II I
mêmes les avis qicils jugeront utiles, dans le sens indiqué pa?^ le Cinquième Concile.
A propos de l'élection qui a eu lieu cette semaine, je crois utile de vous dire quelques mots, Mes Très Chers Frères.
'" Grâces à Dieu, les sages conseils qui vous ont été donnés par votre Archevêque ont été observés fidèlement (du moins par la généralité des paroissiens) ; je vous en félicite de tout mon cœur, M. C. F., et je suis persuadé que vous avez déjà trouvé dans la paix et la joie d'une bonne conscience la récompense de votre docilité aux saintes lois de la vérité, de la justice et de la charité. (Mais comme malheureusement il y a eu quelques exceptions, nous devons en gémir devant Dieu et prier pour ceux qui se sont oubliés, afin que rentrant en eux-mêmes ils reconnaissent leur faute et s'efforcent de la réparer à l'avenir.)
''''''■ (Si des désordres graves ont en lien, on lira ce paragTaphe comme sidt .•) J'aurais été heureux de pouvoir vous féliciter tous sans exception à la suite de cette élection ; mais vous connaissez comme moi, M. C. F., ce qui s'est passé. Les bons chrétiens, les véritables enfants de Dieu, sont encore en grand nombre dans cette paroisse ; je les invite à prier avec ferveur afin que Dieu donne aux coupables la grâce de se reconnaître et de réparer les fautes et les scandales qui ont affligé les bons citoyens et appelé une espèce de déshonneur sur cette paroisse.
Maintenant, j'ai quelques avis importants à vous donner. Pendant l'excitation de la lutte il s'est probablement dit et fait bien des choses qui ont pu causer de la peine au prochain. Je vous invite tous, M. C. F., à vous pardonner mutuellement toutes ces offenses, aussi sincèrement que
vous désirez obtenir du Bon Dieu le pardon de vos péchés : autrement, comment pourriez- vous dire dans votre prière : A^otre Père . . . pardonnez-notis nos offenses, comme nous pardonnons à cenx qni 71021s ont offensés .^
Il y a parmi vous un parti qui a gagné la victoire et un autre parti qui a succombé ; les vainqueurs ne doivent pas s'enorgueillir, ni chercher à humilier les vaincus ; ceux-ci ne doivent pas conserver de rancune ni de haine. L'humilité et la charité sont deux vertus essentielles à de vrais chrétiens, et les deux partis doivent les pratiquer de leur mieux.
Oubliez maintenant, M. C. F., vos divergences politiques et travaillez tous ensemble, avec une égale bonne volonté, au bien de votre paroisse, de votre comté et de votre patrie. Ne laissez pas entrer ces divisions politiques dans vos affaires de fabrique, de municipalités et encore moins dans vos relations de famille.
Dieu est charité, dit le Saint-Esprit, et ceux qui doneurent dans la charité demeurent dans la lumière, ils ont la vie e}i eux ; la charité est la plénitude de la loi, c'est pourquoi ceux qui nont pas la cJiarité sont morts aux yeux de Dieu.
S ou venez -vous aussi que Dieu résiste aux orgueilleux et donne sa o-rdce aux Ju un blés.
Pastoral Letter of His Grâce E.-A. Taschereau, Arch-
biJiop of Qttebec, on the duticsof electorsduring-
the élections ^
Soon, Our Dearly Beloved Brethren, you shall be called to elect a member to represent your county in
1 — Voir la note au bas de la page 103.
Parliament. Our pastoral charge urges us to recall briefly to yoii your obligations of conscience, in this circumstance so solemn and so important to yoii and to the whole country.
The great error of modem times tends to banish God from civil society and estrange it from religion. Those imbued with this error admit, at least apparently, the truth of the JLidgment which Jésus Christ shall one day pass on ail men, but they want to confine the object thereof to private conduct. They forget that thesame God vho shall judge individuals is also He who jîidges the people (Ps. VII, 9), and that a most severe jiidgment shall be for ail theni that bear ride (Wisdom, VI, 6), as on those who are ruled. No man shall be exempt therefrom.
He shall therefore judge the candidates ; He shal judge the electors ; He shall judge ail those who, in any way whatsoever, take part in élections. He shall demand an account of your intentions, of your choice, of your vote, of your words, of your acts, in the exercise of that important right to vote which the constitution of our country grants, and guarantees you. God shall therefore, one day, ask you for whom, why, and how you shall hâve made use of this right. Not a word, not a step, not a thought, how hidden soever in your heart, shall escape His all-seeing eye.
It is therefore extremely important, O. D. B. B., that during the élection which is about to take place, you should so keep the laws of sobriety, justice, charity, truth, and prudence, that your conscience may reproach you nothing at the hour of death.
You love your country, O. D. B. B. ; this sentiment which nature bas implanted in your heart, religion approves and sanctifies. Religion goes still further ; for by making known to you the divine law, she procures you the infallible means of securing to your country that tranquillity, that stabillity, that true liberty, which can be found in truth, justice and charity alone.
During this élection certain disorders must be avoided, certain rules of prudence must be observed in order not to err.