veux
Memmiùs eut de toy les cfriices en partage, Fais-les, en sa faveur, briller dans cet Ouvrage; Cependant des Mortels arrête les terreurs\ Ecarte loin de nous la guerre et ses horreurs; Tu peux tout mettre en paix et sur mer et sur terre ; Car que ne peux-tu point sur le Dieu de la guerre? Souvent ce Dieu si lier, vaincu par tes appas, Dépose sa fierté pour languir dans tes bras: Sa tête est sur ton sein nonchalament panchée. Et l'amour tient son âme à ta bouche attachée; Ses yeux étincelans errent sur ton beau corps, Et nourrissent ses- feux en pillant tes trésors, Tant tu sçais avec art bien placer tes^ caresses, Allumer les désirs, provoquer les tendi'esses; Parle pour /es* Romains dans ces^ momens si doux. Nous demandons la paix, demande-la pour nous. Le dessein que je prens'^, veut un esprit tranquille, Puis-je /e' posséder dans ce temps difficile? Et de tant de Héros, Memmius digne fils. Peut-il donner des^ soins qu'au bien de son Pays? Non, brave Memmius, n'apporte à cette étude Qu'un esprit affranchi de toute inquiétude: Autrement tous mes soins seroient hors de saison. En vain j'entreprendrois d'éclairer ta raison. Bien loin de pénétrer ce que je vais t'apprendre, Tu te ralentirais^, avant que de l'entendre. Je vais d'un vol hardi rn élever ^^ dans les Cieux, Et là te faire voir quel est l'emploi des Dieux; Te ramener après dans la source des choses. Et des plus grands elfets te dévoiler les causes. Tu sçauras de quel fond la Nature fait tout, De quoi tout s'entretient, en quoi tout se résout. Quels sont ces simples corps, cette simple matière, Qu'on nomme premiers corps, et matière première. Parce que tout vient d'eux, et qu'ils sont éternels; Car loin de nôtre esprit ces pensers criminels,
: fureurs.
Id.
: leurs.
Ici. :
: Tu sais avec tant darL dispenser tes.
Id.
: tes.
Id.
: des.
Id.
: fais.
Id.
: me.
Id.
: ses.
Id.
: rcbuterois.