‹ Directoire canonique à l'usage des Congrégations à voeux simplesChapitre 57 sur 226 · Les vœux sont les trois vœux essentiels de pauvreté · texte numérisé non relu

Les vœux sont les trois vœux essentiels de pauvreté

de chasteté et d'obéissance, auxquels aucun quatrième vœu

ne peut être ajouté (5).

Les trois vœux ordinaires de pauvreté, de chasteté et d'obéissance sont requis comme essentiels à la vie religieuse, et, bien qu'en dehors de ces vœux, il puisse y avoir des œuvres ou des services à vouer, cependant la S. Congrégation adopte cette mesure modératrice, habituelle, mais non d'une manière absolue.

(1) Voir ci-dessus, n'' 132 sqq.

(2) Codex juris can., can. 571, § 3.

(3) Codex juris can., can. 552. § 1.

(4) Voir ci-dessus n. 93 sqq.

(5) BizzARRi, 782, vu, 14 — 784, vni, 26 — 785, x, 3 — 795. XVM, 15: coll. Codex juris can., can. 487.

Pour mieux faire comprendre la pensée du Saint-Siège, voici quelques exemples de quatrième vœu non admis par la S. Congrégation, rapportés par Battandier (1) ; le vœu de stabilité, qui est compris dans celui de la p'ofession perpétuelle (2); le vœu de se dévouer à l'instruction, celui d'adopter les orphelines, celui d'hospitaliser, celui de la conversion des âmes dévoyées, le vœu de zèle et de perfection, de soigner son prochain, etc. Tous ces vœux sont compris ou dans la fin de l'Institut ou dans une des obligations qui découlent de la profession.

141. L'héroïcité des vertus peut être l'objet d'un vœu spécial, limité à une circonstance déterminée.

La perfection chrétienne, en effet, qui est le but de la vie religieuse, n'exclut pas l'héroïcité des vertus ; de là vient que celle-ci peut faire l'objet d'un vœu spécial, admis par le Saint- Siège. Au moyen âge déjà plusieurs ordres avaient ajouté un quatrième vœu, p. ex. les religieux de l'ordre de la Merci s'astreignaient à demeurer au pouvoir des Sarrazins, si la délivrance des chrétiens l'exigeait. Tout récemment la S. Congrégation a admis le vœu de se dévouer au service des pestiférés pour les Sœurs de charité de Sainte-Anne, Sarragosse (3).

142. Dans toute Congrégation qui a des vœux perpétuels, ceux-ci doivent être précédés, sauf l'exception prévue au can. 634, par la profession de vœux simples temporaires que le novice, ayant achevé son noviciat, fera dans la maison même du noviciat (4).

Le Code indique indirectement qu'il y a des Instituts où les vœux sont seulement temporaires, renouvelables ordinairement tous les ans; le canon ne les vise aucunement; mais seulement ceux où l'on fait les vœux perpétuels. Pour ceux-ci, qu'ils soient de droit pontifical ou de droit diocésain, le Code ne distinguant pas, une période de vœux temporaires est prescrite, comme préparatoire aux vœux perpétuels; sauf toutefois l'exception prévue au can. 634, dont il sera parié en son lieu.

Cette profession de vœux temporaires se fera dans la maison de noviciat. Si le novice, comme c'est le cas ordinaire, a passé tout son noviciat dans la même maison, il n'y a aucune difficulté.

(1) Ouv. cit. n. 149 sqq.

(2) Ces Instituts voulaient en cela imiter l'ordre bénédictin, où l'on fait vœu de stabilité; mais ils le comprenaient dans un sens tout différent, vu qu'ils l'entendaient de la stabilité dans l'Institut. Dans l'ordre bénédictin au contraire, le vœu de stabilité oblige le moine à demeurer dans le lieu de sa profession, et l'attache ainsi à une famille.

(3) 14 janvier 1898 ad 4. Battandier, n. 152.

(4) Codex juris can., can. 574, § 1.

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