‹ Directions pour la conscience d'un roi, ou, Examen de conscience sur les devoirs de la royautéChapitre 39 sur 55 · LOUIS XIV · texte numérisé non relu

LOUIS XIV

Là personne, Sikb, qui prend la liberté de vous éfcrfre cette lettré, n'a aucun intérêt en ce monde. Elle ne Técrit ni par chagrin , ni par ambition , ni par envie de se mêler des grandes affaires. Elle vous aime sans être connue de vous ; elle regarde Dieu en votre personne. Avec toute votre puissance, vous ne pouvez lui donner aucun bien qu'elle

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désire , et il n'y a aucun mal qu'elle ne souffrit de bon cœur pour vous faire connoitre les vérités nécessaires à votre salut. Si elle vous parle fortement, n'en soyez pas étonné , c'est que la vérité est libre et forte. Vous n'êtes guère accoutumé à l'entendre. Les gens accoutumés à être flattés prennent aisément pour chagrin , pour âpreté et pour excès , ce qui n'est que la vérité toute pure. C'est la trahir, que de ne vous la montrer pas dans toute son étendue. Dieu est témoin que la personne qui vous parle le fait avec un cœur plein de zèle , de respect , de fidélité , et d'attendrissement sur tout ce qui regarde votre véritable intérêt.

Vous êtes né, Sire, avec un cœur droit et équitable , mais ceux qui vous ont élevé , ne vous ont donné pour science de gouverner que la défiance , la jalousie, l'éloignement de la vertu , la crainte de

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