SITUATION GÉNÉRALE
et qui peuvent devenir des instruments de ce que j'appelais tout à rheure la corruption électorale.
Or, quand Napoléon créa cette grande et funeste machine de la centralisation, il se supposait lui-même à la tête de cette machine, lui-même ou bien un successeur animé de son esprit, investi de ses droils, c'est-à-dire de la plénitude de la souveraineté. Il ne s*était jamais figuré, il n'avait jamais pu rêver la combinaison monstrueuse de la centralisation avec l'influence parlementaire; il n'avait jamais rêvé, et pas plus que lui, les fondateurs de notre gouvernement constitutionnel en 89, ou en 1814, ou même en 1830, personne n'avait jamais rêvé le spectacle qui se présente aujourd'hui à nos veux, c'est-à-dire cette immense et formidable machine de la centralisation aux ordres, non pas d'un empereur ou des ministres de cet empereur, mais de quatre cents députés qui interviennent à tout bout de champ dans les rouages déjà si compliqués de cette grande machine, pour y exercer une action extralégale et souveraine. Voilà ce que l'empereur ne s'était jamais figuré, et là se trouve, selon moi, le plus grand embarras et le plus grand danger de la situation politique de notre pays. [Cest vrai ! c'est vrai!)
Il y a plus, Messieurs, et je vous demande la permission de me répéter, ce ne sont plus seulement quatre cents députés qui interviennent , ce sont les cent mille électeurs ministériels qui tourmentent et persécutent ces députés, qui interviennent eux aussi dans les rouages de la centralisation, et qui, ne pouvant rien, comme citoyens, contre la bureaucratie, deviennent, à un jour donné, comme électeurs, souverains contre elle. Voilà la situation.
Eh bien ! Messieurs, de cette exploitation toute spéciale et chaque jour croissante de la centralisation par l'influence électorale, il résulte, selon moi, une première nécessité, c'est
celle de diminuer Taction gouverneinentale, autant que possible, dans les petites choses, et de la réserver pour les grands intérêts et les grandes questions; c*est de laisser, autant qu'on peut, aux départements, aux communes, aux corps électifs, non-seulement la gestion de leurs propres intérêts, mais encore la nomination à tous ces misérables petits emplois pour lesquels on vient vous solliciter ici à Paris. Ëh quoi! ne parlait-on pas dernièrement de je ne sais quelle contestation entre le préfet du Nord et la municipalité de Lille, parce que cette municipalité de Lille s était permis de présenter une surveillante pour une salle d asile? iNe trouvait-on pas que cette municipalité était incapable d exercer un pareil droit? [Mouvement.)
VoilàFétatoii nous en sommes réduits. Eh bien ! Messieurs, dans l'intérêt même du Gouvernement, supprimez toutes ces interventions mesquines, toutes ces correspondances inutiles, toutes ces formalités vaines qui entravent la bonne administration, qui épuisent Tintelligence des hommes même les plus heureusement doués.
Comment ne pas se souvenir qu'une société aussi civilisée que la nôtre est capable de se gouverner par elle-même dans ses petites affaires, dans ses affaires locales et personnelles, et qu'il ne faut pas que les hommes quelle investit de la mission admirable d'être les chefs de son gouvernement s'abaissent à tout discuter, à tout traiter, à tout régler, et à prendre sur eux, quoi? la responsabilité de tous les froissements, de toutes les contestations, qui ont lieu sur cette immense surface de la France.
Il y a plus : est-ce que, contre la corruption que je signalais tout à l'heure, il n'y aurait pas un premier remède dans le déplacement de tous ces égoïsmes, de toutes ces ambitions mesquines, qui, au lieu de converger vers Paris pur l'entre-
(Xiivrftft. 11. — M4eiHir«. il. 41
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inii^cilr leurs député)), $eraif>nt forcées alors, bon gré mal lie ne i>?i)lier sur elles-m^nu-s, i;t cela à l'iiumcnsc soulagernenl dis iiiinistn-s et dcB ciiefs de service; car réellement, (|ii'il me soit permis (le le leur dire, les iiiinistre» m'inspirenl lUie ]irofonde compa«?ioTt. [Rires.)
