‹ Disciples et successeurs de Theophile de Viau (volume 2)Chapitre 4 sur 93 · PRÉFACE VII · texte numérisé non relu

PRÉFACE VII

n'est qu'une tardive réparation, et nous espérons qu'elle le replacera au rang qu'il mériLe d'occuper. On oubliera qu'il s'est converli ou on meltra sa fui chrétienne sur le compte de la défaillance de son intelligence. S'il en était autrement, et si on lui tenait rigueur de cet acte de contrition, il faudrait rayer de la Libre-pensée tous les libertins du xvii" siècle et le vide serait difficile à combler !

Maintenant peut-on dire que Debénault a eu l'esprit philosophique? Si oui, ce n'a pas été « l'esprit philosopliique pratique » de Cyrano de Bergerac, il n'a pas compris quel bénéfice il y avait à attendre d'attaques contre la religion et surtout contre les Jésuites, à se poser en réformateur de la Société et en prophète de la Science. Il a manqué ainsi, nous le répétons, de savoir-faire. Peut-être est-ce parce qu'il était réellement convaincu du néant de la Renommée? Et, cependant un libertin qui n'aurait pas eu l'hypertlu^ophie du « moi » serait bien près de ne pas l'être !

Dehénault mort, il ne restera, pour le continuer, que son élève madame Des J-Ioulières, l'abbé de Chaulieu et le marquis de La Fare, trois libertins de petite taille!

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