‹ Directoire canonique à l'usage des Congrégations à voeux simplesChapitre 167 sur 226 · ARTICLE I. DES CONSEILLERS · texte numérisé non relu

ARTICLE I. DES CONSEILLERS

468. Les Conseillers doivent résider dans la maison habitée par le Supérieur général (1).

C'est ce que requiert évidemment la charge de conseiller. Non seulement il y a un réel avantage, mais aussi une véritable nécessité, à ce que le Supérieur général ait sous la main ses conseillers habituellement réunis, pour décider les affaires qui se présentent fréquemment dans l'administration. La S. Congrégation insiste spécialement sur ce point ; elle veut que le conseil soit, autant que faire se peut, au complet pour délibérer. Cela n'empêche pas que le Supérieur général ne puisse confier à un des conseillers une mission spéciale momentanée, p. ex. la visite canonique. Cependant en cas de nécessité, deux des conseillers pourraient demeurer hors de la maison généralice. pourvu toutefois qu'ils puissent facilement intervenir au conseil.

469. Les membres du conseil ne peuvent remplir des fonctions qui empêcheraient l'accomplissement de leur charge.

De ce chef un conseiller ne peut donc être Supérieur local, ni Econome général, ni maître des novices. Deux raisons nous paraissent motiver cette mesure que la S. Congrégation inscrit d'office dans les constitutions : l" l'importance de la charge de conseiller nécessite l'entière liberté afin de pouvoir aider le Général. Or on sait que les fonctions signalées comme incompatibles avec celles de Conseiller, ne sont pas des sinécures dans les Instituts. Mieux vaut donc remplir consciencieusement une seule charge, que deux avec négligence. 2" Le conseil général peut se trouver dans l'obligation de sévir contre le titulaire de l'une ou l'autre de ces fonctions, p. ex. contre le

(1) BizzARRi, 794 xvii, 10. — 796, art. vu. Nous ferons une fois encore remarquer que nous n'entendons aucunement donner ces prescriptions comme étant de droit général; elles indiquent la jurisprudence romaine actuelle à l'égard des Instituts à vœux simples, surtout pour ceux qui demandent l'approbation de leurs constitutions. Pour les autres, ces prescriptions serviront de direction; mais leurs constitutions approuvées sont leur code

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