.Il' Iroiivo leure Htliibuttoim idlrment énormes, tel Icinenl déuiL'sini'cs, tellement hors de projiortioii avec les furct-s hiimaine». que je voudruifi ]N>ur tout uti monde, dans leur inlMl l'oioiiK' ilnti» le nâli'e, Icsnllég^r du poids qui pùscsurcut; )<' suiït rouvaiucu qu'nu fond de leur orur ils mu savent grë ili' <■!■ M>uliait {Nouveaux rirvs,) Messieurs, compai-oi)»-le$, t'oiii|iiiiiiiis leur esisloncu nvec ivli« de leurs voisins, Icun: (itllr^ues d'Angleterre. Maiiiteiiaut le» ministre» aeliieJsiie LT i;riHii1 |H;uple, qui oui Uni lee fatigues de l» s^^s^îun, que \ont-ils fain.'? Ils vont se promener, ils vont eliassor; i!« ^(lllt |iri'ndn? eu repus qui e«t riéee«s.'iirc û tous les homuMS; il:; IriiiiviTont dans ce i¥{kib dox idées, de lu liliorlé d'esprit,
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r.>ll(W-.hir «iir l'^lntirln.' Ho U
prends un des derniers documents qui inc soient arrivés, et je suis heureux de la présetïce depuis si longtemps désirée de M. le ministre de Tinstniction publique, car il s'agit de lui.
Voici ce qu'écrivait, le 18 juillet dernier, le recteur de l'Académie de Rennes à une demoiselle qui a fondé un refuge d'orphelins à Saint-Brieuc.
« Le ministre de l'instruction publique a pensé que, bien que le programme de votre petite école soit réduit à l'enseignement du catéchisme et de la couture^ elle ne pouvait pas se soustraire à l'inspection des autorités constituées par la loi, l'inspection s'étendant à tous les établissements sous quelque dénomination qu'ils soient conqiris, écoles, ouvroirs, répétitions de catéchismes ou salles d'asile. »
Ah ! vraiment! voilà ce qu'a pensé M. le ministre de l'instruction publique. [Rire général.) Mais croyez-vous, Messieurs, que je plaigne cette demoiselle respectable, (jni a fondé un refuge i)our des orphelines et qu'on vient tourmenter comme cela? Non; ce que je plains, c'est M. le ministre de l'instruction publique, cpii se croit obligé en conscience, et en verlu de sa charge, de s'occuper de ces petites couturières. [Nouveaux rires.) Je le plains, et je ne conçois même pas comment , lorsqu'on a passé sa matinée à s'occuper de misères pareilles, on peut apporter au conseil du roi et à la Chambre le talent qu'il y déploie sans cesse , et l'intelligence nécessaire pour examiner les grands intérêts de la France et du monde.
Messieurs, un membre de l'autre Chambre, dans un écrit remarquable, dénonçant une partie des infirmités que je vous soumets, a dit qu'il fallait augmenter le nombre des ministres, et imiter sous ce rapport l'Angleterre. Mais, Messieurs, persuadez-vous bien que si vous en aviez quarante, cinquante,
ett siTrvTioN f.l':^KKALK
ib siiccoiiilieroient également^ sotis le faix des solliciLiUoni
incessantes ut des allribiitions excessives.
J'irai même plus loin, et je dirai que si vous aviez iti un de ces grands ministres anglais, sir Robert Peel en personne, et si vous l'installiez dans le fauteuil do M. Uuchàtel ou de M. Dumon , il gouvoruerait comme vous gouvernez, ou plutôt avant la fin de la première journée it aurait doiiiii' sa démission [on rit), en disant qu'une pareille corvée nëtail jwis faite pour n» homme comme lui.
