‹ Discours (volume 2)Chapitre 3 sur 73 · U ATTEINTES PORTÉES · texte numérisé non relu

U ATTEINTES PORTÉES

revendiquons la liberté de la prière, de l'association, de l'éducation , (\e toutes les forces et tous les priucipes de la vie sociale, et nous la rcV4!ndiquoDs pour tous, pour ceux-là mêmes qui nous la refusent.

Eh bien ! Messieurs, quan<ï je vois cela, je sens en moi l'invincible convictîoQ que la postérité nous vengera, et, quelle que soit l'issue de cette lutte , que la position que nousavons prise vaut à elle seule la plus éclatante victoire. ( lui, cette justice de la postérité , ombre insuffisante mais glorieuse de la justice divine, ne nous manquera pas. La postérité dira peut-être avec surprise, mais avec reconnaissimce, que toutes les doctrines favorables à la liberté et à la dignité humaines, tout ce qu'il y a de généreux, d'élevé, de pur et de l'aisonaable dans les théories de 1789 et dans les instincts de 1830; tout cela, arrivé au milieu du dix-neuvième siècle , ne s'est plus trouvé que dans le camp des catholiques, et que la déclaration des droits de l'homme, sauf que Uiues exceptions éclatantes, ne compte plus, pour défenseurs conséquents el sincères, que les ebainpious des droits de Dieu. {Marques dassetttiment.)

Arrivé k cette partie de son discours, M. le comle de Montatembert, voyant t'heuic avancée, demande A la Chambre la permisdion d'en rcmetli-e ta suite à demain.

Messieurs, dans la séance d'hier, j'ai eu l'honneur d'exposer à la Chambre quelles avaieut été les conséquences des attaques récentes contre les œuvres et les idées du catholicisme, attaques suscitées par la colère qu'inspirent aux faux libéraux les efforts de l'Église pour obtenir sa part de Hberlé. J'ai montré que cetle liberté de l'Église était encore plus

nécessaire aux laïques qu*au clergé. J'ai écarté ce ridicule fanlôme de rempiétemeni du spirituel, du temporel, évoqué coati» nous par des adversaires hypocrites ; et j*ai cherché à craatater la grande attitude de notre vieille Église, en présence de la liberté moderne dont elle accepte et pratique toutes les conséquences. Enfin, j'ai établi comme un résultat qui nous demeurera à jamais acquis, ce contraste étrange : le catholicisme voulant la liberté pour lui et pour tous, et ses adversaires réclamant et appliquant le contraire de la liberté.

J'ai fait cela avec toute la modération dont je suis capable, je crois n'avoir blessé personne, n'avoir rien établi que d'incontestable, et j'espère que la Chambre daignera tenir compte de cette modération qui est le fond de mon cœur, lorsqu'elle me verra aborder aujourd'hui un terrain plus difficile et plus exposé.

J'arrive maintenant à un nouvel ordre d'objections; car après avoir combattu nos prétentions les plus légitimes à la liberté, après avoir déclaré qu'on nous la refuserait toujours, on change souvent de front et l'on déclare que nous l'avons déjà, et que nous devons être très-satisfaits de celle que nous possédons.

Eh bien I je déclare pour ma part que nous n'avons pas la lit)crté religieuse, qui nous est due et que possèdent des nations voisines, qui n'en sont pas plus dignes que nous : je déclare que malgré la stipulation formelle de la Charte, elle est sans cesse menacée , altérée et quelquefois ouvertement violée parmi nous par le système déplorable dans lequel s'est engagée L'administration des cultes , malgré elle peut-être , mais où elle est encouragée à rester par la presse libérale. Ccttç adnainistration s'est fait une théorie et une pratique empruntées tantôt aux puérilités de l'ancien régime, tantôt

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aux traditions oppressives des parlements, tantôt au despotisme de l'Empire, tantôt à la confusion fâcheuse des idées et des pouvoirs sous la Restauration, à tout enfin, excepté aux traditions de rÉ[,'lise d'une part et aux principes de liberté constituliotinelle de l'autre. On en est venu à se figurer qu'un ministre des cultes en France (je parle en général et pas plus du ministre actuel que de ses prédécesseurs ou successeurs), qu'un ministre des cultes était le chef responsable de la i-eligion du pays, tout comme le ministre de la guerre est le chef resiK>npabl(.' de l'armée, et le ministre de la marine le chef responsable de la flotte.

