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ronilisiftnciil de ion domicile ttv), ou de tout antre urandiisemenl dans lequel il Burail inntlM son domicile politique avant le iiD sepit-mbre 1815
Après qtielques obsci't allons de M. le vjcomle Duboucliage et de M. Ituclittlel, Diiiiislre de l'inlérieur, M- le conile de Monlalemberl prit la parole en ces termes :
Je demande à répondre deux mots à M. le ministre de l'intérieur. Quel est l'avantage de la recuite qu'il s'ogil en ce momcut d'enlever à un certain numbre d'électeurs? C'est de représenter d'iuie manière plus erUcace les vœux et les opinions de In minorité. Il est évident que c'est la minorité seule qui pouvait être tentée de protiler de la faculté qui lui est accordée par la loi dans l'élat actuel.
V a-l-il à cela désavantage ou avantage?
Je trouve, ]>uur mon compte, qu'il y a un avantage incontestable non-seulement pour la liberté , mais encore pour le Gouvernement, pour l'ordre et pour la paix publique.
Quelle est l'immense supériorité du gouvernement représentatif, que nous avons le bonheur de posséder, sur les autres gouvernements? C'est qu'il assure aux minorités un moyen de se manifester légalement , d'exprimer leurs opinions et leurs besoins, de se faire compter et de peser dans la balance des intérêts publics. C'est là ce qui distingue, à mon avis, le gonvernement représentatif de tous les autres gouvernements.
Je ne m'inquiète jamais du sort de la majorité dans un pavs quelconque, car elle a toujours le dessus, et, plus ou moins, cette majorité se rêflécbit toujours dans \e gouvernement qui domine, quelle qu'en soit la forme.
Je crois, par exemple, que le gouvernement de Louis XIV, qui était l'absolutisme pur, était tout à fait conforme aux vœux de la majorité de la France de cette époque ; quoiqu'il ne le fùl certes pas aux yeux de la minorité prêtes—