Messe solennelle du second joicr. Le second jour
on chantera une grand'messe, à l'heure la plus commode,
avec diacre et sous-diacre, si c'est possible. Ce sera,
jusqu'à nouvel ordre, la messe votive Pro pace. Cette
messe a les mêmes privilèges, les mêmes mémoires et
souffre les mêmes exceptions que les messes solennelles de l'ouverture et de la déposition. ^ Couleur violette. Jamais de Gloria. Credo seulement le dimanche. Kyrie de seconde classe excepté le Mercredi des Cendres et la Semaine Sainte, où l'on chante celui du carême. Préface commune même le dimanche, excepté durant le carême, le temps pascal et les octaves qui en ont une propre ; mais non la préface propre de la fête du jour.
Quand on chante la messe du jour, on fait mémoire de la paix de la même manière qu'on fait mémoire du Saint Sacrement au jour de l'ouverture et de la déposition ; mais on omet celle du Saint Sacrement.
Après cette messe, il n'y a ni procession, ni cérémonie particulière.
On omet cette messe si l'on né peut la chanter convenablement à un autre autel qu'à celui de l'exposition.
T9. Le jour de r ouverture. A la messe de l'exposition, le célébrant consacre deux grandes hosties, dont l'une est destinée pour l'exposition.
Jusqu'à la communion on peut se contenter du nombre ordinaire de cierges.
Avant les ablutions, le sous-diacre, ou un prêtre en surplis, ou à leur défaut, le cérémoniaire, apporte l'ostensoir couvert d'un beau voile blanc et le place debout près du corporal, du côté de l'épître. Le diacre, ou le célébrant à son défaut, le découvre, le met sur le milieu du corporal et l'ouvre. Le célébrant y met lui-même la lunule qui renferme l'hostie consacrée. Le diacre retourne l'ostensoir et le laisse sur le corporal sans le
1— A cette messe pm pace, on fait mémoire du S. Sacrement mh unica conclusione. [S. R. C. 18 mail 1883.)
■couvrir. ^ La messe s'achève avec toutes les cérémonies et génuflexions prescrites en présence du Saint Sacrement exposé. Après le dernier évangile, s'il y a à réciter des prières commandées par l'évêque, le célébrant les dit comme d'ordinaire.
20. La p7'Ocessioii de r oiiverhcre. Si l'église est assez grande pour qu'on puisse y faire convenablement la procession, on ne sort point au dehors ; dans le cas contraire, on sort, mais seulement à une petite distance et on n'arrête à aucun reposoir. Si la procession est impossible, on fait les mêmes encensements et l'on chante les mêmes morceaux, à part le Tantum ergo ... et Genitori . . . qui ne se chantent qu'une fois, tout le monde demeurant à genoux.
Après la messe, ayant fait la prostration, le célébrant et ses ministres vont à la banquette déposer leurs manipules. Le célébrant ôte la chasuble et revêt la chape de la couleur dite au No 14. Il met de l'encens dans deux encensoirs, s'il doit y avoir procession, sinon dans un seul. Il vient ensuite avec ses ministres faire la prostration in piano et se mettre à genoux sur le degré inférieur de l'autel. Le célébrant encense le Saint Sacrement de trois coups comme d'ordinaire, reçoit le voile humerai, monte à l'autel, se met à genoux sur le plus haut degré et reçoit du diacre, qui est debout, l'ostensoir entre ses mains couvertes du voile. Il se relève aussitôt et se retourne vers le peuple ; le diacre passe à sa droite et le sous-diacre à sa gauche.
Les chantres entonnent alors l'hymne Pange, lingna que l'on chante lentement, comme il est marqué au
1 — S'il est impossible de faire la procession, l'ostensoir est placé de âuite sur le trône.
Jeudi-Saint, et si la procession doit durer longtemps, on répète Tanticm ergo entre les strophes. On observe les cérémonies prescrites pour le Jeudi-Saint.
Afin que le célébrant puisse se mettre en marche immédiatement, on aura soin d'organiser la procession un peu d'avance.
Si quelque confrérie doit faire partie de la procession, elle marche avec sa bannière en tête, avant la croix qui est portée par un clerc en surplis, entre deux acolythes. On descend par le côté de l'évangile et on revient par celui de l'épître.
Au moins huit prêtres, ou clercs, en surplis, ayant des cierges allumés, précèdent le Saint Sacrement qui est encensé par deux thuriféraires. Lorsque la procession doit sortir de l'église, quatre clercs, ou au moins deux, aux côtés du dais, portent des fanaux allumés au bout de tiges assez hautes pour que ces lumières soient visibles au-dessus de la foule.
21. Après la procession de Touverticre. Le clergé en rentrant au chœur se rend immédiatement à sa place sans aller faire la génuflexion au pied de l'autel, et se met à genoux.
Le célébrant, arrivé au bas des degrés, remet au diacre, qui est à genoux in piano, l'ostensoir que celui-ci va placer sur le trône préparé pour l'exposition. Le célébrant et le sous-diacre restent à genoux sur le plus bas degré.
