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complications que l’on impute classiquement au seul bacille de Lôffler. On évitera pareille erreur en pratiquant l’examen bactériologique de lexsudat pharyngé.
Bien entendu, il faudra, pour ces examens, s’entourer de toutes les précautions et les faire dans les conditions optima, préconisées par M. le Docteur Dufourt et sur lesquelles Riou est revenu (in-thèse de Lyon, 1927). 11 faudra toujours contrôler l’examen direct par la culture. Maïs, dans la culture elle-même, le bacille de Lôffler peut être étouffé par d’autres germes à prolifération rapide ou leurs produits de sécrétion.
Pour éviter cela, on ensemencera, comme le propose le Docteur Dufourt, sur une grande boîte de Pétri en promenant un écouvillon de coton de long en large sur toute sa suface. Aviragnet ensemence avec une spatule non rechargée trois tubes de sérum. De toute façon, bien faire son prélèvement sur les points suspects et éviter d’ensemencer sur du sérum trop sec. Pour éviter la confusion, d’ailleurs rare, du bacille de Lôffler avec un bacille pseudo-diphtérique, on pra:tiquera des ensemencements sur milieux spéciaux : gélose glucosée tournesolée, milieu de Costa-Troisier. Citons enfin, pour mémoire, la technique récemment proposée par Duchon (in-thèse de Paris, 1926). D’après cet auteur, en utilisant pour milieu de culture la gélose au sang, il serait possible de dépister plus sûrement le bacille de Lôffler. Il ne nous appartient pas d'apprécier la valeur de cette technique, dont nous n’avons aucune expérience.
Si l’examen d’un malade, qui se plaint de dyspha-
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gie, révèle, dans sa gorge, un exsudat franchement pseudo-membraneux, contrairement aux eas précédents, le diagnostic de diphtérie sera facilement fait. Il sera d’ailleurs rapidement confirmé par un examen direct ou une culture. Mais ici, c’est le phlegmon de l’amygdale qui risque d’être méconnu, surtout si, comme il arrive souvent, le malade à déjà évacué son abcès. C’est l’interrogatoire qui permettra un dianostic rétrospectif. L'erreur, en ce cas, n’aura pas, au point de vue pratique, une grosse importance, puisque le malade recevra, de toute façon, le traitement antidiphtérique, qui est le plus utile. Maïs, au point de vue pronostic, il sera bon d'éliminer
1) Une diphtérie simple, à prédominance unilatérale avec tuméfaction d’une seule amygdale, On sera vite fixé par l’absence de douleur vive, de dysphagie presque complète et surtout de trismus.
2) L’angine diphtérique à forme pseudo-phlegmoneuse, décrite par L. Martin et Maire. Cette angine se traduit, pendant les premiers jours, par le gonflement phlegmoneux et unilatéral de l’amygdale; elle occasionne une dysphagie, non moins marquée que dans le vrai phlegmon amygdalien, et du trismus. Mais on ne constate jamais de suppuration et l’affection subit une rétrocession rapide sous l’influence du sérum antidiph- . térique ; l’examen bactériologique montre en général du bacille de Lôffler pur, sans agent pyogène, dans l’exsudat pharyngé. Le pronostic semble bénin, d’après les observations publiées par Maire.
Ajoutons que l’angine diphtérique pseudo-phlegmoneuse n’est pas unanimement acceptée. Marfan pense que le trismus est, au contraire, un signe pathognomo-