‹ Disciples et successeurs de Theophile de Viau (volume 4)Chapitre 117 sur 169 · V. Allez et venez par les riies · texte numérisé non relu

V. Allez et venez par les riies

Vous rencontrez des hausse-cous.

De vrais visages de hibous,

Guindans leurs chefs comme des griics :

L'un, en guise de lansquenet.

De ses fourreaux de pistolet (3)

Arpente gravement tout le long de l;i pl;uc :

L'autre plus fier, sans se presser.

Vous crie un gare avec audace

Vingt pas avant que de passer.

(I) la plus grande partie dos maisons de Mailri<i sont do bois et de plAlie (de BI.|.

(î) Les nies de Madrid sont les pins sales cl les plus mal pavées d" lonlr l'Europe (de Bl.). — Voir le poème du baron de Walell" : /.es Hiiès de Madrid.

(3) Les chausses des espagnols sont si élroiles. qu elles semblent être collées. sur leurs cuisses, et cela a tout à fait la iignn? de fourreaux de pistolet (de BI.).

VI. Dans les carrelours et les places On voit Cordeliers, Thcatins (i), Faire comme des Tabaiins Mille impertinentes grimaces :

A l'exemple d'un charlatan Qui pour vendre son oiviétan IMèle cent quolibets li cent traits de Satyre; Ces Apostres sans mission Vous l'ont presque cstoutler de rire Mesme en preschant la Passiofi.

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