‹ Direction pour la conscience d'un jeune homme pendant son educationChapitre 82 sur 128 · SACREMENT DE PÉNITENCE · texte numérisé non relu

SACREMENT DE PÉNITENCE

ont appelé le mensonge en aide à leurs rancunes et à 3eur orgueil blessé.

Libres penseurs, qui ne croyez qu'à vous et ne voulez relever que de vous, pourquoi empêcher ce jeune enfant de vouloir redemander la paix qu'il a perdue depuis qu'il a péché ?

Pourquoi détourner cette timide vierge, qui désire effacer la trace d'une imperfection légère, dont le souffle a paru ternir un instant son âme si pure?

Pourquoi nous éloigner du chevet du moribond, que les terreurs de la mort ont environné?

Oh 1 vous repoussez notre ministère de consolation et d'espérance : trouvez bon au moins que nous répandions le baume de nos saintes paroles sur les plaies qui saignent devant nous, car la confession n'est pas seulement l'aveu des fautes, c'est bien souvent l'épanchement de la douleur.

Or, la douleur est le lot de tous, du riche comme du pauvre, du puissant comme du faible, de l'enfant comme du vieillard.

Et c'est pourquoi le prêtre pourrait écrire au dessus du tribunal sacré où il siège, ces paroles de son divin Maître : Venez à wîoi, vous tous qui êtes oppressés par la douleur^ et je vous soulagerai.

Ennemis de la confession, vous qui n'avez pas assez d'ironies et de sarcasmes pour accabler les ministres de ce sacrement, je ne désire pour vous qu'une chose, c'est que Dieu vous accorde la grâce

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de connaître un jour tout ce qu'il y a de dévouement et de chariio dans le cœur d'un vrai représentant de Jésus-Christ.

Il avait sondé cet abîme de miséricorde, ce pauvre délaissé, dont je vais raconter l'histoire, qu'un homme de Dieu conduisait naguère à l'échafaud.

A l'exemple d'un certain nombre de criminels, celui-ci avait commencé par blasphémer, par repousser, et finalement par accepter avec reconnaissance la seule main dévouée qui lui était tendue dans son malheur.

Cet homme au cœur de rocher frappé par le bâton d'un nouveau Moïse avait laissé couler de larges pleurs de repentir.

La tête penchée sur le ^ein de son ami, de son père, l'infortuné s'avançait vers le lieu du supplice.

L'ange visible de la dernière agonie semblait le couvrir de ses ailes et le réchauffer de son amour.

Mon fils, lui disait-il, vous seriez bien heureux, n'est-ce pas, si Jésus-Christ, se rendant ici présent, venait vous dire, comme au larron pénitent et résigné : Aujourd'hui même vous serez avec moi dans le paradis?

Oh! oui, mon père, mais je ne puis prétendre à ce bonheur ; ce serait un miracle , et je ne mérite pas cette grâce.

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