CULTE INTÉRIEUR ET EXTÉRIEUR
(( Vous voyez bien, mon Dieu, dis-je au dedans de moi, que vous ne pouvez vous refuser de faire grâce à cette ârne et à moi, puisque vous avez pardonné à la pécheresse et que vous avez exaucé la prière du larron. »
Dès cet instant cet homme fut converti ; il était entré pécheur dans le temple, le repentir, et plus tard par la grâce du sacrement, il en sortit justifié.
Elles ont donc une puissante influence sur nos âmes les pratiques extérieures et hh cérémonies symboliques de TEglise. Oh î qu'ils connaissaient bien mal les éléments qui constituent la nature humaine, les réformateurs du xv^ siècle, lorsqu'ils se mirent à briser les images, à renverser les stalues, à remplacer l'autel par une table, et à supprimer toutes les magnificences du culte extérieur, sous le vain prétexte de rendre â la parole de Dieu son action et sa puissance. Le temple, au sein duquel la réforme s'est assise, ressemble à ces palais vides et déserts que des curieux traversent en courant avec une froide admiration. Rien n'y parle à l'âme et encore moins au cœur. On peut bien visiter une fois ces sanctuaires sans Dieu ; on n'y rentre plus dès qu'on en est sorti. Qu'y viendrait-on faire, puisqu'on les a vus?
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Cependant, hâtons-nous de le dire, la poinpe el l'cclat qui accompag-nent nos saints mystères ne sont que des signes sensibles qui n'ont d'utilité et de valeur que par les choses plus excellentes qu'ils représentent. Puissant auxiliaire de la piété, le culte extérieur n'est pas la piété elle-même.
Elle serait donc bien à plaindre l'âme superficiel ie qui ne pourrait s'élever à Dieu sans ces secours qui ne sorU que secondaires et non d'une absolue nécessité !
Tel est pourtant l'écueil que peuvent rencontrer certaines personnes placées d'une manière trop dépendante sous l'empire de leurs sens.
Trop accoutumées à la splendeur qui se déploie dans les opulentes églises des grandes villes, la piété de ces âmes se glace sur l'humide pierre d'un pauvre sanctuaire de campagne. Elles oublient que si Dieu a consenti à se faire riche de nos richesses, il n'a pas dédaigné de se faire pauvre de notre pauvreté; ainsi tout déconcerte, trouble et rebute ces membres délicats d'un chef couronné d'épines.
L'heure des offices ne leur convient pas.
Leur longueur les gêne et les contrarie.
Le chant blesse leurs oreilles délicates.