Id. : J'aperçois déjà la Parque
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Et Garon fréter la Barque Qui va bientôt me passer.
ÉPITRK DK L'ABBK COLRTIN A L'ABBÉ DE CHAULIEU
Le premier jour de l'an mil sept cenf sept,
Salut en vers un tien ami Cenvuie.
Puissent tes jours, filés d'or et de soie,
Dans celui-ci couler à ton souhait,
Sans qu'on te paie en billets de monnoie f
Cela pose, je te dirai, tout net.
Ce que de toi je veux par ce billet :
De virqouleuse une demi-douzaine,
Xombre pareil du j)lus beau saint-germain :
Fais mieux encore; une corbeille pleine
De fruits choisis, et rang es de ta main.
Fort à propos me viendrait pour demain,
Et devers moi te tiendroil lieu d'étrenne.
Tu me diras, sans doute, avec raison :
« Mes fruits sont bons, tes vers ne valent guère ».
Or ne va point le prendre sur ce ton,'
J'en suis d'accord, et voudrois en mieux faire.
Que si par là ne puis te satisfaire.
Faut essayer de quelqu autre façon,
A te mander chose qui puisse plaire;
El le voici. Me vint hier un dindon
Du bon pays d'où trois fois la sem,%ine
Les coquetiers arrivent à foison
Sur certain quai, près la Samaritaine.
A ce dindon sont jointes deux perdrix,
Bouges s'entend, et d'un fumet exquis.
Pour les manger, prends jour avec la Fare.
Quatre serons, sans plus ' tu m'entends bien?
Lors fusses-tu de tes fruits plus avare.
Tu conviendras qu'il y va plus du mien,
Car bien je sçais quel sort je me prépare,
El qu'en tel cas, tous deux ne valez rien.