IJ rr E S DE M Y R I N A

Slyle hellénistique du m" au i" siècle.

DIPIIILOS. Wn

dans lin (-onibal de p,iit'rrins à |ii('il cl ;i clicval (n" 584).

Mais c'est snrloiil aux cnN irons de (Lapone (juc la rrcoll»! a ('!('' abondante dans les tomitcanx, cl (•"est de là que Nienncnt la plupart des sujets lielh'nistiques qui remplissent nos vitrines : Aphrodites nues ou demi-nues, Éros volant ou jouanl. groupes amoureux dérives d'Éros et Psyelié, femmes et jeunes Mlles, pâles imitations des Tanagrëennes, enfants joueurs et animaux, etc. (n"* 080 à 605). C'est une l'éédition à bon mai-clu', sans la linesse des modèles grecs, de la fabrique béotienne. Signalons pourtant une cliarmante silliouette de danseuse, le, corps rejeté en arrière (n" 606, pi. XXIY), saisie dans la grâce fugitive de son mouvement rapide, ciief-dceuvre d'observation et de hardie exécution. Mettons aussi à part, parce qu'elle a la saveur du terroir latin, la troupe des comiques (n"' 607 à 612) où l'on reconnaît des types des Atellanes, farces populaires romaines, et qui semble contenir en germe quelques fig-ures célèbres de la Comédie italienne. Polichinelle ;iu nez busqué et au ventre proéminent (n" 607. pi. XXIV), grotes(jues revêtus de la cagoule latine, etc.

Remarquons enhn le goût que les céramistes d'Italie ont de tout temps montré pour la statuaire céramique de grande taille. Dans son étude sur les Statues de ferre cuite, M. Deonna démontre que si la statuaire d'argile fut assez^rare cndrèce, où la pierre et le marbre abondaient, dans d'autres régions comme Chypre, la Sicile, la grande Grèce et l'Étrurie, elle fut au contraire florissante. Un verra, en effet, dans la Salle A, (luebiues beaux sp(''ciniens de la céramique chy-

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priote où se trouvent des létes d'hommes de dimensions remarquables. Mais c'est surtout en Italie que nous rencontrons les produits les plus caractéristiques dune industrie qui tenta d'élever la plastique céramique à la hauteur delà véritable sculpture. Le ma!ini(i(|ue T ombeau Etrus(jne (h' la Salle D. qui met sous nos veux, en grandeur naturelle, un couple conjugal étendu sur un lit de banquet, ressuscite d'une façon saisissante, dans sa physionomie et dans son costume, la bourgeoisie riche de l'Italie, au vi" siècle avant notre ère. Les Koniains, au temps de Brutus ft de Tar(juin le Siijjcrbe, la fameuse Lucrèce et son mari Collatin devaient être très semblables à ces personnages. Le grand nombre de petits sarcophages, exposés dans nos Salles B et D, s'explique par cette prédilection des Étrusques pour la terre cuite peinte et Ion verra, disséminés dans le mus(''e à cause du maïKjue de place, un certain nombre daiilrcs sarcophages etde statues funéraires en argile qui représentent les images des défunts ; cet usage durait encore vers la fin de la République. On attachait beaucoup d'importance à la ressemblance de c<'s portraits et nous possédons des tètes, d'une laideur expressive, qui indiquent l'effort de l'artiste pour atteindre une rigoureuse vérité (Salle B, n" 613, pi. XXIV). Parfois même, on a pris le parti de mouler la face du mort et d'en tirer une épreuve où se lit l'agonie en traits d'un réalisme saisissant (n° 014).

Dans les sanctuaires étrusques, la grande plastique d'argile remplaçait souvenl l.i sculpture de piei-re, et cer-

T E U R E S CUITES It t M V K I N A

Style hellénistique du m'' au i'"' siècle.

laiii I)as fclii'r (rilcrciilf iissis. rccrvaiil une lihalion des mains (IAiIk'IK' (Salle l)i. doiiiii' une u\vv du décor [lolyehronii' <jue Ion voyail dans les parlies hautes des édifices, de même (jue noife Ixdle colleclion danlélixes (passag-o eiilre les Salles I) el K) montre comment le toit se coiiconnail do loules sortes do visages de di\ inili's. de (îrorgones yrimaçanles et de belles palmettes. Nous savons que dans l'ancien Capitule la statue de Jupiter était en terre peinte de couleui' rouge et que le faîte du temple portait un grand quadrige de terre cuite, œuvre de l'artiste A ulca de Véies.

Au même décor monumental, à l'architectui-e des sanctuaires et des maisons se rattache encore la riche série de pUujuesornéesdereliefs qui garnissentlefond des vitrines de la Salle B et ([ui nous t'ont voir l'art cérami(jue livalisanl avec les fresques, les stucs et les marbres, pour orner les habitations de l'époque i-omaine.

Syrie romaine. — Conmient s'est éteinte la fabrication des terres cuites? Il est probable qu elle dui"a aussi longtemps que le paganisme lui-même et qu'elle s'est tarie lentement, à mesure (|ue les progrès du christianisme diminuaient le nondn-e «les idoles. Les terres cuites galloromaines, dont on pourra «'tudier les spécimens au Musée de Saint-Germain, nous permettent de juger ce qu'a été la décadence du g-enre. Dans la Salle VI (Pliénicie). nous avons réuni de barbares ébauches qui proviennent de Syrie, guerriers à cheval, personnages montés sur des animaux ou sur un bateau, sortes de mannequins rigides, découpés dans l'argile comme avec un couteau, aux traits

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allongés qui rappellent le style de certaines monnaies byzantines (n°^ 615 à 620). Après avoir parcouru l'orbe immense de plus de trente siècles d'bisloire, l'art des coroplastes retourne, comme par une sorte d'évolution circulaire, aux indigences et aux raideurs géométriques du style primitif.

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