‹ Direction de conscience, psychothérapie des troubles nerveuxChapitre 14 sur 24 · IV. C · texte numérisé non relu

IV. C

2/|6 DIUECTION DE COASLllE.NCE

&e connaît lui-même. (( Laissez donc le reste — /écrilii (7) — et considérez vous voius-même, parcourezvous vous-même, et fixez en vous votre séjour. Que votre pensée débute par vo'Us et finisse par vous, et n'examinez pas les autres objets en négliigeant celuilà qui est le principal. Hors de votre salut, ne pensez à rien autre, parce que, dans l'acquisition de ce bonheur, nul ne vous est ^plus proche et plus voisin quo vous-même. »

Saint Aug-ustin nous aver^tit de comjnencer par nous établir au-dedans de nous notre propre juge et de nous juger premièrement nous-méme si nous voulons sortir en toute assurance du sanctuaire de notre âme po'ur juger les autres (8). D'après lui, comme d'après saint Bernard, c'est un devoir de s'examiner, de s'écouter, de se discuter, et que l'on ne se retranche pas derrière le prétendu silence de la voix intérieure. Si l'on n'entend pas sa parole, c est qu'on manque de sincérité avec soi-même et qu'on est intéressé à ne pas l'entendre.

D'après le Père Louis Lallemant (9), « le plus grand malheur de l'homme est d'être tout entier d'action et d'affection dans la vie intérieure, n'en connaissant presque point d'autre. S'il ne s'attachait pas à une misérable portion de la vie extérieure, s'il se donnait solidement à l'intérieur qui est sans bornes, il y trouverait des espèces comme infinies d^ grâces, de vertus et de perfection, où son âme serait pleinement rassasiée. »

(7) Traité de la maison intérieure, c. XXXVI, 75.

(8) Sermon XIII, c. 6.

(9) Doctrine du Père Louis Lallemant, 305-306.

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