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CHAPITRE XIII

Sacrement de Pénitence.

La confession vient de Dieu et elle est exercée par des hommes. Ces deux lignes suffisent pour raser, jusqu'au sol, tous les édifices de mensonges et de calomnies que des esprits légers ou méchants ont élevés contre cette institution si utile.

La confession vient de Dieu, et je n'en veux d'autre preuve en ce moment que son existence même, malgré les inconvénients, les difficultés, les quasi-impossibilités et les abus vrais ou supposés qu'ont signalés ses ennemis.

Non, jamais la pensée d'une pareille création ne serait venue à l'esprit d'un Sage qui n'eût été qu'un Sage.

Et si cette pensée eût pu germer dans une intelligence humaine, l'expérience lui aurait donné le plus éclatant démenti.

Mais cette institution divine, ce sont des hommes qui la mettent en pratique, faut-il s'étonner si de rares excès peuvent se glisser parfois dans son application ?

SACREMENT DE PÉNITENCE. iS3

Qu'on me nomme un don de Dieu, un seul dont la malice humaine n'ait interverti l'usage, et n'ait détourné de sa fin.

« Je dirais des choses effroyables, écrivait Montcs- « quieu, si je racontais tous les crimes dont les « meilleures lois ont été l'occasion ou le préce texte, »

Or, il s'agit ici d'une loi établie par Dieu même, exercée sous les yeux de Dieu, et avec l'assistance de Dieu.

Mais qu'ont fait tous les détracteurs d'une institution, si salutaire, et généralement pratiquée da«s l'Eglise catholique depuis son fondateur?

Ils ont volontairement et sciemment passé sous silence tous les avantages précieux qu'elle procure.

Ainsi ils n'ont rien dit de la sainteté et de la justice rendues à l'âme souillée de crimes.

Ils n'ont rien dit de la paix qui succède aux tortures du remords ou du désespoir.

Ils n'ont rien dit de la juste colère de Dieu désarmée par la glorieuse humilialion de l'homme.

Ils n'ont rien dit des innombrables bienfaits doni la confession est l'instrument pour l'individu comme pour la société : le joug des mauvaises habitudes brisé, la volupté éteinte, l'injustice réparée, la vengeance arrêtée, la colère apaisée, la calomnie détruite, le mensonge proscrit, la désobéissance et la révolte refoulées, l'orgueil brisé, toutes les vertus

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renversé dans la poussière.

Non , on ne rencontre pas un mot, dans leurs pamphlets, de tous les avantages que je viens d'énumérer.

Mais voici ce qu'ils ont fait : les abus que la liberté laissée à r homme rend possibles, ils les ont signalés, mis en évidence, sans tenir compte du bien.

Ces abus sont rares: ils les ont représentés comme fréquents et ordinaires.

Ces abus peuvent être commis par quelques-uns : ils ont affirmé qu'ils l'étaient par tous.

Ces abus trouvent une barrière puissante dans la grâce que Jésus-Christ a bien voulu attacher au sacrement, dans les sages prescriptions de TEglise, dans le caractère honorable de ses ministres, dans les précautions infinies placées entre la faiblesse humaine et l'accomplissement sacré du devoir; eh bien, non î les ennemis de la confession n ont pas eu la loyauté de rien mentionner de tout ce que nous

venons de dire.

Leur tactique, qu'on nous permette cette comparaison, n'est qu'une addition fausse et une soustraction frauduleuse.

Et c'est pourquoi nous ne devons pas craindre de leur attacher au front ce moi calomniateurs y car ils

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