GUERRE DU SO!(DERBUND
Claires, inén]ef)ardesooinininissions. Maissayez-vouscoinineni cela se passe en Suisse? Un homme arrive le lendemain de la bataille ou de la ville prise, pillée, bouleversée; il monte au milieu de la place publique, sur une chaise ou une table, il dit à deux ou trois cents mauvais sujets : Est-ce vous qui êtes le peuple.de Fribourg et du Valais? On lui répond aussitôt : Oui ! oui! [Hilarité.) Il reprend : Est-ce que vous me reconnaissez pour votre organe? Oui encore! Il continue : Voulezvous faire payer les frais de la guerre aux riches? Oui! oui ! certainement. [Sourires approbatifs.) Et immédiatement le décret est prononcé, pour être ratiûé ensuite par la Diète et les grands conseils régénérés.
Je cite textuellement ce qui s'est passé ; je n'exagère rien. A Fribourg et à Lucerne, et dans le Valais, cela s'est {lassé ainsi.
Je vous ai dit par qui ces arrêts de proscription et de confiscation étaient prononcés^ mais je ne vous ai pas dit contre qui. On a entendu parler de confiscations, de condamnations prononcées contre des grands seigneurs, contre de grands personnages, contre des ministres et des princes ; mais jamais jusqu'à ce jour on n'avait imaginé des confiscations contre des assemblées entières, contre des tribunaux entiers, contre des grands conseils légalement élus et constitués, régulièrement installés ; jamais l'on n'en avait entendu parler. Eh bien ! cest ce que la Suisse radicale a inventé! On a dit qu'il y avait là toute notre révolution moins l'échafaud; cela n'est que trop vrai. Mais il y a encore quelque chose que la révolution française, à ce que je crois, n'avait ])as inventé, c'est la responsabilité pécuniaire des votes politiques.
Et c'est là cependant ce qui est entré depuis deux mois dans le droit public de la Suisse. On s'est moqué de ces chefs de Lucerne qui s'étaient sauvés, disiii t-on , avec la caisse, ce