On veut rcdaii-e dans la pratique l'Églîse à n'être qu'une administration publique dirigée par le (Jouvcmement, comme l'administration des douanes et des ponts et chaussées. De là c«tte funeste habitude de tranchei', par les arrêts d'une bureaucratie occulte, renforcés quelquefois par la juridiction sans inamovibilité et sans publicité du conseil d'État, les questions les plus délicates ou les plus élevées, au risque de tomber un jour dans l'odieux, et le lendemain dans le ridicule. De là ces circulaires comme celle toute récente dont M. le garde des sceaux est signataire, mais dont j'aime à croire qu'il n'est pas l'auleur, sur la prétendue férié de l'Ascension, qui a fait rire toutes les sacristies de France; comme cette autre sur les refus de sépultures, où M. le garde des sceaux, qui n'a jamais, que je sache, pris ses degrés en théologie et en droit canon, enseigne aux évêques quelles doivent être les bornes du zèle et de la conscience des prêtres. De là cette prétention étrange de soumettre aux investigations et aux autorisations de la police jusqu'à l'exercice du culte domestique et privé, et de refuser aux évêques le droit de bénir et de reconnaître des chapelles sans l'approbation du ministre des cultes. De sorte qu'il y a en Franco un homme.

un seul homme, que je vois devant moi, Thonorablc M. Martin (du Nord), qui croit avoir le droit, sans contrôle et sans appel , de m^accorder ou de me refuser à moi , son égal d'après la Charte, le droit de prier et de professer mon culte comme je Fentends et chez moi ! Et ne croyez pas que ce joug intolérable pèse sur nous seuls; il pèse sur toutes les consciences religieuses de la France. Écoutez plutôt cet arrêté du préfet de la Gironde, rendu le 26 août 1844, sous le ministère actuel, sous Thonorable M. Martin (du Nord) ; a n est permis aux vingt-six protestants disséminés dans les communes de Ruch et Doulezon de se réunir au château de Lorée , pour y célébrer leur culte. La réunion ne |)ourra dépasser ce nombre, dans lequel les habitants du château, le ministre et son clerc ne sont pas compris. »

Remarquez, Messieurs, les détails de cet acte étrange, qui met à mal toutes les tendances de notre bureaucratie religieuse. // est permis; donc il peut être interdit. Ce n'est donc plus la Charte, c'est M. le préfet de la Gironde^ et, par sa responsabilité, M. le ministre des cultes, qui permet à des Fitmçais de professer leur culte, d'exercer le droit le plus sacré et le plus inaliénable. C'est encore lui qui fixe à vingtsix le maximum des fidèles; de sorte que s'il leur vient un ami ou un parent, le nouveau venu demeure exclu de ce culte permis; si les vingt-six protestants réussissent h faille un converti, selon leur droit et leur intention peut-être, ce converti demeure également exclu; enfin, s'ils ont des enfants, et si ces enfants arrivent à l'âge d'aller à l'église, comment restera-t-on dans la limite du maximum? Ces enfants qui, pour naître et pour grandir, auront pu heureusement se passer de la permission de M. le préfet, ne le pourront pas pour être initiés aux pratiques de leur culte. II faudra lui en référer en le priant de daigner revenir sur

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cette mémorable décision. Selon les bonnes habitudes d'une administration bien centralisée , le préfet devra en faire part au ministre, lequel se fera faire un rapport par M. le directeur de l'administration des cultjjs, lequel renven-a la connaissance et la décision de l'affaire à quelque sous-chef, lequel finira peut-être (ar ti-ouver que ces petits enfants piï)testants, qui ont dérangé l'équilibre des calculs de M, le préfet en Tenant au monde , ont cependant quelque droit de suivre le culte do leurs pores, El voilà comme on pratique et comme on inferprète l'article 5 de la Charte, en !845. {Mouvement.)

Messieurs, j'ai étudié avec soin l'odieuse législation de la protestante Angleterre contre l'Irlande catholique, et je déclare que je n'y ai rien fi-ouvé; je ne dis pas de plus cruel, mais de plus ridiculement attentatoire à la liberté religieuse que cet arrêté administratif rendu de nos jours au nom d'un État qui n'est ni catholique ni protestant. Et l'histoire est là pour démontrer par l'exemple de l'Irlande elle-même, comme \kxv celui des protestants français, que la proscription totale et sanglante d'une religion lui est moins fatale que cette [«rsécution administrative que l'on voudrait organiser aujourd'hui contre tout ce qu'il y a de libre et d'inviolable dans toutes les croyances.

