‹ Directoire canonique à l'usage des Congrégations à voeux simplesChapitre 15 sur 226 · partie · texte numérisé non relu

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L'histoire des ordres de femmes est, peut-on affirmer, parallèle à celle des ordres d'hommes. La plupart du temps, elles suivirent la même règle, furent soumises à la juridiction et à la direction des Prélats réguliers. Sans doute, jusqu'au XVie siècle, on ne connut guère parmi les femmes que des ordres contêmplatifs,^streints à la clôture et émettant les vœux solennels. Mais, dès cette époque, apparurent les congrégations de femmes, instituées dans le but d'exercer les diverses œuvres de religion et de miséricorde, et leur nombre ne fit que s'accroître durant le siècle passé.

Dans le but de diminuer la confusion qu'entraînait le grand nombre de nouveaux ordres ou de nouvelles congrégations religieuses, le IV^ concile de Latran, 1215(1), avait promulgue un décret, renouvelé par Grégoire X au de Lyon, 1274 (2), interdisant la fondation de nouveaux ordres sans l'approbation expresse du Saint Siège (3). Il nous évident que ce décret défendait d'introduire un nouveau genre de vie religieuse quelconque et de plus enlevait aux évêques le droit d'approuver de nouveaux ordres religieux. Saint Pie V par ses constitutions « Circa pastoralis^, 16 mai 1566 (4), et " Lubriaim ffenus », 1 décembre 1568 (5), se montra plus sévère encore : il ordonna la suppression de toutes les congrégations de femmes éricrées sans clôture et sans vœux solennels. Cependant dès avant et même après le Concile de Trente, quelques couvents de femmes avaient échappé à la solennité des vœux et à la clôture papale, p. ex. les Oblates de S^^ Françoise Romaine les Béguines en Flandres, etc. La raison en est qu'elles n étaient pas rec^ardées comme de véritables religieuses, soit parce qu'elles n'avaient pas de vœux, soit parce que leurs vœux étaient entièrement privés.

( ,)c. 9, X, de religiosis domibus, III, 36.

(2/c 1,' 11- t.. III, 17 in VP. . o • w

(3) Sur la valeur et l'extension de cette prohibition, cf. Bouix, de hirereiiulanum, t. I, pp. 193-209, éd. 1867.

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