U INUËPEiSUANCI
uu rassemblail aiiti'efois lu (tarleuicnt de Paris, pour lui l'aire cnregisUtii' lIl'^ cdils rendus par plus baul que lui. {Trcs-/ne»!) Persouuc ne conlestera, je pL-nse, la vérité de a: principe.
Mais je demande à la Chambre la )H.'rmiââion de citer, à l'appui du celle tlicse, deux autorités : l'empereur Alexandre de Russie, cl le prince de Metternich lui-même. L'empereur Alexandre, dans une lullre autugraplie que j'ai eue bier entre les mains et qu'il écrivait au comte Oslruwski , président du sénat de Varsovie, disait : u C'est avec une salisraclioD partteulièrequeje vous annonce que le sort de votre patrie vient d'être enfin fi\o par l'accord de toutes les puissances réunies €tu congrès. » IJuelle est la date de cette lettre? De Vienne, le 30 avril 1815, c'est-à-dire ti-ois joui-s avant le traité du 3 mai, qu'on prétend être un acte uniquement propre aux trois puissances. Voilà ce que disait uue des trois puissances, la plus généreuse et la plus éclairée des trois , l'empereur Alexandre.
M. de Metternicli tenait un langage plus délayé, mais om moins signilicatif. Dans une dépêche du 9 février 1818 au minislR' aulricbien, vuilà cummeni il qualîliait cet acte Huai du congrès de Vienne : u L'acte final du congrès de Yienue est iucoutestablemeni la loi fondamentale du système politique actuel de l'Europe , puisqu'il a êlé saQctioono par l'adliésion de tous les Etats dont se compose ce système. C'est pourquoi les dispositions et les principes consignés dans a'I acte, soit qu'ils regardent directement ou indirectement l'un ou l'autre Etal européen , sont devenus obliijatoircs pour tous. V Voilà comment s'exprimait en 1818 le prince de -Metternich, l'auteur de la dépêche du 4 janvier 1847, qiie vous avez lue œs joui-s derniei-s.
La troisième thèse, que l'on |)eut regarder comme iucon-
DE CRACOVJR. 431
testable^ c'est que celle violation du traité de Vienne, dans un point si essentiel , dégage la France de toutes les obligations qu'elle a prises dans ce même traité de Vienne. Je ne dis pas, notez-le bien, Messieurs, dans les traités de Paris passés en 1814 et 1815; je parle uniquement du traité de Vienne; je dis que, quand la France le trouvera bon, elle sera par cela même dégagée de toutes les obligations qu elle a {Mises dans ce traité-là, parce que, encore comme Ta dit Al. Guizot dans sa protestation, aucune puissance ne peut s'en affranchir sans affranchir en même temps toutes les autres. C'est encore là , je crois , une troisième thèse que personne ne discutera.
Le gouvernement du roi a pixx;lamé ces trob thèses dans sa note ; personne ne les contestera : vouloir donc les discuter, vouloir les démontrer devant vous^ ce serait, en quelque sorte, enfoncer une porte ouverte ; il faudrait des contradicteurs, et il n'y en a pas. Dans cette assemblée, que je qualifiais tout à l'heure, sans vouloir la flatter, d'assemblée sage, modérée , conservatrice par essence , pei*sonne ne se lèvera , non pas pour excuser, mais même pour pallier la conduite des trois puissances. Et, dans ce silence réprobateur, dans cette absence totale de défenseurs du crime, l'histoire trouvera non-seulement un témoignage solennel de la vérité, mais encore un premier châtiment de lattentat. {Appro-haiion.)
J'arrive maintenant aux conséquences de cet attentat. Elles sont de trois genres : conséquences pour la Pologne, conséquences pour le droit public de TËurope et tous les Etals secondaires de l'Europe, et conséquences pour la [politique française.
Vous le savez tous, Cracovie, comme le disait, il y a quelques années, dans son éloquent langage, M. Villemain, c'était
i32 INDEPENDANCK
un lambeau saoglaat île la Pologne ; c'était le dernier tlébri» de sa nalionalité. le dernier asile de son indépendance, de sa langue, de ses souvenirs historiques; là étaient le château (le ses rois, les tombeaux de ses saints et de ses héros, de la reine Hedwtge, de Sobieski, de Kosciusko, de Poniatonski; enlïn, tous les souvenirs les plus précieux, les plus chers; là régnait encore, par le Clode Napoléon, le souvenir de la récente indéiMjndance du grand-duché de Varsovie; là régnait enfin ce que les peuples de nos jours estiment beaucoup, la liberté commerciale. Tout cela a été anéanti. C.'esi une grande perte pour ceux qui en sont les victimes; et c'est une jwrte encore |>our cette grande chose qu'on appelle la nationalité polonaise.