Qu'on ne s'étomie pas de me ^oir plaider ici la cause des protestants, et surtout qu'on n'y voie pas une tactique plus ou moins ingénieuse. Je ne sais pas ce que c'est que la tactique. Je ne prétends en aucune façon au mérite de la générosité ou du (tésintéressement. Je sens et je déclare que tous ces empiétenienls de l'État sur les consciences sont dirigés surtout contre le catholicisme. Si les protestants veulent bien se contenter de ce genre de faveurs, ils en obtiendront toujours d'analogues d'un gouvernement comme le nôtre. Tels qu'ils

sont, ils n*auront pas, je crois, de longtemps Thonneur de faire peur à nos grands politiques. Et d*ailleurs, dût le protestantisme profiter de raffranchissement du catholicisme pour s'étendre et se propager, ce n'est pas moi qui m'en plaindrai. A Dieu ne plaise que je mette la destinée et la sécurité de ma foi à l'abri de cette police administrative que je réprouve! Je ne crains pas qu'on ait jamais à m'objecter mes paroles d'aujourd'hui -, je ne serai jamais de ceux qui , après s'être fait de la liberté une échelle pour parvenir à leurs fins , la brisent sous leurs pieds pour empêcher leurs concitoyens d'en profiter à leur tour.

Le système que j'attaque, appliqué au catholicisme, méconnaît tous les vrais principes et toutes les saines traditions. Un homme qui ne saurait être suspect de trop d'affection pour la liberté religieuse , M. Portails , le négociateur du concordat et l'éditeur des articles organiques, a dit dans son exposé des motifs : a Quand une religion est admise, on admet, par raison de conséquence, les principes et les règles d'après lesquels elle se gouverne. » Or, les principes et les règles d'après lesquels se gouverne l'Église catholique, depuis qu'elle existe, sont incompatibles avec ceux qu'on veut lui imposer aujourd'hui. L'Église ne peut pas et ne veut pas être une administration publique soumise à la direction de l'État. L'Église n'est pas dans l'État, pas plus que TÉtat n'est dans l'Église. Ce sont deux puissances collatérales, souveraines, indépendantes chacune dans son domaine. Elles peuvent se faire de mutuelles concessions-, et telle a été Torigine du concordat, où l'Église en a fait plus qu'à aucune autre époque de son histoire. Dans les matières qui touchent à la fois à la religion et à la police de l'État, ces deux puissances se rencontrent sur un domaine mixte, selon lexpression de Portails, et c'est précisément parce qu'il est mixte

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que l'Etat ne peut pas le régler k lui seul. Il ne peut qu'y négocier et y traiU;r avec l'Lglise; et le minUti'e des cultes ne peut èlre autre chose que l'homme chargé par l'Élat de diriger les négociations avec une puissance égale, et nullement de les trancher à son gré. Tout ce qui se fait sur ce domaine, en dehore du concours et du consentement do l'autorité ecclésiastique, est ahusif et nul en soi; ce n'est plus du droit, c'est de la violence. Le catholicisme n'accepter» jamais une autre position. Si on voulait une religion oRicielle et subordonuée à l'autorité de l'État, il fallait s'adresser ailleurs. J'ai lu quelque part que lorsque Napoléon voulut rétablir en France, non pas la religion, car. Dieu merci, elle existait déjà sans lui, mais l'exercice public et reconnu du culte, on lui recommanda le protestantisme, précisément à cause de cette subordination à l'État, don! le catholicisme est incapable. Il est certain, comme je le disais hier, qu'en Suède , en Angleterre , en Prusse , partout où le protestantisme existe à l'état de religion officielle, il a accepté celte position. Je ne sais s'il en eût été de même en France, où ses antécédents et les persécutions que l'État lui a fait subir lui ont fait mieux connaître le prix de la liberté. C'est aux docteurs et aux organes du protestantisme à répondre. Mais ce que je sais bien , c'est que le catholicisme est incompatible avec un système pareil. Je ne parle pas seulement de l'Église en général, je parle du clergé de France en particulier, de ce clei^é qui est peut-être le plus exemplaire du monde et qui est, à coup sûr, la corporation la plus ancienne et la jjius illustre de ce pays. Quoi qu'on fasse, on ne viendra pas à bout de faire de lui un clergé complaisant, un clergé courtisan, un docile assemblage de serviteurs subalternes. Il ne l'a jamais été, pas même sous l'ancien régime, pas même lors de l'anéantissement de toutes nos anciennes libertés et

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de la prostration générale du pays, dans les derniers temps de Tancienne monarchie; sa conGance, soarent trop areugle, dans la royauté, ne Ta jamais empêché de rerendiquer les droits de la yérité et sa propre indépendance. Lisez les procèsverbaux des assemblées du clergé pendant tout le dix-huitième siècle, et \ous verrez quelle était la dignité et la liberté de son langage.