Ou liien il aurait peut-être recours à un remède héroïque que je vous recommande. Ne {«avant pas fermer la porte aux sollicitotirs à cause de leur digaité, de leur qualité, il aurait recours à un autre moyen très-efficace : ce serait di' livrer à une publicité immédiate et officielle toutes les sollicitations quelconques qui lui seraient adressées. [Mouvement. Je vous réponds que si l'on publiait toutes les sollicitations, légitimes ou autres, adressées aux ministres, et qu'un rnpprucliâl ces sollicitations des votes émis par les auteurs dt ces sollicitations, la répression serait efTicaee et cvrluine. [Assentwtait partiel et réclamaliom.) Du reste, c'est peutêtre là une utopie; mais ce qu'il y a de certain, c'est que l'état actuel est intolérable.
lit, comme je le disais, cet état ne provient pas de lalàule des hommi s qui sont au pouvoir, c'est la faute du système dont ils sont les instruments ut les chefs. Leurs prédécesseurs ne faisaient pas autrement qu'eux , et Icui's successeurs ot: feront pas différemment, à moins qu'on ne renonce au système qui condaume les députés d'une grande nation à passer la journée entière à solliciter, et les ministres, chefs responsables di' la politique de cette grande nation, à consacrer \vi heures de leur journée, déjà trop courte, à peser avec une minutit use inquiétude, et » tiTivers mille anxiétés pitovabirs.
DK LA FRANCE. 6i(^
comment ils nommeront, quoi? des surnuméraires, des buralistes de tabac et des maîtres d*étude.
Voilà, Messieurs, sachez-le bien, ce qui énerve parmi nous les cœurs les plus haut placés, et ce qui affaiblit la portée des intelligences les plus éminentes; voilà ce qui produit cette stérilité et cet abaissement progressif de notre politique que tout le monde déplore. Il y a là un double joug à briser, et j*adjure tous les conservateurs de bonne foi d'y réfléchir. D'abord le joug du député ; car enfin , quand le député nommé quitte son arrondissement, ce n'est plus un vainqueur qui marche libre et fier vers le but qu'il a conquis, c'est un malheureux qui part pour Paris, chargé de trois cents promesses qu'il lui faut tenir aux dépens de rÉtat , mais souvent aussi aux dépens de sa propre dignité.
Ensuite le joug de l'administration tout entière, ({ui se consume à satisfaire les députés et les électeurs , et qui , au lieu de marcher droit devant elle, avec l'appui certain d'un plus ou moins grand nombre d'amis , est obligée de faire entrer en ligne de compte dans tous ses actes, dans tous ses projets politiques, la nécessité de satisfaire cette impitoyable cohue de solliciteurs électoraux qui l'assiège depuis le pre- Uiier jour de l'année jusqu'à la fin.
Pensez , Messieurs , je vous le demande en grâce , ajux moyens de briser ce joug ; et si Ton ne peut pas rétablir le dévouement et le désintéressement, si ce sont là des vertus trop antiques, rétablissons au moins l'ambition, la noble ambition, celle qui portera les députés, non plus à exploiter leur arrondissement, mais à gouverner leur pays; à se mettre au service, non pas de misérables intérêts personnels, mais d'opinions politiques, et même de passions politiques, car la passion politique vaut mille fois mieux que cette misérable
etploiljttion des înlérêts privés que je vous signale. [tTve approbation.)
AOrntichissuns à la fois les ministres et les dépulés de cette double servitude qui les luimilie et les abaisse, rendonsleur la liberté de leur temps, de leur întellîgenee et de leur courage.
Kn résumé, si les éehees et les avortements de la session que je viens de passer en revue doivent nous amener avec un nouveau ministère, un nouveau système , tant mieux; mais s'il ne s'agit |>as de cela, s'il s'agit, comme on a dit autrefois, de jouer le même <ùr, avee la prétention de le jouer mieux , quant à moi , je demande qu'on ne change jias d'orchestre. [Éclats de rire.)
