‹ Direction pour la conscience d'un jeune homme pendant son educationChapitre 59 sur 128 · SUITE DU CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

SUITE DU CHAPITRE IV

Si un être doué de liberté, c est-à-dire de la faculté de se tourner \ers le bien ou le rnal, a dû se sentir porté presque invinciblement à repousser le mal et à choisir le bien, ce fut sans contredit le premier homme. Sortant pur et droit des mains de Dieu et placé par sa Providence dans le Jardin de répreuve, tout concourait à rendre Adam pour ainsi dire impeccable. La défense qui lui avait été faite était claire, positive, accompagnée de magnitiques promesses et revêtue de la plus terrible sanction. De plus, cette défense était juste et facile à exécuter. Juste : la raison de l'homme non encore obscurcie par les ténèbres de l'ignorance, ne pouvait ^méconnaître le droit de Dieu et la sagesse de ses ordres. Facile à observer: la volonté d'Adam non affaiblie et dépravée par les suites du péché, n'avait aucune violence à s'imposer pour accomplir le devoir et persévérer dans l'obéissance. Et cependant Adam tomba. Adam, favorisé de lumière, ferma volontairement les yeux à la lumière. Adam environné de grâces put se soustraire à la grâce. Terrible et lamentable exemple qui doit non nous décourager, mais nous faire trembler ; non justifier nos fai-

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