Cependant (et ce que je vais dire paraîtra peut-être dur, dur aune cause que j'ai à cœur plus que tout autre de servir) cependant je ne crois pas que cette perte soit saus coni- |)eiisation; je ne crois pas que ce soit >m 9;raud malheur pour la cause potonaise. C'est im malheur pour les liabitanls de Cracovie , je n'en fais aucun doute , je le déplore , sous ce rapport; mais que ce soit un malheur sans compensation pour la cause polonaise, je ne le crois |>as, et voici pourquoi : c'est qu'au fond Cracovie n'était plus une ville indépendante. Depuis longtemps déjà, grâce à ce que je ne voudrais pas appeler la connivence, mais grâce à l'extrême faiblesse de la France et de l'Angleterre, Cracovie n'était plus une république ni une ville libre; les trois puissances, et uolamment l'Autriche, en faisaient à peu près tout ce qu'elles voulaient. '
.\on-seuIement elles usaient et abusaient du droit d'extradition , que leur garantissait en quelque sorte le congrès de Vienne, mais encore du droit d'occupation, qui ne leur était ni accordé ni garanti ; l'Autriclic surtnul en usait d'une façon
DE CRACOVIE. i33
permanente. En outre, les tribunaux y étaient à sa dévotion ; on avait même obtenu de Rome Téloignement de Tévêque , qui paraissait trop indépendant *, on avait supprimé à peu près l'Université; à vrai dire, il n'y avait plus de république de Cracovie. Je ne puis me refuser d'en citer une seule preuve dans un article de la Gazette universelle de Prusse, article qui a été traduit dans le Moniteur français du 20 août dernier. Le voici :
<c Pologne. Cracovie^ 11 août. La direction de la police a publié hier ce qui suit : Deux fois déjà, le 16 mars et le 6 avril dernier, la direction de la police s'est trouvée dans la nécessité de prévenir les habitants de la ville de Cracovie, qu'à l'avenir on punirait d'une forte amende tout inventeur ou propagateur de faux bruits pouvant effrayer les habitants. Mais comme, ultérieurement à cet avis, de nouveaux bruits sans fondement ont été répandus dans le but d'inquiéter la population , il vient d'être arrêté que tous ceux qui se rendront coupables de ce délit subiront un mois d'emprisonnement au moins, et que, pendant le cours de cette détention , ils seront chaque jour soumis à une punition corporelle. »
Vous comprenez que cette punition corporelle veut dire la bastonnade , la flagellation ; et vous remarquerez que cette flagellation quotidienne est prescrite par une direction de police, installée par l'Autriche pendant l'occupation de la \ille par les troupes autrichiennes. C'est un acte essentiellement autrichien , quoique rendu trois mois avant l'incorporation à l'Autriche.
Voilà la manière dont on était libre à Cracovie avant Tincorporation ; jugez ce que cela doit être depuis, mais aussi jugez où l'on en était arrivé auparavant.
Ëh bien! quand je vois cela, quand je vois un pareil éUit
(Bnvrei. II. — Diieoun il. 28
iU
de choses, je ii'-ii.'
car «laof m
a cessé d-étir !.i.
.<plc|»la»
a'èlrc esclflM-.
^lonlCastte.
Mais il y 1» [-''"■
^'..î, odrrac
suiiccs qui v\d-' 1 '
: l JUUI ;
01)1 pu pOUl's.'t
r .11 cbercbaA
elsolL'iini'll.'ii . ■
laiiipie 1^
étm k'Lir inl.i '
..lùoQ ut la pKS
ailS.-i \r.-: n-r.
-, tJuu U-ulû foinvineal
faiiv |ov:., M .
.iiiH» êtranf^res à Iran
r:n:ii.i !/ ■ ■
, M' l'iiil il& jnuwoit
uni' l'i' ■■'
■ :n.d. Ctis amn.
■ .r -ouvonl repe-