‹ Diphilos et les modeleurs de terres cuites grecquesChapitre 4 sur 14 · TERRES CUITES 1) K RHODES ET 1» E » ART II AT, K · texte numérisé non relu

TERRES CUITES 1) K RHODES ET 1» E » ART II AT, K

Style du vi' siècle.

rcstlieli(juo cntro on jeu, il (imkI à se roncenli'cr, à suivro (les règles qui ont été découvertes par une raison plus haute; il écoute la voix du plus expérimenté et, pour cette cause, il devient un lien social très fort, un véhicule d'idt'es. Ce qui est diflicile, c'est de déternniner à quel moment le produit d'un art ancien cesse d'être une création spontanée et subit rinfluence des zuodèles extérieurs. Par exemple, à Chypre, si grossières que soient les idoles de femmes nues debout, les oreilles percées et ornées de g"rands anneaux, parfois portant un enfant dans leurs bras (n" IG et n° 17, pi. I), on se rend compte, en les comparant aux idoles en planches, qu'elles réalisent un progrès déjà considérable et qu'elles impliquent certaines idées depuis longtemps familières à l'Orient, puisque les figurines analogues de Nippour remonteraient peut-être au delà de 1 an 3000. On a donc pu en conclure que les fig-urines nues de Chypre, plus récentes, imitent un type venu dOrient. Pour la période Cretoise que l'on place entre 2000 et 1500, les communications entre les deux mondes sont établies par des preuves indiscutables. L'histoire laisse donc place à l'hypothèse dinlluences venues de l'est et s'exerçant de très bonne heure dans le bassin de la Méditerranée. Il serait illogique de n'eu pas tenir compte, mais il ne faut pas non plus y voir une impérieuse domination qui exclurait toute velléité d'indépendance et d'orig-inalité chez les Occidentaux. L'étude des terres cuites nous montrera au contraire comment, à toutes les époques, les artistes ont su allier l'esorit d'imitation avec l'esprit d'invention.

Chypre et Phénicie. — Dans colle période 1res ancienne, les sujets familiers sont les plus fréquents. On ne peut pas douter que les rites funéraires n'invitent les survivants à placer près du mort des images destinées, comme en Egypte, à lui assurer dans la tombe l'entourage ordinaiie de sa vie d'autrefois. A côté des animaux, des servantes, des femmes épouses et mères, il y a place pour des compositions pittoresques comme la réunion de femmes autour d'un bassin ou d'un lavoir (n" 18, pi. I), ou comme le bateau dont le bastingage est garni de petits matelots ou passagers (n° 19;, curieuse évocation de ces hardis marins qui, filant le long des côtes dans leurs frêles esquifs, jtartaient à la découverte et transportaient au loin des maichandises de tout genre, posant les premiers lils du vaste réseau qui bientôt allait s'étendre sur le monde et relier Dour toujours les peuples autrefois séparés.

On ne peut pas dire que sur la masse de ces petites statuettes se détache encore nettement la (igure d'une divinité. C'est une religion terre à terre et fétichiste, qui convient à des primitifs. L'idole du culte, la déesse, sortira peu à peu de ces embryons d'argile et ce n'est pas un des moindres résultats de cette histoire que de nous faire assister à la naissance des grandes divinités. Celles-ci ne précèdent pas, elles suivent la troupe prosaïque et vulgaire des fétiches domestiques. Contrairement à l'esquisse grandiose que l'on traçait d'une mythologie issue des plus importants phénomènes de la nature, il semble que l'homme ait d'abordaccepté le contact avec ces forces immenses sans

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