Je n'aime jras cet iiir, j'en suis fatigué autant que possible; mais je ne crois pas qu'un gagne la moindre chose à le faire jouer par d'autres artistes. Je crois que le ministère actuel le joue tout aussi bien que jiersonne ; je ne ctmnaîs pas la virginité |Kiiitii|ue qu'on [Hiunail iillei' ebereher dans je ne sais quel couloir ou quelle contre-allée de l'autre Chambre pour la faire asseoir, avec un brevet d'innocence immaculée, à lu place de M. Ducbàtei ou de M. Guizot. J'aime mieux croire que les ministres aduels sont capables de se corriger et de sci-vir efûcacemeul les véritables intérêts de leur pavs; mais, pour cela, il faudrait entrer cou rageusement dans les voie^ de la réforme que j'ai indiqwV.
J'avoue ([ue le pi-euiier ministère qui tenterait de déclarer la guerre îi la sollicitation et à l'expioltarion électorale que j'ai signalée, succomberait probablement. Mais comineulf Comme sir Robert Peel a succombé, en inscrivant dans lu législation de son pays la liberté cumniercîale et le pain â bon marché; il succomberait , en imposant a ses successeur» l'obligalion de l'imiter; il suceoniberait, en s'assuranl un
retour triomphant et nécessaire au pouvoir dont il aurait épuré la condition et décuplé la force. ( Très-bienl)
Je dirai en terminant que je désire ne pas être pris pour un oiseau de mauvais augure. Je ne veux pas non plus être associé ni directement ni indirectement à ceux qui prétendent que cet état de choses que nous déplorons est une conséquence nécessaire et naturelle, selon les uns, de la constitution française, selon les autres, du gouvernement représentatif en général, selon d'autres encore, de la révolution de Juillet et de la politique du Gouvernement de Juillet, dont ils sont les adversaires systématiques. Je ne crois rien de tout cela. Non, la constitution française, que nous avons tous jurée, suffit complément à guérir elle-même, à guérir le pays de tous les maux qui peuvent Taflliger; elle lui offrc^ sans aucun bouleversement, sans aucune altération profonde, toutes les ressources nécessaires pour cette grande œuvre.
i\on, le système représentatif n'est nullement inconiiKitible avec la pureté, avec la dignité et l'indépendance des hommes politiques; il n'est incomptible qu'avec les excès de cette ccntralisalion ([ue je vous ai dénoncée, et qu'il est urgent de faire disparaître.
Non encore, la révolution de Juillet n'est pas responsiible de ces abus. La révolution de Juillet, entreprise avec tant de justice et tant de courage, contenue avec plus de courage encore, avait en elle tout ce qu'il fallait pour fortifier et grandir le pays.
Non enfin, la politique du Gouvernement de Juillet, que j*ai souvent combattue, n'est pas condamnée par son origine et sa nature à la perpétuité de ces mœurs ; elle n'est pas nécessairement obligée, comme le disent ses adversaires, à endurer de pareilles misères.
Ce gouvernement, pris dans son ensemble, a fait deux
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grandes choses auxquelles je suis d*auiaDt plus heureux de rendre pleine justice, que je ne les ai pas toujours appréciées autant que je le fais aujourd'hui. 11 a maintenu Tordre et la paix.
