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D'un côté, le désir de vaincre et l’activité inlassable de Wolfe ; de l’autre, la vigilance toujours en éveil de Montcalm passionne le spectateur. D'un côté, Wolfe s’efforce à cent reprises de planter le drapeau britannique sur les murs de Québec; de l’autre, Montcalm se montre toujours prêt à l'empêcher, en mettant à néant tous les efforts de son adversaire jusqu’au jour où la victoire vient enfin couronner l’audace de Wolfe. Telle fut la bataille des plaines d'Abraham dans laquelle disparurent, au milieu de la gloire, le vainçu et le vainqueur. Ce ne fut pas le dernier combat que virent les plaines d'Abraham. Au printemps: de l’année suivante, le général de Lévis, qui avait rallié ce qui restait de l'armée de Montcalm, voulut venger l’honneur de l’armée française et reprendre Québec, s’il était possible. Il s’avança donc vers les murs de cette ville. Le général Murray vint lui livrer bataille, et a un combat où
décise, les trou e Murray, dûrent battre en retraite et s’enfer-
printemps l’arrivée de secours d'outre-mer. La première flotte qui paraîtrait sous les murs de Québec donnerait la victoire définitive à ses amis sur terre. On comprend avec quelle anxiété on guettait de part et d’autre l’arrivée des vaissear:. Enfin, on signale à la Pointe de l'ile d'Orléans quelques navir. et chacun espérait qu’on verrait, au sommet de la corne d’artimon, soit le drapeau anglais soit les fleurs de lys Tout à cou , les couleurs vives de l'Union
ack parurent aux yeux des deux armées anxieuses, Dès ce moment, la cause était décidée ; la France avait définitivement perdu la partie, et le drapeau blanc repassa les mers. Les Anglais victorieux restèrent maîtres du champ de bataille et de tout le nord de l'Amérique.
La bataille des plaines d’Abraham a fait époque dans l’histoire.
ais elle n’a pas produit tous les avantages que les vainqueurs en attendaient.
La France et l’Angleterre en s’établissant sur le continent américain avaient continué les guerres qu’elles se faisaient depuis des siècles en Europe. C’est la Grande-Bretagne qui finit par rester maîtresse sur le champ des ombats. Phénomène singulier à noter dars l’histoire, c’est au lendemain de son triomphe qu'a commencé
à la vue qui y a été élevé à la mémoire de Wolfe. I] est tout à fait indigne du ros et du Canada. Mais il se trouve heureusem
sans sentir tressaillir mon cœur d’orgueil, comme centre d’un petit jardin public, dans un endroit qui domine le
vaincu f Je veux ler du monument élevé à la mémoire de Wolfe et de (dau, S'il ne rappelait que la gloire du premier, ce serait chose naturelle, mais il parle aussi de Montealm, Quiconque voit cette colonne, que ce soit un Anglais, que ce soit un Canadien, ne peut s’empêcher de se trouver heureux de vivre sous des institutions qui permettent aux grandes et aux nobles idées de se traduire de cette façon.
Son Excellence le gouverneur-général qui se trouve à être un des successeurs de lord Dalhousie, lequel fit élever en 1826 le monument dont je viens de parler, a conçu une grande idée. Il voudrait que l’on élevât sur les plaines d'Abraham, à l'endroit qui a vu le dernier combat entre les Français et les Anglais, un monument, non pas aux dieux de la guerre, mais à PAnge de la Paix. Serait-il possible de faire quelque chose qui symboliserait avec
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“a ciel! Voilà l'idés de son Excellence
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- 7e. ed qui se gere à tout le peuple canadien, Quant ce qui me regarde, je lui donne
mon approbation de tout cœur, et j'espère vivre asser longtemps
Pour voir ce noble projet passer duus le domaine des faits accom-
Alors tout étranger qui arrivera dans le Pays, et tout Cana-
ien qui se rappellera ce monument, ne pourront s’empêcher de | comprendre qu’elle proclame cette belle vérité de gloire à Dieu dans le Oiel et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté,
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