SUR LA DISPERSION DES JÉSUITES
miner et contrôler Tensemble des listes, et chercher à décou- Trir, autant que cela dépendra d'eux, si rautorilé n'a pas omis ceux dont l'inscription est de droit, et si, en revanche, elle n'a point porté indûment sur les listes des noms qui ne doivent point y figurer. Les modifications récentes de la législation sur les patentes et sur la translation du domicile politique donneront lieu & des changements nombreux dans la rédaction des listes. La faculté de translation de domicile a été considérablement restreinte par la nouvelle loi, qui ne l'accorde qu'aux cotes foncières de 25 francs au moins; mais, dans ces limites môme, elle peut être encore exercée avec fruit par beaucoup d'électeurs, qui doubleront la valeur de leur vote en choisissant parmi les arrondissements électoraux où sont situées leurs propriétés, celui où la liberté religieuse trouvera le plus de sympathies. Ces translations pourront surtout être avantageuses lorsqu'elles auront pour objet de passer d'un collège intra muros à un arrondissement rural.
Déjà un assez bon nombre de comités locaux se sont formés ilans le but de correspondre avec le nôtre et de travailler avec plus de suite et d'efi'et à préparer nos forces pour les élections prochaines. Nous espérons fermement que ,cet exemple sera suivi partout où il pourra l'être.
L'action des comités est bien plus efficace et plus sure que
celle des individus. Us ont pour mission naturelle d'étudier la
composition des listes électorales, de tenir compte des habi-
lades et des intérêts des localités, et d'apprécier la véril;ible
portée des candidatures qui s'annoncent ou qu'il serait utile
^^ déterminer. La recherche du meilleur candidat possible
^oit être l'objet constant de leurs travaux. Un choix judicieux
*oflue sur l'élection bien plus que les démarches les plus actives.
Nous vous adresserons incessamment un abrégé de la légis-
'^lion électorale à l'usage des électeurs de la campagne qui
^'ontpasle temps ou l'occasion d'étudier cette ujatiêre, el par
conséquent de connaître l'étendue réelle de leurs droits.
Nous devons, en terminant, vous répéter quelles sont, à ^otre avis, les conditions fondamentales de l'intervention des ^Iholiques dans les prochaines élections. Nous ne deman-
t06 CJRCL1LA1RE DU COMITE El.ECTOHAL, ETC.
dons à personne d'abandoimer son drapeau et ses opiniotrf mais nous conjurons tous ceux qui aiment la religion ell liberté de mettre ces denx intérêts suprâmes, si gravei compromis parmi nous, ait-dessuï de tout autre inlérâl, t toute autre passion. Nous les conjurons de ne donner li votes qu'aux hommes qui s'engageront à défendre ces bni essentielles de notre socîéti^ française, quelle que soit d'à leurs l'altitude politique de ces hommes. Une fois ces bia inappréciables mis à l'abri, chacun reprendra la place où M i;oûts, ses anlécédenls, ses engagements le rappelleront. N0| n'aspirons pas à former uu nouveau parti ; nous voulons s4 lemeol mettre à labri de tous les partis la conscience, i lAmilIe et la foi.
Surtout nous rejetons de toute notre force la pensée d'à traîner ou de compromettre le clergé de France dans l'ai des luttes politiques. Humblement soumis aux évëques di l'ordre spirituel, alTectueusemeut unis aux prêtres qui suir l'impulsion de l'épiscopat, nous voulons les dégager paru action laïque de toute responsabilité; notre but est de le créer des auxiliaires, et non des embarras,
Ilecevez, Monsieur, la nouvelle assurance de notre fhtei dévoui'mcnl.
Le président du comité.
Le comte de MoNTALEtiun.
Ij- vice-/ji-ésideiit,
H. DZ Vatimzsnil.
Ae svi-rélair