‹ Disciples et successeurs de Theophile de Viau (volume 3)Chapitre 17 sur 53 · AMIS DE BLOT · texte numérisé non relu

AMIS DE BLOT

Bassompierre (maréchal de).

Sur Richelieu (1642).

Richelieu (1) prolonge son sort Alors que chacun le croit mort.

Et meurt lors que moins on y pense.

Quel plus grand fourbe peut-on voir ?

Il a trompé toute la France, Et trompe nostre désespoir.

Charles de Besançon (2).

Couplet (1631).

AIR XXVIII

Gaston, qui sçavez mieux que nous

Tous les secrets de la taverne.

De celuy-cy souvenez-vous,

Ou bien je crains qu'on ne vous berne:

Ma foy, ne faittes pas le veau,

Frajipez si fort qu'on vous entende (.'>),

(1) Épitaphe de Richelieu avant sa mort. Cette pièce donnée au maréchal de Bassompierre par le Ms. 538 du Musée Condé, est attribuée à tort :i Blot dans le Nouv. siècle de Louis XIV, de Sautrcau de Marsy, I, p. 9).

(2) Charles de Besançon, de Bazoches, fils de Charles de Besançon, seigneur de SouHgné et de Bouchemont, gentilhomme de la Chambre de Catherine de France, duchesse de Bar, et de Madeleine Horric. Né entre 1595 et 1599, mort en 1G69. Il avait épousé, le 30 juin 1619, Marie d'Héricourt, fille de Charles dHéricourl. maréchal de camp, seigneur de Courcelles, et de Catherine d'Anglurc, dont il eut un fils Charles et une fille Marie. Ce Besançon est l'auteur de la Satyre du Temps publiée pour la première fois à la suite de L'Espadon satijrique. Par le sieur Dexternod, Lyon, Jean Lautrel, 1622 (troisième édition de L'Espadon). Il est également l'éditeur du fameux Cabinet satyrique do 1618 que nous avons attribué par erreur à Charles de Beauxoncles, le parent de Sigognes, les initiales C. D. B. le désignent certainement. Besançon a été, dans son adolescence, l'ami de Claude Desternod, de Théophile, de Berthelot et autres libertins de marque ; c'est tlaiis les cabarets de Paris, ou leur troupe joyeuse se réunissait, qu'il a fait leur connaissance. Après la mort de Théophile, à qui il avait dé<lié sa Satyre du Temps. son existence a été très mouvementée. Xous donnerons dans notre Supplément à la Bibliographie des recueils collectijs de poésies libres ri satyriqurs publii^s de KiOO à 1620, une notice sur Charles de Besançon qui justifie l'atlributioM qiunous lui faisons du Cabinet satyrique et qui explique l'erreur dans huiuolle est tombé Tricotel au sujet de l'auteur de la Satyre du Temps. H a bien existé un Nicolas Besançon, mais celui-ci n'a eu aucune relation avec Théophile de Vian,

(3) Var. : Frappez si haut qu'on vous entende.

Puisqu'au seul tac, tac du couteau On a tout ce que l'on demande (1).

Le Grand Condé.

La chanson suivante fut faite par le 4uc d'Enghien lorsqu'il descendit le Rhône avec le marquis de La Moussaye (1643). La Moussaye parle et Condé répond (Ms. 12 666).

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