Dulcc in immensis posito ruinis
Neminem laetos habuisse vultus.
2. Ille déplorât, queriturque fatum, Qui secans fluctus rate sing'ulari Nudus in portus cecidit petitos.
^quior casum tulit, et procellas, Mille qui ponto pariler Carinas, Obrui vidit, tabulaque littus
Xaufraga spargi ; nuire cuiu coactis Fluctibus corus proliibet l'averti.
3. Questus est Hellen cecidisse Pliryxus Cum gregis ductor, radiante villo Aureo fralrein, simul et sororem Sustulit tergo : medioque jactum Fecit in ponto.
Qu'ils virent fondre dans la mer D'autres mers des Cieux répandues :
Et dessous ces mers confondues La Terre à la fin s'abismer; Ils purent (tous deux seuls) entre le Ciel et l'Onde, Supporter la perte du Monde*.
Ce triste bien des misérables, D'avoir à qui se comparer.
Ne peut guères plus nous durer :
Les vents deviennent favorables.
Ils s'en vont disperser nos pleurs, Si-tost qu'ils souilleront en poupe.
Et nostre mal-heureuse troupe Répandra bien loin ses nial-heurs; Ce sera lors pour nous une grande infortune. De n'en avoir plus de commune-.
Hélas! quand le vent et la rame, D'un fatal et commun accord, Nous auront éloignez du bord.
Quel sera Testât de nostre âme?
Quand les flots devant nous croistront; Que l'eau nous ravira la terre :
Que ces grands voisins du tonnerre, Les Monts à nos yeux se perdront.
Et que pour comble enfin de nos mal-heurs extrêmes. Nous ne nous verrons plus nous-n)esmes^.
Alors panny cenl cris de joye La mère en pleurs avec son iils, Luy montrant du doigt son pais, Dira, c'est là que brusle Troye.
Où tu vois en l'air ondoyant Ce nuage épais de fumée.
Là cette Ville renommée
Tenuit querellas Spargel, hue illuc agitala classis
El vir, et Pyrrhe, mare cum vidèrent. Et tuba jussi dare vêla nautae.
Et nihil praeter mare cura vidèrent,
Unici Terris hominos relicti. 3. Cum simul ventis properante remo
Prenderint ailum, fu^ietqnc littus :
Solvel liunc coetuni, lachrymasque ; Quis status mentis miseris, ubi oiiinis
(nostras Terra decrescet, pclagusquo crescet
Celsa cum longe lalitabit Idc.
N'est plus qu'un bûcher flamboyant, Nous n'appercevrons plus nostre terre natale, Que par cette marque fatale ^