‹ Disciples et successeurs de Theophile de ViauChapitre 5 sur 96 · LA DECOUVERTE DES POESIES · texte numérisé non relu

LA DECOUVERTE DES POESIES

lîiay. dAiiloiiic do Somnia\ illr. de ('Mii-din liosoiiyiic, etc., de. ; de iGôi à 1700, eeux de Cli. de Sorcy. de (Ihamlioudry, de Jean Ribou, des LoYSon, de Quinel, elc., ele. ^()Ils irévaluons pas <à moins de 190 le nombre des publications de ce genre conleiianl plus de lô.ooo i)ièccs intéressantes, soit au point de \ ue de la forme, soil au jioint de vue des idées et des mo'urs. Tous les auteurs (mille environ) sont représentés : les |)lus illustres comme Mallierbe. (îorneille, Racine, etc.. et les plus insignitlants comme Kosset, Laurent de Lallemas, l'abbé de Francheville, etc., etc. Poui'quoi parmi cette masse énoi'me de [)ièces non signées ne s'en rcncontrerail-il pas de Des Barreaux;' Et, le casécbéant. comment arriver à les distinguer i* Le problème était facile à l'ésoudrc sous la d()id)le eoudilion (ra\oiren mains des poésies d'une source indiscutable ajjparleuaut à l'écrivain et de les retrouver au milieu d'autres de même facture et de même esprit, les éditeurs de recueils collectifs ayant dû logiquement être amenés plus d'une fois à grouper les productions d'un même auteur. Cette bypothèsc devient une certitude si les pièces anonymes en question ne sont attribuées à ])ersonne ou ne figurent pas dans des « Œuvres » i m |) ri niées séparémenl.

Nous av(jns appliqué cette manière de |)r()céder à Des 13arreaux:. Il nous a tout d'abord fallu découvrir — en deliors du fameux sonnet — des poésies dûment signées de ce poète. Ce premier pas a été rapidement franchi : Le Uecueil de Conrart (lîibl. de l'Arsenal), celle mine incompai'ablc où v mt [>uiser tous les amis du Grand Siècle, nous a donné :

3i35 : VERS DE M' DES B.VRKEVUX, seize pièces et 'ii:u). T. XXIV, in-/|", une pièce :

1. Sonnet. .1/1 .' j'ay veu celle iiiiit ces sources de lumière (3i35, p. m ).

2. Elégie. Bel astre des mortels, Soleil, père du jour (Id., p. 98).

3. Sur une séparation. Déchiré de mille douleurs (Id.. p. io()).

!i. Adieu de Tyrsis à Marie. Faul-il (juaje te die adieu (Id., i). lo'i).

.5. Sonnel. Gcmissanl sons le faix d'une triste aventure (Id., p. 108).

C). Chanson sur le C. de Hichelieu amoureux de Marion de Lornie. 7 aime

une beauté sans seconde (îd., p. 107).

7. Chanson. J'avais donné charge à mes yeux (T. X\I\ , 'iiay, p. Ii'i;.

DE J. VAl.LKr: Di:S UAIUUiALX 3

8. Soimot sur un (1(''sos(){iir. Je m'en vnii à hi inirl oii loiitc la nalure f3i3r>,

p. IIOi.

g. Chanson. Je ne cra'uu poinl en eelle guerre (Fd , p. 107;.

10. Jouissance. Je snU i^ninqneur d'une nmislresse (Id , p. gg).

11. A Calisie qui avoit ordonne à son aniaiil de no luy parler plus de son

amour. Moy qui ne dors ni nuit ni Jour (Id., p. io.")j.

12. SonncL .\'es(re ni minjislral, ni marié, ni preslre (Id., p. 110).

i3. Sonnet sur un ])or(rait promis. Ta seule peinture est un ouvrage immortel (kl., p., 10g).

1:4. Sonnet. 7"ov qui portes mon c<cur dessus Ion beau visage (Id., p. iiij.

i3. Indignation. Traîtresse, est-il donc vray que Ion âme perfide (Id., p. 102).

iG. Sonnet eu forme de rondeau. Trompeurs miroirs des cœurs, infidcUes lumières ( Id., p. logK

17. Klégie pour M.- 1). L. L'n amant nfjligé dans un triste séjour (Id., p. g4).

Sur CCS dix-sept picccs. douze (inl clc imprimées (une sig. C, une sig-. D. B. et dix anonymes) dans les recueils coUeclifs pendant la A ie de Des Barreaux :

La 10'' dans le Bec. de Scrcy, I"" p.. i" éd., iG53 ; les 5" (sig-. C.) et iG*' dans la IT p., iGôo. e! la lô'' (sig. J3. B.) dans la IV'' p., i658. Les b% 10" et 10" sont, en outre, dans la IL p. du Becucil de 1GG7.

