EXCLUSIVEMENT AU TROIS POUR CENT
( Séance du 24 mars 1835. )
Messieurs,
A une heure aussi avancée , je n'aurais pas eu l'indiscrétion de monter à la tribiine pour développer mon amendement, qui, en effet, ressemble en quel-
que façon à ceux dont vous venez de vous occuper, s'il ne m'avait paru que, dans les développemens présentés à Tappui de ces amendemens, on a omis de dire ce qui doit décider la Chambre à adopter ma proposition. Je sens toute la défaveur, tout le ridicule même qu'il peut y avoir à venir développer longuement un amendement à l'heure qu'il est. (On rit. ) Oui , Messieurs , longuement. J'ai pour la Chambre un profond respect; mais mes premiers devoirs sont pour mes cominettans, pour les citoyens de Paris , de qui je tiens ma mission , et qui doivent souffrir le plus de la défaveur jetée smvles cinq pour eent. (Exclamation à droite.) En conséquence, quelque ridicule qui puisse s'attacha à un discours un peu long en faveur des rentiers , mon devoir est de me résigner k ce ridicule , parce que je me dois avant tout à la défense des hommes qui m'ont honoré de leur confiance.
Messiem^s, par l'article additionnel que je soumets à la Chambre , je m'efforce de porter quelque remède à celui des vices du projet de loi qui m'a le plus frappé.
Ce vice consiste a réserver toute Faction de la caisse d'amortissement au rachat des trois pour cent , et à en priver les fonds qui rapportent un intérêt plus élevé. .
Tel est bien manifestement le résultat de l'article en discussion ; car bien que, dans cet article, il soit dit qu'on rachètera tous les fonds au-dessous du pair, il est évident, par la contexture de l'article et par le fait incontestable que les trois pour cent sont plus éloignés du pair que les cinq , que le rachat