CONCLUSION
Cy dessous gist le fameux Des Barreaux
Palriarche des indcvots :
El qui mourant pieux comme un apôlre, Croioit en Dieu tout comme un autre. (La Place)
Pierre Bayle, le savant et judicieux critique dont l'indépendance d'esprit est au-dessus de tout soupçon, a consacré dans son Diclioiinaire critique (Amsterdam, 1698) un article à Des Barreaux pour lequel il s'est servi des témoignages intéressés des amis de sa famille :
« Plusieurs sans le counoistrc ont parlé de lui comme d'un impie et d'un athée, mais la vérité est qu'tiormis quelques saillies dans la chaleur de la dispute, oii il poussoit quelquefois son raisonnement trop loin, il n'a jamais faitparoître que ses sentimens allassent à nier l'existence de Dieu. Il y avoit quelquefois de l'emportement trop fort dans ses petites chansons de déhanche. Voilà ce qucporteni les mémoires que l'on m'a communiqués... »
Malgré ces données inexactes, Bayle a tracé d'une manière définitive la psychologie de ce lil)ertin qui est celle de presque tous les lil)ertins du xvii° siècle. L'Illustre dél^auclié a été de la catégorie des hommes qui sont incapables d'avoir une oi)inion rétléchie et déQnilive sur quelque question que ce soit, à plus forte raison sur celle delà divinité qiii est insoluble j)ar les seules lumières de