A O'CONNELL
0 toute ma reconnaissance. Mais il m'est impossible de rendre «ce que j'éprouve. Sachez seulement que je regarde cette « démonstration de votre part comme un des événements les « plus significatifs de ma vie. n
O'CoDDell quitta Paris le lendemain pour se rendre en Italie. U maladie le contraignit de s'arrêter à Gènes y où il mourut le fS mai 1847.
LA BKI.ir. ION DANS I.ES <:OLONI|
CHAMBRE DES PAIRS
M. le comte Ueugnol, rapporteur de dilTi?rentcs pt'titions relltJW à l'esclavage, avuit dii :
V Des pâtilions revêtues d'environ trois mille signatures ool Hi: 'I adressL^cs A la Chambre pour provoquer rabolition prochaine if « l'esclavage dans nos colonies. Parmi les signalaires de cespfili- « tioQs, on dislingue M. l'iïvâque de Nancy el un grand nombci' « d'ecclésiasliques de sou diocâsc el du diocfse de Paris, plusieun V pasteurs de l'Église réfomii^e, des maires, des conseillers muni- " cipauï, des électeurs, etc.- !
B De sou cûlô, le sieur Bcojary rL'elame le maintien de l'tt- " clavage. »
Aprt^ avoir i^Iabli que l'abolition de l'esclavage ^lajt dans 1* pensée de tous, l'honorable rapporteur avail demandé qu'on laisdt ■ la loi du 18 juillet IS45, qui avait voulu rendre celte abolition prc^ gressive, suivre son cours, et que la Cbambre passât à l'ordre dt^ jour. M. le comte de Monlalembert contesta ces conclusions. |
Je demande la parole pour combattre, non pas précisé — '■ ment les considérations tf^s-sagcs que M. le comte BeugD(^ vient d'exposer au nom du comité des pétitions, mais pom-J
combattre ses conclusions. Je les trouve trop sévères, j*y vois quelque chose de trop rigoureux pour le caractère et pour le langage même des pétitionnaires.
Je conviens qu'il est difficile de proposer à la Chambre, comme Ta dit M. le rapporteur, Fabrogation immédiate d'une loi qui date à peine de dix-huit mois ou deux ans, et dont l'exécution n'oSre, jusqu'à présent, que des résultats sur lesquels l'opinion ne peut être que difficilement fixée. Mais, d'un autre côté, il me semble que passer purement et simplement à l'ordre du jour, ce serait poser en quelque sorte un principe tout à fait contraire à tous ceux qui ont été admis lors de la discussion de cette loi dans cette enceinte ; ce serait déclarer que cette loi est regardée comme une solution définitive de la question, tandis que, si j'ai bonne mémoire, il a été au contraire établi que cette loi n'était qu'un acheminement dans la bonne voie, qu'elle impliquait, comme l'a dit tout à l'heure M. le comte Beugnot, la destruction de l'esclavage en principe et la ferme résolution de la métropole de ne pas conserver cette plaie, mais d'y procéder graduellement et successivement.
Je propose donc à la Chambre, au lieu de Tordre du jour, non pas de renvoyer au ministre les pétitions, ce qui semblerait impliquer le désir de voir le Gouvernement adopter des mesures nouvelles et distinctes de la loi qu'elle a votée, mais le dépôt au bureau des renseignements, ce qui, au moins, n'impliquerait pas un blâme contre les pétitionnaires et réserverait les lumières que peuvent contenir leurs pétitions pour le moment évidemment plus ou moins prochain où l'on aura à discuter sur d'autres mesures.
A ce sujet, après avoir énoncé à la Chambre la conclusion que je lui propose, je me permettrai de lui présenter quelques courtes réflexions sur différentes matières qui tiennent