La 9' (une strophe seulement anonyme) dans les Airs et Vaudevilles de Cour. iG65.

Les I"'. h% G% 8-, iV, 14- et 17' dans la IL p. du Becueil de 16G7.

Dix de ces pièces, plus de la moitié, se lisent, on vient de le voir, dans la IL partie du Becueil de quelques pièces nouvelles et galantes, tant en prose qu'en vers... Cologne, Pierre du Marteau, 1GG7, in-i2 de 4 ff- et 282 p., publication absolument remarquable, comme la L" partie (1" éd., iGGo). par le choix des morceaux qui la composent. Particularité à noter, ces dix poésies ne se suivent pas dans ce Becueil de 1G67, elles sont réparties arbitrairement ' entre dix neuf aulres, et l'origine de ces vingt-neuf pièces semble commune. Parmi les dix-neuf étrangères au Becueil de Conrart

(0 Dans l'ordre suivant : 10. i!. i3, l'i, 18, 20. 28, 20 et 27, mais il est nécessaire de préciser (\\ic les pièces i à g de ce Ih'c. de JGG7 comprennent exclusivement les sonnels maléii.ilisfes que le Recueil de Conrart ne pouvait nous transmettre et qui n'ont d'ailleurs jamais été imprimés en France.

4 i.v Di:coi \ i:!\Ti: des poksiks

une por[o riiiitinlo (1. ' : Du plus bas eshiijc du inonde, dans la H" \). du l\ec. de Sorcy, iG53.

Si nous lie nous almsons ]-»as, ces conslalalions dc'sionoiil clairement la II" p. du I\ec. de iddy eomineayanl eliaiiee(l(> renfermer les poésies de Des Barreaux, dix |>ire(\s élant indiseiilablejnenl de lui. En esl-il de mrmc des dix neuf rcslanles dont deux a\aicnt paru dans le Keeueil de Sci'cy, et de quel([ues autres que nous croyons avoir découvertes dans Us mannscrils de la Bibliothèque Aalionale el de la lîihlifithèque Sainte (i!ene\iè\e ? La biographie du Poète, en nons iixant sur ses ma:^nrs et sur les événemenis de sa vie, nous pei-met de répondre airirniaH\ enient à celte question.

Les poésies anonymes amoureuses et liberlines (jue nous attribnons à Des Baii'eanx portent en elles la marcpie de leur authenticité : le fond et la forme ne laiss(Mit planer aucune incertitude sur le nom de leur auteur.

Les premières ne peuvent s'ap[)lic[ucr à tFautres personnages que Marion de L'Orme et Des Barreaux. ILst-il utile de citer, ù rai)[)ui de celle alTirmation, les initiales \L D. L. placées en tête d'une élégie, les allusions |)récises à l'un des frèi'es cl aux deux sœurs de Marion. le litre des slances mentionnant la rivalité du Poêle avec le cardinal de Bichelieu. etc.. etc.!»

Les secondes éinanenl <( dnn esprit l'oil » comme Des Barreaux se qualiliaiten ])leine santé: elles rellètent les théories matérialistes (|ue lui prèhMit Talleinant, Marcassns et (Jiiy Patin, (;t commentent éloquemnienl une existence consacrée au plaisir et à la volupté.

La langue des unes cl des autres révèle un écri\ain de race, elle lui assigne un rang entre Maynard - et son ami Saint-Pavin-'.

(i; Celle iniliale C figure souvent, par erreur, dans le IJec. de Scrcy, elle est au bas de pières de : Fr. Maynard, Jugueuay. M<iidplaisir, Monlrcuil, elc. Kllc se lit ég.deinetil dans la 11'^ p. du Uec. de Serey au l);;s du sounel : Géinismiit S(iii> le fuir il'mic Iri^.lc (irrniiirc, (\\\\ r>[ si;^iié Des lîancauv dans le Rcc. de Coniail. I. \\l\, in-'i.

{'A) ¥r. Maynard ('l'oulonse, l:)^î:^, Sainl-Céré, ■>.H dt'-(cini)ic i(i'|(ij, le plus reinanpiable des disciples de Malheibe.

(3; Nous donnons à la snile de Des liaiTcaux. une noiice sin- Saiiil-l'a\ in.

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