‹ Directions spirituelles a l'usage des clercsChapitre 16 sur 55 · III. — Les retours d'oraison · texte numérisé non relu

III. — Les retours d'oraison

L — Un retour immédiat d'oraison consiste à repasser idées et aOections pour constater déchets et proGts, remercier et se repentir, voir les sources et les remèdes des distractions, résumer l'idée mère de la méditation, condenser dans un bouquet spirituel et une maxime de l'Écriture le travail de l'oraison et en faire hommage à Marie.

11. — Mais l'oraison n'est pas un exercice passager, à confiner dans un angle de notre vie et à un moment isolé de nos journées. C'est le lever de soleil en nous, qui dégage lumière , chaleur, énergie féconde. L'oraison doit être l'âme de nos journées, il en faut vivre tout le jour : ce qui suppose des points de repère à travers notre vie et des retours d'oraison.

Le moins serait de rappeler l'idée mère de notre méditation, la résolution et le bouquet spirituel, aux deux anr/i'-lus ou aux visites qui suivent nos repas. — D'autres préféreront répéter ces retours d'oraison à chaque visite devant le Saint Sacrement. —Voici une pratique meilleure : c'est de rendre compte à Notre-Seigneur de son oraison durant son action de grâces après la communion, lui faisant hommage des pensées les plus lumineuses, des sentiments les plus chaleureux, des résolutions surtout qu'on y a formées. Foi, désir, union résument ces actes. Jai en moi par la communion la source de cette vertu, de cette grâce, de ce mystère que je viens de méditer : j'expose à cet Hôte divin le besoin et la faim qu'en éprouve mon âme, convaincu qu'il est le pain de mes désirs et qu'il vient précisément dans le but de m'élargir ce don; puis, secondant ses intentions et coopérant à son action, je me place en face d'occasions fictives ou réelles pour produire des actes de cette vertu en conformité avec mon oraison.

Pourquoi ne pas faire encore du chapelet comme l'oraison du soir en union avec Marie et la répétition de notre oraison du malin, en honorant la part qu'elle a eue à ce mystère, à cette grâce, à celte vertu qui a fait le thème de notre méditation; en lui exposant, comme on l'a fait déjà à Notre-Seigneur, le besoin et le désir que nous en ressentons^ et enfin, sûr de sa sainte intervention, en nous

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exerçant aux acte;^ intérieurs de la vertu en union avec elle : tel un enfant balbutie ses premiers mots, essaie ses premiers pas, prélude à ses premiers travaux, sous le regard et par l'inspiration de sa mère.

Les détails où nous sommes entré sur l'oraison ne paraîtront trop longs, nous en sommes persuadé, qu'à ceux qui manquent d'expérience et d'estime pour cet exercice capital de la vie spirituelle.

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