Or ce joug de FÉtat qu'il n'accepta pas sous rabaissement de Louis XV, il Tacceptera bien moins encore sous un régime de liberté. Et qu*on ne Tiaoune pas m*oLjecter certaines prétentions et certains envahissements de cet ancien régime dont nul ici n a droit de se pcnier héritier. En vous affiranchissant de TÉglise, vous Tavez affranchie elle-même. L'Église est l'alliée de l'État : il n'en a jamais, il n'en aura jamais eu de plus sûre ni de plus constante-, mais elle n*est pas sa sujette; elle n'est la sujette de personne. Sortir de ces idées vraiment élémentaires, en sortir soit par la théorie, scii par la pratique, comme on fait aujourd'hui, c'est entretenir dans le pays un malaise et une agitation dont TÉglise ne sera pas la seule à souffrir.

L'Église a deux bras, le clergé séculier et le clergé régulier. On lui coupe en France le bras gauche , et on lie le bras droit de manière à rendre la circulation du sang aussi amoindrie que possible. [Légère rumeur.) L'Eglise est patiente, car elle se sait immortelle; mais elle n'est point privée de sentiment, et ceux qui la font souffrir seront, comme on l'a toujours vu , les premiers punis de ses souffrances.

Après avoir ainsi exposé les principes qui régissent les convictions catholiques, sans crainte d'être démenti par aucune voix qui ait la moindre autorité en matière religieuse, il me reste quelque chose à dire de la conduite du Gouverne-

sions. 4

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mt'nl en malière religieuse depuis nos dernières diectissions. Je ne Tacciise pas d'être l'auteur de toutes les attaques injurieuses et publiques que j'ai signalées hier, mais je l'accuse d'en avoir été jusqu'à un certain point le complice ; et cela non par malveillance contre la religion, mais par faiblesse, par suite de cette politique générale qui lui attire sur sa conduite extérieure de si justes critiques, et qui pourrait se résumer en altérant le vers connu de Virgile, et wi disant ^^^|

Pnrcere superbi] et ilcbellare subjectos. ^^^^|

II peut être utile et quelquefois nécessaire d'éviter les collisions avec les forts ; mais alors il ne faut pas s'en dédommager en attaquant les faibles. Je crois que le ministère a fort bien fait de ne pas poursuivre ces excès scandaleux de la presse parisienne, qui ont affligé et inquiété tous les coeurs honnêtes, comme il l'a fait à Nantes, pour une feuille obscure dont certainement pci-sonne d'entre vous n'a jamais lu un seul mot. II a bien fait d'aboi-d , parce que la pouiv suite eût été tneffîcnce, ensuite et surtout parce que l'Église ne saurait être défendue avec honneur et avantage pour elle par des hommes qui professent et pratiquent à l'encontre de ses libertés les doctrines du ministère public de nos jours. Mais cela étant, et ces excès demeurant à l'abri de tout châtiment et même de toute critique officielle, comme ceux du Collège de France il y a deux ans, comment se fait-il qu'on ait le triste courage d'aller s'attaquer à des prêtres ; l'année dernière à un prédicateur célèbre, qui depuis qu'il est sorti de prison comme auparavant édifie les populations chrétiennes par son éloquence ; maintenant à un chanoine breton, l'abl)é Souchel, honoré successivement de la confiance de deux êvêqiies, cher à tout son pays par son zèle et son talent,

et à qui l'on ne peut reprocher que d'avoir répété contre l'Université les accusations de tant d'évèques que Ion n'ose pas poursuivre et de tant d'orateurs parlementaires à qui l'on ne peut pas fermer la bouche?

Et cependant, après que la cour royale de Rennes eut déclaré qu'il n'y avait pas lieu à poursuivre, on est venu jusque devant la cour de cassation réclamer les moyens de châtier le courage de ce prêtre. En comparant l'acharnement de cette poursuite avec l'impunité des attaques les plus scandaleuses contre la religion et la morale, n'est-ce pas le cas de s'écrier avec le poète classique :

Dat veniam conris, vexât censara columbas?

Et n'aurait-on pas le droit d'y voir une complicité morale avec les calomniateurs ordinaires de l'Église ?

Mais il y a un autre ordre de faits plus grave et plus général que je vous signale à regret, mais qu'il est de mon devoir de ne pas taire. Je le dis avec modération : vous en serez étonnés comme moi.

Autrefois, dans les siècles de fanatisme et de ténèbres, la France passait pour le pays où la femme était entourée des hommages les plus respectueux et les plus délicats. Quand au privilège de son sexe venait se joindre une consécration spéciale à Dieu et au malheur, ces hommages se changeaient en culte; à coup sûr il serait difficile d'imaginer quelque chose de plus digne d'un culte pareil que la religieuse et spécialement la sœur de charité. Eh bien! nos docteurs d'aujourd'hui ont changé tout cela; et parmi celles de nos filles et de nos sœurs qui se sont consacrées à la prière, à la contemplation, au soin des malades, au soulagement des plus grandes misères morales et matérielles, il en est qui sont edevenues l'objet des dénonciations les plus injurieuses et de

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