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Exigez donc des mandats précis ; exigez, de plus, des man« dats signés. Le mandat verbal manque souvent de précision et peut donner lieu à des ambiguïtés ou à des malentendus. Lesnnandats écrits restent tels qu'ils ont été acceptés loyalement. Vous êtes jnge, Monsieur, de la formule à présenter ou â accepter, suivant les circonstances.
Mais, avant tout, que Ton s'entende bien. Nous prévoyons que certains hommes, mus par une honorable susceptibilité, répugneront à signer ; mais ils s'y résigneront, en pensant que leur refus pourrait être invoqué, à titre d'exemple, par d'autres candidats incertains ou douteux.
Comme vous avez l'absolue liberté de votre conduite à ce sujet, nous croyons utile de vous communiquer, à la suite de cette lettre, un projet d'engagement déjà accueilli dans quelques arrondissements, comme un simple cadre qu'on peut étendre ou rétrécir. Mais ne faites pas de concession sur la liberté d'enseignement, question vitale et question vraiment électorale.
2® Des moyens et des influences à employer.
Nous n'avons point d'avis à donner à ce sujet. Vous prendrez conseil de votre sagesse et de votre dévouement.
Combinez vos démarches avec prudence et zèle. Soutenez vos correspondants ; écrivez vous-même aux électeurs qui ont des tendances de liberté. Plusieurs ne feront pas un efiort isolé, qui entreront dans un effort collectif, sachant qu'il est collectif.
Vous aurez peut-être à opter entre deux candidats au dernier moment. Prévoyez cette éventualité, et, dans cette prévision, soyez prêts à ce qui sera le plus efficace pour la liberté.
Dans la séance du 21 février, M. Thiers a accusé M. Guizot « d'avoir reconnu les droits des familles , de manière à s'attt tirer des approbations auxquelles le gouvernement de Juillet tt ne doit pas prétendre. >
Voilà l'esprit de famille dénoncé comme suspect au pays.
M. Thiers a inventé la faction des pères de famille. Nous
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qui sommes de celle fiiution, ut qui ne serons jamais d'aticonc autre, sachons agir, cl nous sauverons la liberté avec l'aveiur (le la Franco.
Or a OSÉ dire que, pour arriver à raiïranchîsseinent de la conscience roligieusc, nous faisions bon marché dca intérêts patriotiques do la France . que nous avions uu moindre souci de sa di^^nité, de sa gloire, de sa grandeur, de la prépoudânince qui lui appartient dans le monde. Nous mettons an di^fi de citer un mot ou un acte d'un catholique qui puisse donner le moindre prélexte k un pareil soupçon : nous n'avons, & cet égard, de leçons h recevoir de personne, et nous pourrions en donner à d'autres. Il n'y a que ceux qui sentent ce que l'on doit à Dieu qui peuvent comprendre, dans foute son étendue, ce qu'on doit à la patrie.