‹ Direction de conscience, psychothérapie des troubles nerveuxChapitre 4 sur 24 · XVI II · texte numérisé non relu

XVI II

(94) XIX. 74-7r>.

(9f.) XIX. 51-52.

bli DIRECTION DE CONSCIENCE

que vous fomentez votre orgueil par des affectations en discours, en lettres. En discours, certes, quelquefois l'affectation passe si insensiblement qu'on ne s'en aperçoit presque pas, mais si pourtant on s'en aperçoit, il faut soudain changer de style. Mais en lettres, à la vérité, cela est un peu, disons beaucoup insupportable, car on voit mieux ce que l'on fait, et si on s'aperçoit d'une notable affectation, il faut punir la main qui l'a écrite, lui faisant écrire une autre lettre d'autre façon. Au reste, je ne doute point que parmi cette si grande quantité de tours et de retours de cœur, il ne se glisse quelques fautes vénielles. >>

Reste enfin ce dernier trait qui achève de faire vi^Te sous nos yeux Angélique Arnaud (26) : « Dormez bien, petit à petit vous reviendrez aux six heures, puisque vous le désirez. Manger peu, travailler beaucoup, avoir beaucoup de tracas d'esprit et refuser de dormir au corps, c'est vouloir .tirer beaucoup de service d'un cheval qui est efflanqué, et sans le faire repaître. » C'est un portrait finement peint et d'une ressemblance admirable !

François de Sales excelle à peindre les saillies du naturel un peu trop vif et ardent de Mme de La Fiéchère et la pointe de son esprit subtil qu'il faudrait émous&er avec un bon marteau (27). Son pinceau n'est j">as moins habile quand il s'agit de la sensibilité trop délicate, trop impresionnable de la sœur Favre, qui l'incline à la tristesse (28).

La physionomie de la présidente Le Blanc de Mions

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