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les peuples, la cause de tout ce qui est respectable et légitime en Europe. [Marques (tassent imenl.) * ILIne autre conséquence non moins importante et non moins évidente pour moi, c'est l'abolition du quatrième partage de la Pologne. J*entends par le quatrième partage de la Pologne ce qui s'est fait au congrès de Vienne, c est-à-dire la sanction imprimée par l'Europe aux trois partages antérieurs de la Pologne. Comme vous le savez, l'Europe n'avait jamais sanctionné cette œuvre; elle l'a sanctionnée au traité de Vienne par les dispositions dont l'indépendance de Cracovie et l'administration distincte , la nationalité reconnue des provinces polonaises, formaient la base; ces bases étant anéanties, la sanction de l'Europe se trouve nécessairement anéiiutie eu même temps.
L'Europe entière était devenue en 1815 complice du plus grand crime des temps modernes; aujourd'hui, elle ne l'est plus. Les iniquités de 1775 à 1793 étaient aloi*s entrées dans le dix>it public de l'Europe; aujourd'hui elles en sont sorties. Il faut nous en féliciter. A une possession sinon légitime, du moins légale, sinon légitime quant au droit universel de l'humanité, du moins légale quant au droit secondaire des traités, à cette possession les puissances spoliatrices ont substitué une possession violente et par conséi]uent précaire. L'Europe se trouvera donc par cela déliée de toute communauté dans cette odieuse aOaire. La Pologne reprend tous ses droits, le droit de vivre, de vivre tout entière; elle prouve ce droit par la terreur qu'elle inspire à ses ennemis, et aujourd'hui comme au premier jour de son existence, par cette vitalité invincible et incomparable qui la distingue.
Cette vitalité a été déjà reconnue au congrès de Vienne; et ce qui le démontre, c'est une note oQicielle de lord Castlereagh, qui n'était pas un esprit libéral, il s'en faut, qui n'était