LES DEUX ROUTES
Comme l'entant de la promesse , vous avez vu s'échapper devant vous avec abondance, les eaux salutaires de la saine doctrine, auxquelles s^abreuvent les âmes.
La manne céleste ne nous a pas manqué non plus dans l'aridité de votre solitude, et vous aussi avez pu dire : Voici le pain que le Seigneur m'a donné, dans son amour, pour me nourrir. Aujourd'hui vous allez entrer dans une nouvelle ferre, la terre du monde, de laquelle on peut dire sans exagération qu'elle dévore ses habitants.
Plus heureux cependant que Tisraélite, le nouveau Moïse qui vous a servi de guide pendant la première partie du voyage, ne va pas se dérober à vous pour toujours.
Toutes les fois que vous le voudrez, vous pourrez pénétrer sous la nuée du sanctuaire où il vous redira les oracles divins.
Sachez-le cependant, mon fils, l'heure de l'épreuve va bientôt sonner pour nous. — Oui, l'heure où, sans manquer d'appui, vous serez remis entre les mains de votre propre conseil. Aujourd'hui vous n'êtes plus un enfant, bien que vous ne soyez pas encore ce qu'on appelle un homme.
Vous avez de l'enfant la faiblesse, l'inexpérience et la mobilité.
De l'homme, la fougue elles passions naissantes. — Mon fils, vous voilà sur le bord de deux routes.
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Ces deux roules, je vous les signale, et- de la [>arl de Dieu je vous crie : Je prends le ciel et la terre a témoin, que j'ai rais devant vous la bénédiction ou la malédiction , — la vie ou la mort.
La difficulté n'est pas de choisir, la difficulté est
de marcher. ,
Le choix; Jésus-Christ nous l'a indique quand il a ait • Oh ! que la voie qui conduit à la vie est étroite ! Ladifficulté; ilne l'a pas dissimulée non plus, lorsqu'il s'est écrié : Qu'il en est peu qui la suivent !... Mais que celte parole ne brise pas votre courage, car celui qui a voulu indiquer d'avance les aspérités de la route, a voulu aussi relever nos âmes par celte divine assurance : Je suis la lumière du monde, celui qui me suit ne marche point dans les ténèbres.