Les chantres entonnent de nouveau Tantinn Ergo . . . Genitori . . .çX.\it célébrant encense comme d'ordinaire. Immédiatement les chantres commencent les litanies des Saints, qui sont suivies du psaume 69 et des versets comme aux Rogations. Le prêtre dit aujourd'hui (mais non pas le dernier jour) Domintcs vobisann, avant les.
oraisons comme aux saints ordinaires, ajoutant après l'oraison pour le Souverain, les oraisons Deus, 7^ef7Lgmin, et Omnipotens, sempiteriie Deiis qui est la dernière de celles qui se disent aux Rogations. On y ajoute comme aux Rogations les trois versets : Dominé, exaudi orationem nieam . . . Exaîidiat 710s . . . Et fideliiim . . .
Après cela, le célébrant fait la prostration avec ses ministres et s'en va à la sacristie, ainsi que tout le chœur.
22. Le jour de la déposition. La messe se célèbre à l'autel de l'exposition, avec toutes les cérémonies voulues en présence du Saint Sacrement exposé.
Après la messe, le célébrant étant revêtu de la chape, et à genoux au pied de l'autel, comme au premier jour, on chante les litanies des Saints, avec le psaume 69 et les versets comme aux Rogations, jusqu'à i7^;;^2W,^;ir^;^^/ orationem inclusivement ; mais non pas les oraisons.
Ensuite a lieu la procession comme au premier jour. Au retour, on chante de nouveau Tanttmt ergo , . . Genit07^i . . . avec encensement ; Panem de cœlo . . .
Le célébrant ne dit pas Donwitcs vobiscicm avant les oraisons qui sont les mêmes qu'au premier jour, avec les versets qui suivent. Après qu'on a répondu Ame7i au verset Etjidelium a7timœ, il entonne Te Denin et dit l'oraison d'actions de erâces comme d'ordinaire, tous étant debout. Il donne la bénédiction du Saint Sacrement et ensuite on chante le psaume Laitdate Domimun, omnes gentes, pendant que le diacre met le Saint Sacrement dans la custode.
23. Messes basses. Avant l'exposition, le jour de l'ouverture, il n'y a rien de particulier ; on peut même dire des messes de 7'eqniem.
Une fois l'exposition faite i"" les messes de reqiciem ne sont permises que le jour de la commémoration des défunts, et on se sert de la couleur violette ; 2"^ aux jours libres il convient que l'on dise la messe votive du Saint Sacrement avec les mémoires et oraisons voulues, sans Gloria et sans Credo ; 3" à la messe du jour on fait mémoire du Saint Sacrement après toutes les oraisons prescrites par la rubrique et avant celle de mandata : on omet cette mémoire aux fêtes de I ou de II classe, aux veilles de Noël, de Pâques et de la Pentecôte et le Dimanche des Rameaux.
Le célébrant qui passe devant l'autel de l'exposition, se met à genoux, se découvre, fait la prostration, se recouvre, se relève et continue son chemin.
24. Observations sur certains jours. La bénédiction des cierges à la Purification, celle des cendres, des rameaux, des fonts baptismaux, se font comme d'ordinaire avant la messe de l'exposition.
Si cette bénédiction tombe au second ou au troisième jour, on la fait à un autre autel. Dans le cas de nécessité, on la fait à une crédence placée au bas des degrés, du côté de l'épître et le prêtre se place de manière à ne point tourner le dos au Saint Sacrement. On omet les processions de la Chandeleur et des rameaux, mais on chante tout ce qui s'y chanterait.
On omet, en quelque jour que ce soit, les litanies et les processions 4^ S. Marc et des Rogations.
Le Jeudi-Saint, les Quarante Heures se terminent par la procession au reposoir. On n'ajoute, ni ne change absolument rien aux rubriques propres de ce jour.
Le Samedi-Saint, on n'ajoute, ni ne change rien à la rubrique du jour ; le célébrant ne fait pas mémoire du
Saint Sacrement. Après la messe, il ;/ait la procession de l'exposition comme il est prescrit ci-dessus.
Si la Fête-Dieu, ou le dimanche dans l'octave, coïncide avec le second jour, on fait la procession avec l'appareil ordinaire, et alors on omet celle du dernier jour, mais on chante tout comme il est réglé.
25. Les vêpres. On ne chante vêpres qu'aux jours de dimanche, ou de fêtes d'obligation.
Le célébrant doit alors avoir Tétole et la chape de la couleur propre à l'office. On ne change rien à la rubrique des mémoires. Il y a encensement au Magnificat.
Après l'office, le célébrant va se mettre à genoux au bas des degrés et l'on chante l'hymne Pange lingtca ; mais il n'y a ni encensement, ni oraison, [ni bénédiction.
26. Disposition spéciale. Dans les paroisses où, pour quelque raison particulière, il y aura trois jours d'exposition, le lendemain de l'ouverture, on chantera la messe votive de la paix. Le surlendemain, on chantera la messe du jour, ou, si les rubriques ordinaires le permettent, la messe pour la Propagation de la Foi, sans Gloria et sans Credo, avec mémoire du Saint Sacrement après les oraisons prescrites par la rubrique et avant celle de mandato : préface comme à la m^ss^ pro pace i^Kyrie double majeur; couleur violette. Du reste, on observera le troisième jour ce qui est prescrit pour le second.