‹ Disciples et successeurs de Theophile de Viau (volume 5)Chapitre 123 sur 202 · SUR LA PARESSE. A L'ABBÉ DE CHAULIEU · texte numérisé non relu

SUR LA PARESSE. A L'ABBÉ DE CHAULIEU

Pour avoir secoué le jouj; de quelque vice, Qu'avec peu de raison l'homme s'enorgueillit! Il vit frugalement; mais c'est par avarice ; S'il fuit les voluptés, hélas, c'est qu'il vieillit.

Pour moi. par une longue et triste expéiience, De cette illusion j'ai reconnu l'abus ; Je sais, sans me flatter d'une vaine apparence, Que c'est à mes défauts que je dois mes vertus.

Je chante les bienfaits, favorable Paresse, Toi seule dans mon cœur as rétabli la paix : C'est par toi que j'espère une heureuse^ vieillesse; Tu vas me devenir plus chère que jamais.

Ah ! de combien d'erreurs et de fausses idées, Détrompes-tu celui qui s'abandonne à toi! De l'amour du repos lésâmes possédées.

Ne peuvent reconnoître et suivre une autre ^ loi.

Tu fais régner le calme au milieu de l'orage, Tu mets un juste frein aux plus folles ardeurs; Tu peux même élever le plus ferme'* courage, Par le digne mépris que lu fais des grandeurs.

1. (-elle pièce a paru pour la première fois dans le Nouveau choix de pièces oésie, I p., 1715; elle a ctc insérée, par Fouquct, dans l'édition de 1774 des Œuvi

de poésie, I p., 1715; elle a été insérée, par Fouquct, dans l'édition de 1774 des Œuvres de Chaulieu.

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