RÉFLEXIONS MORALES
sur l'envie immodérée de faire passer son nom à la postérité.
La sçavante Chéron par son divin pinceau,
Me redonne un éclat nouveau,
Elle force aujourd'huy les Grâces, Dont mes cruels ennuis et mes longues douleurs, Laissent sur mon visage à peine quelques traces,
D'y venir reprendre leurs places; Elle me rend cnlin mes premières couleurs.
Par son art la race future Connoîtra les présens qui me fit la Nature. ICt je puis espérer qu'avec un tel secours. Tandis que j'erreray sur les sombres rivages .le pourray faire encor quelque honneur à nos jours,