A LA DISTRIBUTION DES PRIX DE L’UNIVERSITÉ
qui sont l’honneur et la force de l’esprit humain. Elles ont au contraire besoin d’être poursuivies avec plus d’ardeur, et plus sérieusement soutenues que jamais, pour garder leur rang, pour éclairer de leur lumière toutes les études inférieures, et pour que la plus grande, la plus belle des œuvres de Dieu, l’intelligence de l’homme, conserve, au milieu d’une culture universelle , toute sa grandeur et sa beauté.
Nous atteindrons avec vous ce noble but, jeunes élèves; vos propres instincts, l’amour du pays, l’air même que vous respirez , vous avertiront que vous êtes nés dans une société heureuse et libre , mais où le succès en tout genre appartient au mérite laborieux, où la concurrence est active, où l’effort doit commencer de bonne heure et se renouveler sans cesse.
Ainsi puisse, sous la garde d’une religion éclairée et d’une morale sévère , prospérer à tous les degrés et s’étendre sous toutes les formes l’instruction de la jeunesse française, afin d’accroitre et de porter plus haut l’esprit même de la nation ! C’est la gloire la ' plus digne d’elle, comme du pouvoir sage et tutélaire qui préside à ses destinées, et qui, dans cette enceinte même , est aujourd’hui représenté avec une dignité si touchante et si pure.