‹ Direction pour la conscience d'un jeune homme pendant son educationChapitre 105 sur 128 · PREMIER JOUR · texte numérisé non relu

PREMIER JOUR

De notre fin dernière.

La souveraine sagesse est de tendre au royaume du ciel parle mépris des choses de ce monde. Vanité donc d'amasser des richesses périssables , et d'espérer en îlles.

Vanité d'aspirer aux honneurs et de s'élever à ce ju'il y a de plus haut.

Vanité de suivre les désirs de la chair, et de rechercher ce dont il faudra bientôt être rigoureusement )uni.

Vanité de souhaiter une longue vie, et de ne pas se fiettre en peine de bien vivre.

Vanité de ne penser qu'à la vie présente, et de ne as prévoir ce qui la suivra.

Vanité de s'attacher à ce qui se passe si vite et de e pas se hâter vers la joie qui ne finit point. Car ceux m suivent Tattrait de leurs sens, souillent leur âme et ardent la grâce de Dieu.

230 LKCTURFS OU Ml^.DTTATIONS.

RÉFLEXION

Mon enfant, il existait il y a longtennps, c'était avant la venue de Notre-Seigneur Jésus-Christ sur la terre, un roi qui fut très-grand, très-puissant et très-riche. Pour récompenser les bonnes dispositions de son cœur, Dieu lui donna en partage la sagesse, de sorte que nul avant lui et nul après ne fut plus éclairé et plus savant. Or ce roi, ayant rassemblé à grands frais dans son palais tout ce qui pouvait satisfaire ses sens et rendre sa vie douce et agréable, poussa un jour un cri. Vous croyez peut-être que ce fut un cri de joie et d'admiration. Point. Il s'écria ceque l'auteur de r/w?7â//on vient de vous dire : Vanité des vanités, tout est vanité, hormis aimer Dieu et le servir. De cette parole de Salomon rapprochez cette autre parole sortie de la bouche de Celui qui fut plus que Salomon: Que sert à l'homme de gagner tout l'univers s'il vient à perdre son àme? et vous aurez la règle la plus sûre pour sanctifier votre vie et adoucir l'heure de votre mort.

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