A DAMON
Je sais que Partisan d'une austère sagesse, Que nourri de l'esprit d'Epicure et Lucrèce, Tu penses que le Sage avec tranquillité Laisse couler en paix cette suite d'années Dont nous font en naissant présent les Destinées; Qu'il ne doit, occupé de son oisiveté, S'embarrasser des soins de la Chose publique. Mais goûter à longs traits la molle Volupté Loin du tourbillon politique.
1. La première version de ilii présente une variante pourles quatre derniers vers
Qui sçait si devenu lidèle Il ne brûlera point dune ardeur éternelle, Et se livrant entier à qui scùt le charmer, Il ne sert point un Dieu qu'il n'ose plus nommer.