L'ordre ! qui nous permet de discuter ici au sein du calme de la liberté les grands intérêts de notre pays. La paix! la paix, qui [lermet en ce moment au grand pontife que je vous nommais tout à l'heure de commencer la régénération politique et la réforme pacifique de l'Italie, cette grande œll^re à laquelle vous serez forcés, j'en suis convaincu, de vous associer. Voilà les vraies grandeurs du Gouvernement de Juillet au milieu de ses fautes. 11 lui reste encore une œuvre à faire qui ne sera \)as la moins belle, c'est de secouer le joug de cette mauvaise petite corruption politique, qui ne lui est pas proiine, qui n'est pas naturelle, et qu'il est au contraire de son devoir et de son intérêt de briser et d'anéantir le plus tôt |K)ssible. (Vif mouvement d approbation,)
M. Guizot, minisire des affaires étrangères, répoudit,àM. le comte de Montalembert. « Le discours que vous venez d'entendre, » dit-il en commençant, « est d'une opposition bien nette, bien vive. Je « remercie pourtant l'honorable préopinant. C'est une opposition « qui a le sentiment de l'honneur et pour ses adversaires et pour « elle-même. » 11 s'attacha à répondre aux reproches de stérilité qui avaient été adressés à la session qui s'achevait. Il indiqua au nombre des questions préparées et prêtes à être résolues dans la session suivante la question de la liberté d'enseignemeut, celle de Témancipation coloniale, celle du régime pénitentiaire, celle du régime des douanes. Aux reproches de corruption, il opposa le jugement des électeurs qui venaient de nommer la nouvelle Chambre, et celui de la Chambre, qui avait validé les élections contestées.
Sui la question religieuse, le ministre s'exprimait ainsi : « Ne « dites pas que nous reculons devant la liberté religieuse 1 Elle est « aussi grande chez nous que partout ailleurs, et pour ce qui lui « reste à conquérir, bien loin de l'entraver dans sa marche, le
« Gouvernement l'aidera et il 8*en fera honneur aux yeux du pays, a un honneur que lui contesteront peut-être bien des gens ; car, u permettez-moi de vous le dire, vous méconnaissez bien souvent « Tétat et la pensée du pays; vous paraissez oublier quelles dé- « Oauces, quelles colères vous excitez dans le pays au moment où « >ous manifestez toutes vos idées à cette tribune. Si vous aviez le « gouvernement entre les mains, si vous sentiez les difficultés « contre lesquelles il faut lutter, — permettez-moi de le dire, vous « ôtcs un homme sincère, un homme de courage, — ch bien î je tt suis convaincu que vous ne feriez ni plus ni autrement que les u ministres qui siègent sur ces bancs. Ou, si vous faisiez autrement, «i vous perdriez à l'instant même, ou vous compromettriez pour «I bien longtemps la cause et les intérêts qui vous sont chers. Le « jiays est susceptible et malade à cet égard depuis plus longtemps « et pour plus longtemps que vous ne croyez. Il y a un mal pro- « fond dans Tétat du pays, au fond de ses idées, sur la religion, sur « les rappoiis de la religion avec la politique, de TÉglise avec « TÉtat.
M Vous venez nous reprocher de maintenir, de défendre ici ce « que vous appelez les tyrannies des temps modernes contre la « religion. Mais, Monsieur, c'est sous l'égide de cette prétendue « tyrannie que la religion s'est relevée en France; c'est à l'abri du « concordat que les églises se sont rouvertes; et il a fallu, pour « qu'on pût les rouvrir, pour qu'on pût les protéger, il a fallu « prendre toutes les précautions, toutes les garanties qui, aujour- « d'hui, vous irritent. (Marques d'approbation.)
« Encore une fois, sur ce point, comme sur les autres dont je « parlais tout à l'heure, prenez patience. Ayez plus de confiance « dans nos institutions, et dans la liberté, et dans le Gouvernement, « et dans le temps. Oui, il y a encore à faire pour ramener le pays « à des idées plus justes, à des influences plus salutaires, à des « influences qui pénètrent dans les âmes. Cela se fera avec la pru- « dence que nous y apportons, avec le temps que nous y mettons. »
Le budget des dépenses fut adopté le 4 août par lOo voix contre 16, et le budget dc: recettes le 7 août par 1 15 voix contre 7.
(Extrait du ËÊtmiteur du 3 août 1847.^